Commentaire financier du jour

Canada

Des compagnies aériennes des États-Unis et du Canada font pression sur le gouvernement de Justin Trudeau pour obtenir un plan autorisant davantage de vols, alors qu’un conseil consultatif canadien a dit qu’il est temps d’assouplir les restrictions à la frontière liées à la COVID-19. Le gouvernement devrait « définir clairement comment et quand nous reprendrons les déplacements aériens entre le Canada et les États-Unis, avec pour objectif de publier le plan avant le 21 juin », ont écrit en substance le Conseil national des lignes aériennes du Canada et Airlines for America dans une lettre commune vendredi adressée à trois ministres du cabinet canadien. Airlines For America représente les plus grands transporteurs de voyageurs, dont American Airlines Group Inc. et Southwest Airlines Co., ainsi que les transporteurs de fret, FedEx Corp. et United Parcel Service Inc. La semaine dernière, un conseil consultatif établi par le gouvernement Trudeau a dit qu’on peut en toute sécurité assouplir les règles qui ont été en place pendant le plus clair de la pandémie et qui ont décimé les voyages aériens entre les deux pays.

États-Unis

Les ministres des Finances des économies les plus avancées réunis au sein du G7 ont donné leur appui à une proposition des États-Unis qui prévoit que toutes les sociétés du monde devraient payer un impôt sur le bénéfice d’au moins 15 %. Si le projet se concrétise, il représentera une évolution importante de la fiscalité mondiale. Les membres du G7, qui comprend l’Allemagne, le Canada, les États-Unis, la France, l’Italie, le Japon et le Royaume-Uni, se réuniront pour un sommet en Cornouailles, au Royaume-Uni, la semaine prochaine. Un accord entre les membres de ce groupe donnerait l’impulsion nécessaire pour les discussions prochaines prévues entre 135 pays à Paris. Les ministres des Finances du G20 doivent aussi se réunir à Venise en juillet. « Nous nous engageons à trouver une solution équitable dans la répartition des droits d’imposition, les pays constituant les marchés des plus grandes entreprises multinationales les plus rentables obtenant le droit de prélever au moins 20 % du bénéfice dépassant une marge de 10 % », dit un communiqué des ministres des Finances du G7. La secrétaire au Trésor américaine, Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Janet Yellen, qui est à Londres pour la rencontre, a salué cette décision qu’elle juge importante et sans précédent. Le président Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Joe Biden et son administration avaient initialement souhaité un taux d’imposition mondial minimum de 21 % pour mettre fin à la course au moins-disant fiscal. Mais à l’issue de négociations ardues, un compromis a été conclu fixant la barre à 15 %.

Europe

L’Autorité de la concurrence de la France a infligé à Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Google une amende de 220 millions € (267 millions $US) pour avoir abusé de sa position dominante dans le secteur de la publicité en ligne. Elle a affirmé lundi que Google a injustement favorisé ses propres services et a exercé une discrimination à l’encontre de ses concurrents. Google a accepté de payer l’amende et de mettre fin à certaines pratiques de favoritisme, a dit le gendarme de la concurrence. L’enquête a permis de constater que Google accordait un traitement préférentiel à son serveur de publicité DFP, qui permet aux éditeurs de sites et d’applications de vendre leur espace publicitaire, et à sa plateforme de mise en vente SSP AdX (qui organise les processus d’enchères permettant aux éditeurs de vendre leurs « impressions » ou inventaires publicitaires aux annonceurs). Les rivaux de Google et éditeurs en ont souffert a dit l’autorité de réglementation. Isabelle de Silva, présidente de l’Autorité de la concurrence, a déclaré à l’occasion de cette décision : « La décision sanctionnant Google a une signification toute particulière, car il s’agit de la première décision au monde se penchant sur les processus algorithmiques complexes d’enchères par lesquels fonctionne la publicité en ligne "display" ».

Asie

La Chine a acheté moins de produits américains en mai que le mois précédent alors que les exportations à destination des États-Unis ont augmenté, selon des données des services douaniers parues lundi. La Chine a acheté pour 13,11 milliards $US de marchandises aux États-Unis en mai, comparativement à 13,94 milliards $US en avril, selon des données obtenues par Wind Information. Le chiffre de mai est le plus bas chiffre mensuel depuis octobre, d’après ces données. Alors que les importations globales de la Chine en provenance d’autres pays ont augmenté à leur rythme le plus soutenu depuis 10 ans – en hausse de 51,1 % –, le rythme des importations des États-Unis a ralenti à 41 % en mai par rapport à l’année précédente, comparativement à 52 % le mois précédent. En conséquence, l’excédent de la balance commerciale de la Chine avec les États-Unis a grimpé à 31,78 milliards $US en mai, contre 28,11 milliards $US en avril. L’augmentation s’est produite malgré les efforts de l’ex-président Trump pour réduire cet excédent. Selon le Peterson Institute for International Economics des États-Unis, la Chine accuse encore un retard sur son engagement à acheter davantage de biens américains, prévu dans la phase un de l’accord commercial signé en janvier 2020.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.