Commentaire financier du jour

Canada

Kansas City Southern a annoncé qu’elle s’est retirée d’une entente de fusion avec la Compagnie des chemins de fer nationaux du Canada et compte accepter l’offre concurrente de Chemin de fer Canadien Pacifique Ltée, ce qui représente le plus récent rebondissement dans la lutte pour devenir la compagnie de chemin de fer qui sera la première à étendre son activité au Canada, aux États-Unis et au Mexique. La proposition du Canadien Pacifique a été déclarée meilleure bien que, à 27 milliards $US, elle soit inférieure à celle du CN de 30 milliards $ US qui a commencé à s’effriter le mois dernier quand on a commencé à se demander si elle obtiendrait le feu vert des autorités de réglementation. Le CN à environ cinq jours ouvrables pour négocier des conditions qui pourraient modifier la décision de la société ferroviaire américaine, a dit Kansas City Southern dans un communiqué, dimanche. Le CN a dit qu’il continue d’évaluer ses options et qu’il prendra des décisions mûrement réfléchies dans l’intérêt de tous les actionnaires de la compagnie ainsi que de ses parties prenantes et en accord avec ses priorités stratégiques. La saga qui dure depuis des mois est revenue à la case départ où le CP et Kansas City Southern avaient initialement conclu une transaction en mars, avant que le CN intervienne avec une offre supérieure.

États-Unis

Le sénateur Joe Manchin a dit dimanche qu’il ne votera pas en faveur du projet de loi de finances de 3 500 milliards $US, ajoutant qu’il n’y a aucun moyen de respecter la date limite du 27 septembre fixée par les démocrates, dans une interview à l’émission State of the Union de CNN. M. Manchin a fait ce commentaire alors que les législateurs s’efforcent d’approuver la mesure qui prévoit des investissements dans la politique climatique et élargit les programmes sociaux, notamment pour la garde des enfants et la santé, sans le soutien des républicains opposés aux augmentations d’impôts proposées pour le financer. Le mois dernier, M. Manchin avait voté en faveur de la résolution bien qu’il ait indiqué qu’il s’opposerait probablement au projet de loi final si les législateurs n’en révisaient pas le coût. La semaine dernière, le chef de cabinet de la Maison-Blanche, Ron Klain, avait dit à CNN qu’il serait possible de persuader M. Manchin. Ce dernier n’a pas répondu à des questions répétées au sujet du prix idéal rattaché projet de loi, mais a indiqué que l’urgence de ce projet de loi n’était plus la même que celle du American Rescue Plan. Plus tôt ce mois-ci, M. Manchin avait demandé une pause stratégique dans l’adoption du plan dans une tribune libre du Wall Street Journal. Il avait indiqué que les démocrates devraient faire un effort pour obtenir son vote et invoqué des craintes au sujet des effets de l’inflation et de la dette sur les programmes gouvernementaux existants, ce qu’il a réitéré dimanche à l’émission This Week.

Europe

Les actions européennes ont monté lundi, alors que les investisseurs continuaient de pondérer les plus récentes décisions de politique monétaire de la Banque centrale européenne et les données sur l’inflation. L’indice paneuropéen Stoxx 600 a grimpé de 0,5 % avant l’ouverture des marchés, les actions pétrolières et gazières gagnant 1,2 % pour prendre la tête des hausses alors que celles du secteur du commerce de détail ont baissé de 0,5 %. Les investisseurs européens continuaient de digérer la décision de la Banque centrale européenne la semaine dernière de ralentir les achats d’obligations du programme d’achat d’urgence face à la pandémie (PEPP) en réponse à l’augmentation de l’inflation et à une croissance du PIB plus forte dans la zone euro. La BCE a aussi modestement révisé à la hausse des prévisions d’inflation à moyen terme, décision qui faisait suite à des données révélant que l’inflation de la zone euro avait grimpé au plus haut depuis une décennie, à 3 %, en août. En ce qui concerne les mouvements de prix des actions individuelles en Europe, la société d’énergie renouvelable espagnole EDP Renováveis a grimpé de 3 % avant l’ouverture des marchés pour tirer l’indice Stoxx 600 à la hausse. Au bas de l’indice, la société de pâtes et papiers suédoise Holmen a chuté de 5,6 %.

Asie

Pékin compterait faire éclater Alipay du groupe Ant et créer une application séparée pour les activités de prêt du géant de la technologie financière, selon un article du Financial Times paru lundi. Les autorités de réglementation avaient précédemment ordonné à Ant de scinder les activités d’Alipay des activités de prêt de Huabei et Jiebei. Elles veulent maintenant que les entreprises de crédit soient scindées en applications indépendantes également, selon le FT. D’après ce plan, Ant remettrait les données des utilisateurs soutenant les décisions de prêts à une nouvelle coentreprise de notation de crédit, écrit le FT, citant des personnes bien informées du processus. La coentreprise serait partiellement détenue par l’État d’après l’article. Les actions d’Alibaba cotées à Hong Kong, membre du groupe Ant dans le commerce électronique, ont chuté de plus de 4 % lundi après l’article du FT. La baisse a pesé sur l’ensemble du secteur technologique chinois et l’indice Hang Seng Tech a reculé de plus de 2 % alors que les actions d’autres poids lourds technologiques chinois cotés à Hong Kong ont aussi écopé. Tencent était en baisse de 2,45 % et Meituan a chuté de 4,47 % à la clôture.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.