Commentaire financier du jour

Canada

La crise de l’accessibilité du marché immobilier résidentiel à Toronto a continué de s’aggraver en août où l’offre a encore diminué. Les données de la Chambre immobilière régionale de Toronto (TRREB) ont révélé que 8 596 logements ont changé de main août, en baisse de 19,9 % par rapport à l’année dernière, alors que les nouvelles inscriptions sur les listes de vente ont plongé de 43 % à 10 609 résidences disponibles. Pendant ce temps, les ventes ont diminué de 8,2 % par rapport au mois précédent. « Le fait que les nouvelles inscriptions aient été au plus bas niveau depuis dix ans est alarmant », a dit le président de la TRREB, Kevin Crigger, dans un communiqué vendredi. Le prix de vente moyen d’un logement dans la Région du Grand Toronto a bondi de 12,6 % depuis un an à 1 070 911 $. L’augmentation des prix était attribuable aux segments des maisons individuelles et des maisons en rangées. Sur une base séquentielle, les prix ont augmenté d’environ 0,8 %, selon les données de la TRREB. L’accession à la propriété est devenue un enjeu clé de la campagne électorale fédérale, les chefs des partis politiques promettant de mettre en place une série de mesures dont des taxes pour les acheteurs étrangers, l’interdiction des offres d’achat à l’aveugle et l’encouragement à une augmentation de l’offre.

États-Unis

Les ventes aux États-Unis de véhicules Ford Motors neufs ont diminué de 33,1 % le mois dernier par rapport à l’année précédente en raison d’une pénurie mondiale continue de microplaquettes à semi-conducteurs qui sème le chaos dans l’industrie automobile, a dit la société jeudi. Les ventes du constructeur automobile de Détroit ont marqué un mois sinistre aux États-Unis en août, les ventes ayant chuté à un rythme rajusté de 13,09 millions de véhicules. Il s’agit du rythme le plus faible depuis juin 2020 qui est à comparer au pic de 18,5 millions de véhicules vendus en avril, selon les chiffres de la société de données automobiles Motor Intelligence. Les analystes s’attendaient pour le mois d’août à un rythme de vente compris entre 13,1 millions et 14,4 millions de véhicules, J.D. Power et LMC Automotive prévoyant une baisse des ventes globales de 13,7 % comparativement à août 2020. Le rythme de vente d’un mois mesure le nombre de voitures que l’industrie vendrait sur l’ensemble de l’année si elle vendait le même nombre de véhicules chaque mois. C’est le principal baromètre de la santé et de la demande du secteur.

Europe

En Europe, l’activité économique de la zone euro est restée robuste en août malgré l’impact du variant Delta de la COVID 19 et d’importants problèmes dans les chaînes d’approvisionnement. L’indice PMI composite final d’IHS Markit pour le bloc a baissé du sommet inégalé depuis 15 ans de juillet de 60,2 à 59,0, se maintenant au-dessus du seuil de 50, le niveau de démarcation entre l’expansion et la contraction de l’économie. En Allemagne, un sondage effectué jeudi donne au Parti social-démocrate une avance de cinq points sur l’Union chrétienne-démocrate d’Angela Merkel dans la campagne pour les élections nationales qui se tiendront le 26 septembre dans la plus grande économie d’Europe.

Asie

Au Japon, les actions ont bondi vendredi après l’annonce du premier ministre Yoshihide Suga de son intention de ne pas présenter sa candidature aux prochaines élections. Le retrait de la course à la chefferie de son parti de M. Suga pave la voie à un nouveau premier ministre. M. Suga a été critiqué pour sa gestion de la situation de la COVID au Japon, avec notamment la tenue des Jeux olympiques d’été de Tokyo alors que la ville était en état d’urgence. « La cote d’approbation du cabinet a beaucoup baissé et la confiance du peuple japonais est devenue beaucoup plus faible », a dit Hiromichi Shirakawa, économiste en chef chargé du Japon chez Credit Suisse, à l’émission Capital Connection de CNBC vendredi. « Après la déclaration de l’état d’urgence qui se poursuit et les confinements plus ou moins stricts, nous ne voyons toujours pas de lumière au bout du tunnel », a dit M. Shirakawa, ajoutant que le rôle du prochain premier ministre japonais sera de restaurer la confiance du peuple qui est « relativement épuisé », plutôt que de proposer une politique économique et budgétaire concrète.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.