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Capsule fiscalité REER

La déduction REER n'entraîne pas seulement une économie d'impôt

La déduction REER procure d'abord et avant tout une économie d'impôt calculée selon votre taux marginal d'imposition.

Compte tenu que cette même déduction réduit votre revenu net fiscal, cela permet de profiter de certains crédits d'impôt et programmes sociaux dont le calcul est directement relié à ce revenu net fiscal individuel ou familial (pour les couples).

Vous pouvez profiter selon votre cas, des avantages additionnels provenant des programmes et crédits suivants:

  • paiement de soutien aux enfants du Québec et prestations fiscales canadiennes pour enfants;
  • crédits de TPS et de TVQ;
  • remboursement d'impôts fonciers du Québec;
  • crédit québécois pour frais de garde d'enfants;
  • montant accordé pour personne vivant seule ou avec des enfants à charge;
  • crédit pour revenus de pension;
  • crédit pour personne de 65 ans et plus.

La réduction du revenu net pourrait également vous permettre de minimiser le remboursement des prestations d'assurance-emploi ou de la pension de sécurité de vieillesse.

Donc, si vous hésitez à cotiser à un REER, il y aurait lieu de considérer qu'il y a des économies supplémentaires à celle qui provient de votre taux d'imposition.

N'oubliez pas qu'à l'opposé, lors d'un retrait de votre REER, il faut prévoir les effets inverses en sachant que ce retrait fera augmenter votre revenu net.

Devriez-vous cotiser au REER de votre conjoint?

Ceux qui vivent en couple ont le choix de cotiser à un REER au nom de leur conjoint (de fait ou légal). C'est une des applications du « fractionnement de revenus entre conjoints ». Le principe est avantageux : la personne qui cotise au nom de son conjoint peut réclamer la déduction et ainsi permettre de diminuer l'impôt du couple lors des retraits tout en assurant un revenu de retraite pour chacun des conjoints.

Pour savoir s'il est pertinent de cotiser ou non à un REER au nom de son conjoint, il faut considérer le revenu probable de chacun au moment du retrait des sommes du REER, normalement à la retraite. Ainsi, lorsque les conjoints prévoient qu'ils auront des revenus inégaux à la retraite, il est souhaitable que tous les deux cotisent dans le REER de celui qui aura le revenu le plus faible lors du retrait.

Dans le cas où l'un des deux a des sommes accumulées dans un REER et des droits inutilisés qu'il ne prévoit jamais être en mesure de combler dans le futur, il est possible de retirer des sommes de son REER et de les cotiser au REER du conjoint selon les droits inutilisés de celui qui cotise. Cela n'entraîne aucun impact fiscal dans l'année en cours, mais procure l'avantage du fractionnement de revenus entre conjoints en prévision de la retraite.

La « règle des trois ans »

Pour maximiser votre planification, il est préférable d'éviter de cotiser au REER de votre conjoint dans l'année pendant laquelle celui-ci effectuera un retrait de ce régime, ainsi que pendant les deux années précédentes. Si vous y cotisez quand même au cours de cette période, les sommes retirées du régime seront ajoutées à votre revenu imposable jusqu'à concurrence de ces cotisations versées au cours de ces trois années.

Cette « règle des trois ans » ne s'applique pas aux retraits minimums obligatoires d'un FERR provenant d'un REER dans lequel votre conjoint a cotisé. Ainsi, il est possible de contourner en partie cette règle en transférant dans un FERR les sommes provenant d'un REER dans lequel votre conjoint a cotisé et en ne retirant que le minimum.

Rappelons qu'aux fins de cette « règle des trois ans », c'est la date de cotisation qui est importante et non l'année de la déduction fiscale. Conséquemment, nous suggérons à ceux qui cotisent au REER du conjoint de le faire avant la fin de l'année civile plutôt qu'en janvier ou février de l'année suivante, afin de pouvoir faire un retrait non prévu, un an plus tôt, sans conséquences fiscales désavantageuses.