Commentaire financier du jour

Canada

L’Ontario passera à la phase deux de son plan de déconfinement mercredi, quelques jours plus tôt que prévu. Cela signifie que les salons de coiffure et autres établissements similaires peuvent rouvrir sans obligation de port du masque ni règles concernant les capacités, et que les limites de participation à des assemblées seront encore repoussées. Les parcs d’attraction en plein air comme les parcs aquatiques peuvent ouvrir, les spectacles en plein air et les sports d’équipe peuvent reprendre et les petites assemblées en intérieur seront autorisées pour un maximum de cinq personnes. Les changements prendront effet à 0 h 01 mercredi. Cette phase du plan devait entrer en vigueur le 2 juillet, mais les objectifs de vaccination contre la COVID-19 ont été dépassés. D’autres indicateurs de la santé se sont aussi améliorés depuis que des mesures strictes ont été imposées en avril pour contrôler la troisième vague de COVID-19. Comme plus de 76 pour cent des adultes ont reçu au moins une dose de vaccin et que 24 pour cent sont entièrement vaccinés, l’Ontario a déjà atteint la troisième phase du plan de déconfinement, qui sera marqué par une nouvelle expansion des activités autorisées en lieu clos. Mais la province a dit qu’elle s’en tient à son plan et maintiendra les exigences de la phase 2 pendant « environ 21 jours » pour que les vaccins puissent prendre pleinement effet et que d’autres indicateurs puissent être surveillés.

États-Unis

Le président Joe Biden a déclaré jeudi que la Maison-Blanche a conclu un compromis sur les infrastructures avec un groupe bipartisan de sénateurs après avoir discuté du plan massif pour améliorer les routes, les ponts et l’accès à Internet haut débit plus tôt dans la journée. « Pour répondre à une question directe : Nous avons un accord », a dit M. Biden à la Maison-Blanche. Le président entouré de sénateurs, dont Mitt Romney, R-Utah, et Mark Warner, D-Va., a ajouté qu’il honorera le plus récent cadre qui est concentré sur les infrastructures « en dur ». Les législateurs ont travaillé pendant des semaines pour mettre au point un programme d’investissement en infrastructures susceptible d’être adopté par le Congrès avec l’appui des deux partis. Le plus grand défi a été de décider comment le plan sera financé. Le cadre comprendra pour 579 milliards $ de nouvelles dépenses, a dit la Maison-Blanche. Vingt et un sénateurs – 11 républicains et 10 démocrates – appuient le programme. Ils devront probablement obtenir l’adhésion des dirigeants démocrates ainsi que de la majorité du caucus pour obtenir les 60 voix nécessaires pour que le projet de loi soit adopté par le Sénat contrôlé par les démocrates.

Europe

Le projet de reprise des discussions avec la Russie de la France et de l’Allemagne a échoué, puisqu’un certain nombre de dirigeants de l’UE restent sceptiques au sujet de la réouverture d’un dialogue avec le Kremlin. Le président américain Joe Biden a rencontré le président russe Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Vladimir Poutine la semaine dernière malgré la persistance de divergences. Maintenant les chefs d’État et de gouvernement français et allemand veulent en faire autant. Mais plusieurs dirigeants de l’UE, notamment ceux des États baltes qui sont géographiquement proches de la Russie, ne croient pas qu’il y ait eu le moindre changement dans le comportement de Moscou qui justifierait de nouvelles discussions entre les deux côtés. Prenant la parole jeudi, le président français, Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Emmanuel Macron a dit que l’idée n’était pas d’offrir des concessions à Moscou, mais simplement d’établir un dialogue. L’UE ne ferait pas de concessions sur ses valeurs ou ses intérêts, dit-il. Mais le président de la Lithuanie, Gitanas Nauseda, a dit vendredi qu’il est trop tôt parce que « jusque-là nous ne voyons aucun changement radical du comportement de Poutine ». Les 27 chefs d’État et de gouvernement de l’UE doivent s’accorder à l’unanimité sur la reprise les discussions avec la Russie pour qu’une telle rencontre puisse avoir lieu.

En Europe, le Royaume-Uni doit publier des plans le mois prochain concernant la levée des restrictions de déplacement pour les personnes entièrement vaccinées, sauf celles le plus à risque de contracter la COVID-19. Pendant ce temps, la Banque d’Angleterre a prédit jeudi un taux d’inflation culminant à plus de 3 % avant de redescendre, mais a insisté pour dire que la montée au-dessus de l’objectif de 2 % serait transitoire et a maintenu sa détente monétaire à plein régime. L’indice de confiance des consommateurs GFK d’Allemagne, publié avant l’ouverture des marchés vendredi, a révélé que la confiance des consommateurs de la plus grande économie d’Europe a augmenté à -0,3 point à la veille du mois de juillet, dépassant largement une prévision consensuelle de -4,0, et en hausse par rapport à -6,9 le mois précédent.

Asie

Le géant chinois des VTC Didi prévoit d’inscrire 288 millions de certificats américains d’actions étrangères, soit l’équivalent de 72 millions d’actions ordinaires de catégorie A, à la Bourse de New York sous le symbole DIDI, selon un prospectus F-1 mis à jour déposé auprès de la Securities and Exchange Commission jeudi. Le prospectus révélait aussi que Didi compte inscrire les actions à un prix de 13 $ à 14 $, ce qui valorise la société à plus de 60 milliards $US. À la borne supérieure de la fourchette de prix indiquée, la société s’attend à mobiliser plus de 4 milliards $ lors de son premier appel public à l’épargne, qui pourrait être un des plus importants cette année. Fondée en 2012, Didi se classe parmi les cinq plus grandes sociétés en démarrage à capital fermé au monde et compte SoftBank, Uber et Tencent parmi ses plus grands investisseurs.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.