Commentaire financier du jour

Canada

De nouveaux chiffres révèlent que la lutte contre la COVID-19 de l’Alberta a dépassé le coût de 5 milliards $ à la fin du dernier exercice, en mars. Les fonds ont été consacrés aux soins dispensés en continu, aux hôpitaux, aux tests de dépistage, à la distribution de vaccins, à l’équipement de protection individuelle et à des subventions et une aide pour les entreprises et les travailleurs. Ces chiffres font partie du rapport final sur les finances de 2020-2021 déposé par le ministre des Finances, Travis Toews. L’année s’est terminée sur un déficit de 17 milliards $ et 60 milliards $ de dépenses. La dette à la charge des contribuables s’élevait à 93 milliards $. D’après le rapport, la pandémie a matraqué l’économie de l’Alberta basée sur les ressources naturelles : le PIB réel a chuté de 8,2 pour cent et le chômage a augmenté à 11,4 pour cent. La province juge qu’une période plus propice point à l’horizon. Les prix du pétrole montent à court terme et de multiples prévisions économiques prédisent que l’Alberta prendra la tête de la croissance nationale au cours des prochains mois.

États-Unis

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Toyota Motor a vendu plus de véhicules que Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. General Motors aux États-Unis pour la première fois pendant un trimestre et s’attend à être le constructeur automobile qui vend le plus en Amérique. Le constructeur japonais a déclaré jeudi la vente de 688 813 véhicules aux États-Unis, d’avril à juin. Toyota a dépassé les prévisions des analystes alors que GM se situait légèrement en dessous des prévisions. Le bouleversement s’est produit en raison de la pénurie mondiale de puces informatiques qui a fortement entravé la production de véhicules. Les constructeurs japonais, et en particulier Toyota, ont réussi à mieux gérer la crise que leurs concurrents américains. La seule façon dont Toyota ne pourra pas monter sur la première marche du podium des ventes est si Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Ford Motor, qui présente le résultat de ses ventes vendredi matin, dépasse nettement les attentes des analystes de 645 000 véhicules pendant le trimestre. Ford avait précédemment dit qu’elle s’attendait à perdre près de la moitié de sa production du deuxième trimestre en raison du problème des puces informatiques. La dernière fois que GM n’était pas le constructeur automobile ayant vendu le plus de véhicules pendant un trimestre aux États-Unis date du troisième trimestre de 1998 où elle a été dépassée par Ford, selon Edmunds.

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Johnson & Johnson a annoncé tard jeudi que son vaccin à dose unique contre la COVID-19 offrait de solides promesses contre le variant delta et d’autres souches émergentes et offrait aussi une protection durable contre l’infection plus généralement. Les données ont révélé que la durabilité de la réponse immunitaire des personnes ayant reçu son vaccin était d’au moins huit mois, a dit la société pharmaceutique, ajoutant que son vaccin a une efficacité de 85 % et pourrait aussi aider à prévenir des hospitalisations et des décès. Identifié initialement en Inde, le variant delta devient le variant du coronavirus dominant à l’échelle mondiale, d’après l’Organisation mondiale de la santé.

Europe

Les actions européennes ont grimpé plus haut vendredi par anticipation de la publication de données économiques clés des États-Unis. Les indices boursiers de la région étaient sur le point de terminer la semaine en hausse, après des journées de turbulence suscitée par les craintes du variant plus infectieux du coronavirus qui cause la COVID-19. Les principaux indices boursiers européens ont connu une semaine en dents de scie, la région ayant été ébranlée par la montée des craintes du variant delta du coronavirus, qui a entraîné l’imposition de nouvelles restrictions des déplacements dans la région. Les nouvelles restrictions sont notamment celles de l’Espagne, du Portugal et de Malte pour les voyageurs en provenance du Royaume-Uni où le variant est prévalent.

Asie

Le groupe OPEP+ est entré dans une phase tendue de diplomatie interne alors qu’il cherche à résoudre un différend qui bloque des mesures en vue d’atténuer l’augmentation des prix du pétrole. Si les efforts de vendredi échouent, le monde pourrait ne pas obtenir les approvisionnements supplémentaires en brut qu’il attend. Cela tendrait un peu plus un marché déjà étriqué, au risque de provoquer de nouvelles flambées d’inflation. Les discussions entre l’Organisation des pays exportateurs de pétrole et ses alliés ont pris une tournure inattendue jeudi soir. Le groupe semblait se diriger vers l’autorisation d’environ 400 000 barils de pétrole brut par jour de plus sur le marché chaque mois à partir d’août jusqu’à décembre, mais un désaccord sur le mode de calcul de ses réductions de production a donné lieu à des échanges acrimonieux entre les Émirats arabes unis et les chefs de file du cartel, la Russie et l’Arabie saoudite.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.