Commentaire financier du jour

Canada

La Société Financière Manuvie obligera son personnel au Canada à présenter une preuve de vaccination d’ici la fin d’octobre et forcera les employés qui ne sont pas vaccinés à se soumettre à des tests réguliers de dépistage de la COVID-19 pour travailler dans ses bureaux. Les employés qui ne peuvent pas être vaccinés pour des raisons médicales doivent fournir une attestation d’un professionnel de la santé agréé, a dit le chef de la direction de Manuvie Canada, Mike Doughty, dans une note de service lundi. Ceux qui refusent le vaccin pour des motifs religieux doivent produire une attestation écrite. La décision de l’assureur vie fait suite à des politiques similaires annoncées le mois dernier par les plus grandes banques canadiennes qui rendent les vaccins obligatoires à quelques exceptions limitées près. À partir du 1er novembre, chacun de nos collègues qui n’est pas entièrement vacciné devra se soumettre deux fois par semaine à un test de dépistage de la COVID et respecter les mesures de santé et de sécurité additionnelle, dont le port de masques, pour travailler dans les bureaux ou participer à des événements organisés par Manuvie, a dit M. Doughty dans sa note. Les autres participants à ces événements devront aussi présenter une preuve de vaccination, a-t-il ajouté. Manuvie n’a pas encore fixé de date de retour dans les bureaux. Seuls les travailleurs essentiels y seront autorisés pendant le reste de 2021.

États-Unis

Les démocrates de la Chambre des représentants ont présenté lundi un ensemble d’augmentations des impôts des sociétés et des particuliers fortunés pour financer un investissement dans le filet de sécurité sociale et la politique climatique qui pourrait atteindre 3 500 milliards $US. Le projet prévoit une augmentation des impôts des sociétés et des particuliers à 26,5 % et 39,6 % respectivement, d’après un résumé publié par le comité des voies et moyens. Il comprend un impôt supplémentaire de 3 % pour les revenus des particuliers de plus de 5 millions $ et un impôt sur le gain en capital de 25 %. On ne sait pas encore bien combien de recettes ces hausses d’impôt généreraient ni si les nouveaux revenus compenseraient intégralement l’investissement dans les programmes sociaux. Les démocrates pourraient finir par réduire le budget global puisque leur fraction centriste s’alarme devant le total de 3 500 milliards $. Les propositions fiscales peuvent encore changer avant que les démocrates ne rédigent la version définitive du projet de loi qu’ils espèrent faire adopter les prochaines semaines. Le comité des voies et moyens discutera de la politique fiscale lorsqu’il reprendra le calcul du programme de dépenses gigantesque cette semaine. Les démocrates du Sénat auront aussi leur mot à dire sur les propositions fiscales. Le sénateur Joe Manchin, D-W.V., a demandé un taux d’impôt des sociétés de 25 %, inférieur à celui que préfèrent les démocrates de la Chambre des représentants. Il a également exprimé ses craintes de voir le projet alourdir les déficits budgétaires.

Europe

Les marchés européens ont légèrement battu en retraite mardi matin alors que les investisseurs mondiaux attendaient les chiffres de l’inflation des États-Unis, qui pourraient leur donner une idée du moment auquel la Réserve fédérale commencera à réduire ses mesures de stimulation monétaire. L’indice européen Stoxx 600 a dérapé de 0,25 % avant l’ouverture des marchés et les titres miniers ont chuté de 1,8 %, prenant la tête des pertes alors que tous les secteurs sont devenus négatifs à l’exception de l’automobile qui a gagné 0,7 %. Les conséquences du Brexit continuent de se faire ressentir et la Grande-Bretagne a menacé une fois de plus lundi de suspendre unilatéralement le protocole d’Irlande du Nord, un des points clés de l’accord sur le retrait, si l’Union européenne ne bouge pas sur les renégociations pour régler les problèmes de mise en application. Par ailleurs, Isabelle Schnabel, de la Banque centrale européenne a dit lundi que la BCE est prête à agir si l’inflation ne diminue par dès l’an prochain comme on s’y attend actuellement.

Asie

Mardi, le bureau de réglementation de la concurrence de Corée du Sud a annoncé qu’il infligerait une amende de 207.4 milliards de wons coréens ($176.9 millions) à Google qui aurait usé de sa position dominante sur le marché des systèmes d’exploitation pour mobiles afin d’étouffer la concurrence. Le système d’exploitation Android de Google détient aujourd’hui la part du lion sur le marché des téléphones intelligents, avant même la plateforme iOS d’Apple. Le géant de la technologie américain aurait utilisé sa position sur le marché pour empêcher des fabricants de téléphones intelligents tels que Samsung d’utiliser des systèmes d’exploitation développés par des concurrents, d’après la commission coréenne pour des pratiques commerciales loyales. L’agence de presse Yonhap a ajouté que l’autorité de réglementation, qui a publié sa décision en coréen, a déclaré que le géant de la technologie exigeait des fabricants de téléphones mobiles qu’ils concluent une « entente d’anti-fragmentation » quand ils signaient des contrats clés avec Google concernant des licences sur la boutique d’applications ou pour avoir un accès rapide au système d’exploitation. À la fin du mois d’août, le Parlement du pays a adopté un projet de loi permettant aux développeurs d’applications d’éviter de payer de lourdes commissions à de grands exploitants de boutiques d’applications comme Google, en orientant les utilisateurs vers d’autres plateformes.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.