Commentaire financier du jour

Canada

Chevron Corp. envisagerait de vendre sa participation de 20 pour cent dans une mine de sable bitumineux canadienne face à la pression des investisseurs qui veulent qu’elle en fasse plus pour réduire les émissions de GES et lutter contre les changements climatiques. La participation du producteur de pétrole dans le projet de sables bitumineux de Canadian Natural Resources Ltd. en Athabasca génère « de bons flux de trésorerie » sans qu’il y ait besoin de beaucoup de capital « mais je ne qualifierais pas cela de position stratégique », a dit le chef de la direction Michael Wirth à la 37e Annual Strategic Decisions Conference de Bernstein. Les sables bitumineux font partie des actifs énergétiques les plus contestés en raison du volume d’émissions créé pendant la production de pétrole brut tiré des mines et des puits souterrains dans lesquels il faut injecter de la vapeur. De plus en plus pressées de réduire les émissions carbonées, de nombreuses sociétés pétrolières internationales dont Royal Dutch Shell Plc et ConocoPhillips se sont départies de leurs positions dans les sables bitumineux canadiens ces dernières années.

États-Unis

Le président Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Joe Biden et la sénatrice républicaine Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Shelley Moore Capito ont conclu une rencontre sur un compromis possible concernant les infrastructures mercredi et ont convenu de reprendre les discussions dans deux jours. Le président et la négociatrice en chef du GOP ont eu une « conversation constructive et franche » sur le projet massif d’investissement dans les infrastructures des États-Unis, selon un représentant de la Maison-Blanche. M. Biden et la sénatrice de la Virginie occidentale avaient entamé la journée avec des points de vue divergents sur ce qui devrait être couvert par un projet de loi et la manière dont le plan allait être financé. La discussion de vendredi pourrait marquer un dernier effort pour se rapprocher d’une entente sur les infrastructures avant que les démocrates décident d’essayer de faire adopter la législation seuls. L’administration Biden a fait savoir qu’elle s’attendait à ce que les discussions avec les républicains progressent d’ici la semaine prochaine.

La plus grande société de transformation de viande au monde a repris la plupart de ses activités de production après une cyberattaque au cours de la dernière fin de semaine, mais les experts disent que les vulnérabilités exposées par cette attaque et d’autres sont loin d’être résolues. Dans un communiqué paru tard mercredi, le FBI a attribué l’attaque contre le transformateur de viande du Brésil Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. JBS SA à REvil, un gang russophone à l’origine de certaines des extorsions les plus importantes à l’aide de rançongiciels ces derniers mois. Le FBI a dit qu’il s’efforcera de traduire le groupe en justice et appelle toutes les personnes victimes d’une cyberattaque à contacter le bureau immédiatement. L’attaque ciblait des serveurs utilisés pour les activités de JBS en Amérique du Nord et en Australie. Les serveurs de secours n’ont pas été affectés et la société a dit qu’elle n’avait connaissance d’aucun client, fournisseur ou employé dont les données auraient été compromises. Le FBI et la Maison-Blanche ont refusé tout commentaire sur la rançon. La chargée de presse de la Maison-Blanche, Jen Psaki, a dit mercredi que les États-Unis examinent toutes leurs options face à l’attaque et que le président Joe Biden compte parler avec Vladimir Poutine des pirates informatiques qu’héberge la Russie lors de leur rencontre en Europe dans deux semaines.

Europe

Selon certains indices l’économie de la Russie est en surchauffe avec une inflation annuelle de 5,9 %, a dit le ministre des Finances du pays Anton Siluanov jeudi. L’inflation des prix à la consommation a de nouveau accéléré en mai, après avoir atteint 5,5 % en avril. Plus tôt cette semaine, la gouverneure de la banque centrale de Russie, Elvira Nabiullina, a dit à CNBC que « l’inflation accélère » et que contrairement à ailleurs, elle n’est pas considérée comme un phénomène passager avec la réouverture de l’économie et que la demande des consommateurs a augmenté. Les investisseurs attendront de voir la prochaine décision de la banque centrale à sa réunion du 11 juin, alors qu’on spécule de plus en plus sur une augmentation des taux d’intérêt qui pourrait atteindre 50 points de base, partant du niveau actuel de 5 %. L’objectif d’inflation de la banque centrale est de 4 %. Mercredi, cette dernière a émis un bulletin dans lequel elle relevait que l’économie continue de croître au deuxième trimestre et que le produit intérieur brut pourrait atteindre son niveau d’avant la pandémie au milieu de 2021.

Asie

Les actions de la région Asie-Pacifique offraient un panorama contrasté jeudi, car les investisseurs ont réagi aux données publiées en Australie et en Chine. Une Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. enquête privée publiée jeudi montrait que la croissance de l’activité des services a ralenti en Chine au mois de mai. L’indice Caixin/Markit des directeurs des achats (PMI) dans les services s’est établi à 55,1 jeudi, en baisse par rapport à 56,3 en avril, mais toujours nettement supérieur au seuil de 50, ce qui dénote un secteur en expansion. En Australie, les ventes au détail ont augmenté de 1,1 % en glissement mensuel en avril après correction des effets saisonniers, d’après les données du Bureau national de la statistique parues jeudi.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.