Commentaire financier du jour

Canada

Statistique Canada dira aujourd’hui comment s’est comporté le marché du travail en mai où les mesures de confinement pour ralentir la pandémie ont continué d’obliger de nombreuses entreprises à rester fermées. L’économie a perdu 207 000 emplois en avril où une flambée de cas de COVID-19 a suscité de nouvelles restrictions par la Santé publique et où le taux de chômage a grimpé à 8,1 pour cent. Alors que bon nombre de ces mesures sont restées en vigueur en mai, Nathan Janzen, économiste principal chez RBC, s’attend à ce que le rapport d’aujourd’hui révèle une nouvelle perte d’emplois. Une nouvelle baisse, et même une légère augmentation, maintiendrait le marché du travail en dessous de son niveau d’avant la pandémie. Statistique Canada a indiqué le mois dernier que, avec la perte d’emplois d’avril, le pays avait environ 503 100 emplois, soit 2,6 pour cent, de moins qu’en février 2020, avant la pandémie. D’après l’organisme, le fossé réel serait plus proche de 686 000 emplois compte tenu de la croissance démographique pendant la pandémie.

États-Unis

Les représentants du G-7 soutiendront probablement la proposition américaine d’un taux d’imposition minimum pour les entreprises cette fin de semaine et les analystes ont souligné comment cela pourrait aider à forger des alliances sur les questions de géopolitique au cours des prochaines années. Beaucoup d’Européens réclament depuis longtemps une approche commune de la fiscalité, même dans des pays comme l’Irlande où certains des géants technologiques américains ont leur siège. En gros, la thèse était que, pour corriger des différences internes entre les 27 pays de l’UE, le mieux serait de trouver une méthode commune pour régir la fiscalité dans un cadre international. Le président Joe Biden a maintenant soulevé l’espoir d’une telle politique, en soutenant un taux d’imposition minimum des sociétés de 15 %. La question, à ce stade, n’est pas tant de savoir si un accord surviendra sur ce projet, mais plutôt quand il sera confirmé. Ces règles ne devraient pas seulement avoir un impact sur la fiscalité, mais aussi sur d’autres fronts, dont la manière dont les États-Unis traitent la Chine.

Europe

Les autorités de réglementation du Royaume-Uni et de l’Union européenne ont lancé des enquêtes officielles en matière de concurrence sur Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Facebook. La Competition and Markets Authority du Royaume-Uni a dit qu’elle enquêtait pour déterminer si Facebook abuse de sa position dominante sur les marchés des médias sociaux et de la publicité numérique par la manière dont elle collecte et utilise les données publicitaires. Pendant ce temps, la Commission européenne, la branche exécutive de l’UE, a dit qu’elle ouvrait une enquête antitrust officielle pour évaluer si Facebook a enfreint les règles en « utilisant des données publicitaires recueillies en particulier auprès des annonceurs pour rivaliser avec eux sur des marchés où Facebook est active, comme les petites annonces ». L’enquête déterminera aussi si le lien entre le réseau social principal de Facebook et Facebook Marketplace, son service d’achat et de vente, contrevient aux règles de concurrence de l’UE. Margrethe Vestager, vice-présidente exécutive de la Commission européenne, a dit dans un communiqué que Bruxelles examinera si les données qu’utilise Facebook lui confèrent un avantage inéquitable.

Asie

Dans la région Asie-Pacifique, les actions ont connu un sort variable vendredi, alors que la Banque de réserve de l’Inde a maintenu ses taux d’intérêt sans changements. Les actions en Inde ont baissé vendredi, l’indice Nifty 50 affichant un recul de 0,41 % et l’indice BSE Sensex, de 0,51 %, à 13 h 49, heure locale. La chute est survenue après l’annonce de la décision de la banque centrale. L’indice MSCI le plus large de la région Asie-Pacifique à l’exclusion du Japon a baissé de 0,25 %. Les actions Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Alibaba cotées à Hong Kong ont dérapé de 0,28 % vendredi. Les pertes ont été enregistrées malgré l’autorisation d’Ant Group, membre du groupe Alibaba, d’exercer des activités de société de crédit à la consommation. Cette décision représente un jalon important pour Ant dans la restructuration forcée de son entreprise après le blocage abrupt de son lancement qui était très attendu.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.