Commentaire financier du jour

Canada

Bell ajoute jusqu’à un demi-milliard de dollars à son plan d’investissement en immobilisations déjà élargi, devant ce que son chef de la direction a salué comme une « plus grande stabilité réglementaire ». La grande société de télécommunications a annoncé lundi que son plan d’investissement en immobilisations accéléré grimpera maintenant à 1,7 milliard $ en 2021 et 2022, comparativement au plan de 1,2 milliard $ qui a été dévoilé en février. La décision tombe moins d’une semaine après que le Conseil de la radiodiffusion et des télécommunications canadiennes (CRTC) a annulé une décision de 2019 qui aurait considérablement réduit les prix que facturent les grandes sociétés de télécommunications titulaires aux petites entreprises qui profitent de leurs réseaux de transmission large bande. Quand la décision avait été annoncée, elle avait provoqué une levée de boucliers de Bell et d’autres sociétés titulaires, qui ont mis en garde contre l’effet ralentisseur qu’elle aurait sur les investissements dans les réseaux.

Le Groupe Desjardins, la plus grande coopérative financière d’Amérique du Nord, s’est engagé à acquérir les actifs du gestionnaire d’investissements canadien Hexavest Inc., ajoutant à son portefeuille 5 milliards $ de fonds institutionnels. « L’acquisition des actifs d’Hexavest s’aligne parfaitement avec notre plan de croissance pancanadien qui vise à porter notre actif sous gestion à 100 milliards $ d’ici 2024 », a dit Nicolas Richard, président et chef de l’exploitation de Desjardins Gestion internationale d’actifs, lundi dans un communiqué. Le gestionnaire d’actifs de Montréal gérait 83 milliards $ d’actifs à la fin de mars. Avec Hexavest, Desjardins acquiert une société montréalaise comptant une cinquantaine de clients, la plupart des investisseurs institutionnels en Asie, en Australie, aux États-Unis et au Canada. Les conditions de la transaction, qui doit être menée à terme vers le 1er septembre, n’ont pas été communiquées.

États-Unis

La société de capital-investissement Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. KKR et Clayton Dubilier & Rice (CD&R) sont sur le point de conclure une opération pour fermer le capital de Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Cloudera à une valorisation de 4,7 milliards $US, selon Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Bloomberg News, qui citait lundi une personne bien informée du dossier. Les géants du capital-investissement concluront sans doute mardi la transaction qui porte sur l’acquisition de la société de logiciel au prix de 16 $US l’action, soit une prime d’environ 24 % sur son cours de clôture antérieur, selon le rapport. Cloudera – dont le principal actionnaire est l’investisseur activiste Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Carl Icahn – visait une vente depuis l’été 2020 après avoir reçu une offre de rachat, dit l’article. Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Le Wall Street Journal avait déjà fait état de ces pourparlers.

Le président Joe Biden annoncera de nouvelles mesures que prend son administration pour réduire les inégalités de richesse raciales mardi, pendant sa visite à Tulsa, en Oklahoma, pour commémorer le 100e anniversaire du massacre raciste survenu dans cette ville. M. Biden annoncera une augmentation de la part des contrats fédéraux pour les petites entreprises défavorisées, l’annulation de deux règles concernant le logement de l’époque Trump et le lancement d’une nouvelle initiative pour s’attaquer à l’inégalité de l’évaluation des maisons. Les nouvelles mesures représentent « un pas vers la mise en application des idéaux et des promesses de notre pays en ce qui concerne l’égalité raciale », a dit un représentant de la Maison-Blanche pendant un entretien avec des journalistes. La valeur médiane nette des maisons de ménages blancs est en effet aujourd’hui près de huit fois supérieure à celle des maisons de ménages noirs, ce qui représente un fossé racial qui n’a fait que se creuser pendant la pandémie de COVID-19. Pendant sa campagne électorale, M. Biden s’était engagé à s’attaquer au racisme systémique et à l’inégalité des chances dans tous les aspects de la vie aux États-Unis.

Europe

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. En Europe, les grands indices boursiers ont clôturé en baisse lundi après une séance tranquille en raison des congés au Royaume-Uni et aux États-Unis, les chiffres de l’inflation en Allemagne et en Espagne guidant la confiance des investisseurs. L’optimisme pour les perspectives de reprise économique de la région a continué de soutenir les marchés ces derniers mois, et de nouveaux indicateurs doivent être publiés mardi. L’indice PMI de la fabrication final de IHS Markit pour le mois de mai montrait que l’activité dans la zone euro a inscrit un record à 63,1, contre 62,9 en avril et plus que l’estimation éclair initiale de 62,8. Au Royaume-Uni, l’indice de l’activité des usines est monté de 60,9 en avril à 65,6 en mai, sa plus forte hausse dans les annales, une manne de nouvelles commandes ayant entraîné la reprise industrielle du pays. Lundi, la Commission européenne a proposé que les touristes vaccinés soient exemptés des tests et mesures de quarantaine obligataires lors de leurs voyages en Union européenne, pressant d’assouplir progressivement les restrictions de déplacement pour faciliter la progression des campagnes de vaccination contre la COVID-19.

Asie

Les actions cotées sur les grands marchés de la région Asie-Pacifique étaient globalement en hausse mardi, car les investisseurs ont réagi à la publication d’une enquête privée sur l’activité des usines chinoises en mai. L’indice Caixin/Markit des directeurs des achats (PMI) dans la fabrication s’est établi à 52 en mai, alors que les analystes interrogés par Reuters tablaient sur 51,9. Le résultat de mai est comparable à celui d’avril, de 51,9. L’indice PMI officiel de la fabrication du mois de mai, publié lundi, s’est stabilisé à 51,0, légèrement en dessous du consensus des analystes interrogés par Reuters de 51,1.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.