Commentaire financier du jour

Canada

Brookfield Infrastructure Partners LP a demandé aux autorités de réglementation d’annuler une indemnité de rupture de 350 millions $ rattachée à l’OPA de Pembina Pipeline Corp. sur Inter Pipeline Ltd. qui s’appliquerait si Brookfield réussissait à faire avorter l’opération. Cette indemnité « menace d’enrichir Pembina » au détriment des actionnaires d’Inter, a écrit Brookfield dans un communiqué jeudi, annonçant une contestation devant la commission des valeurs mobilières de l’Alberta. Brookfield a dit que si elle réussit à se débarrasser de l’indemnité ou à la faire réduire, elle augmentera son offre de rachat concurrente sur Inter du montant équivalent. L’action de Brookfield représente la plus récente péripétie d’une bataille qui dure depuis des mois dont l’enjeu est la quatrième société pipelinière du Canada. Elle fait suite à des années de tentatives infructueuses de réalisation de grands projets comme les pipelines Keystone XL de TC Energy Corp. et Énergie Est d’Enbridge Inc., qui rendent potentiellement les conduites existantes encore plus précieuses. Inter possède une infrastructure pipelinière dans tout l’Ouest canadien, reliant les producteurs de pétrole et de gaz naturel à des clients nationaux et étrangers.

États-Unis

Des sénateurs démocrates et républicains ont conclu une entente sur les infrastructures qu’ils espèrent vendre comme un plan susceptible d’obtenir un soutien des deux partis au Congrès. Un groupe de 10 démocrates et républicains se sont entendus sur ce qu’ils appellent « un compromis réaliste pour moderniser l’infrastructure et les technologies énergétiques » de leur pays, selon un communiqué conjoint publié jeudi par la sénatrice Kyrsten Sinema, D-Ariz. Le plan « serait entièrement financé et ne comprendrait aucune augmentation d’impôt », ont ajouté les sénateurs. Les sénateurs ont essayé de concocter leur propre plan après l’échec des discussions entre le président Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Joe Biden et la sénatrice Shelley Moore Capito, R-W.Va. Si les législateurs ont réussi à trouver un point d’entente, ils sont maintenant au défi d’obtenir le soutien de la Maison-Blanche et des chefs de groupe du Congrès pour transformer leur proposition en loi. Les sénateurs ont informé le président de la minorité Mitch McConnell du plan mercredi, et le républicain du Kentucky s’est montré « ouvert » à la proposition, a dit le sénateur GOP Mitt Romney de l’Utah à des journalistes. On ne sait pas si le programme sera suffisamment ambitieux pour satisfaire le chef de la majorité au Sénat, Chuck Schumer, D-N.Y., la présidente de la Chambre des représentants Nancy Pelosi, D-Calif., et le président Biden.

Europe

En Europe, les chefs d’État et de gouvernement du G7 se réunissent ce vendredi en Cornouailles, au Royaume-Uni, où le premier ministre britannique Boris Johnson s’attend à ce que le groupe des plus grandes économies au monde s’engage à faire don de 1 milliard de doses de vaccin contre la COVID-19 aux pays en développement. Ces dirigeants devraient aussi publiquement appuyer un projet d’impôt minimum sur le bénéfice des sociétés d’au moins 153 vendredi, dans le cadre d’un accord plus large pour mettre à jour les lois fiscales internationales pour une économie numérisée et mondialisée.

La livre sterling ou GPB, la monnaie du Royaume-Uni, a grimpé de 2,3 % d’un mois à l’autre en avril, selon une estimation initiale publiée vendredi, dépassant légèrement les attentes. L’Office for National Statistics a dit que la monnaie reste à 3,7 % en dessous de son niveau d’avant la pandémie en février 2020, mais dépasse maintenant de 1,2 % son premier pic de la reprise atteint en octobre 2020. La production des secteurs de l’industrie, de la fabrication et de la construction du mois d’avril était, cependant, considérablement plus faible que prévu.

Asie

La version chinoise d’Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Uber, Didi Chuxing, essaie d’utiliser les déplacements en voiture pour percer dans de multiples aspects de la vie courante, depuis les courses de tous les jours à l’épicerie aux finances. Didi a déposé jeudi une demande d’inscription à la cote de la Bourse de New York dans ce que beaucoup pensent qu’il pourrait s’agir de plus important premier appel public à l’épargne au monde cette année. Fondée en 2012, la société se classe parmi les cinq plus grandes entreprises privées en démarrage au monde et compte parmi ses grands investisseurs SoftBank, Uber et Tencent. L’activité véhicules de tourisme avec chauffeur (VTC) basée sur une application de téléphone intelligent en Chine reste la principale activité de Didi et a réalisé un chiffre d’affaires de 20,4 milliards $US l’an dernier alors que les pertes nettes totales se sont élevées à de 1,62 milliard $US, selon le prospectus. Mais Didi est devenue rentable au premier trimestre de cette année où la part du chiffre d’affaires des « autres initiatives » est passée de 4 % en 2020 à 5 %. En 2018, elle ne représentait que 1,2 %.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.