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Commentaire financier du jour

Canada

Les mesures d’aide face à la COVID-19 et les changements d’habitudes de vie déclenchés par la pandémie expliquent peut-être une augmentation des notes de crédit au Canada, selon une nouvelle étude de la société de technologie financière Borrowell. Son rapport publié jeudi révèle que la note de crédit moyenne au pays s’est améliorée de 18 points au cours de la dernière année, passant de la catégorie « inférieure à la moyenne » à la note « passable » de 667 points. Pendant la même période, les paiements en souffrance ont diminué de 33 pour cent, passant de trois paiements honorés sur 10 consommateurs à seulement deux. Borrowell définit un paiement non honoré comme un paiement enregistré dans un rapport de crédit échu depuis au moins 30 jours. L’étude suggère que les programmes de soutien gouvernementaux aident les Canadiens en difficulté à cause de la pandémie à garder un équilibre financier, alors que la prudence dans les dépenses et de meilleures habitudes ont peut-être permis à ceux dont la situation financière est plus stable d’améliorer leur solvabilité. Mais le rapport soulève aussi une énorme disparité dans la sécurité financière entre différents segments de la population, les consommateurs ayant de faibles notes de crédit risquant 432 fois de plus de manquer les échéances que ceux qui ont une note de crédit plus élevée.

États-Unis

Les actions d’Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Amazon ont grimpé de plus de 3 % après la fermeture des marchés jeudi à la suite de la publication des résultats du premier trimestre de la société qui dépassaient les attentes de Wall Street tant par le bénéfice que par le chiffre d’affaires. Voici les résultats du géant du commerce électronique comparativement aux estimations des analystes compilées par Refinitiv : bénéfice : 15,79 $ par action contre une prévision de 9,54 $; chiffre d’affaires : 108,52 milliards $ comparativement à 104,47 milliards $. Peu d’entreprises ont autant profité de l’augmentation du commerce en ligne engendrée par la pandémie Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. qu’Amazon. Ses résultats du premier trimestre montrent que l’entreprise continue d’être dopée par la pandémie, ses ventes ayant grimpé en flèche de 44 % d’une année à l’autre, à 108,5 milliards $. Les prévisions d’Amazon pour le deuxième trimestre laissent entrevoir que la société s’attend à ce que cet élan persiste, ce qui devrait aider à soulager les craintes des investisseurs que l’activité ralentisse après la pandémie. La société prévoit un chiffre d’affaires compris entre 110 et 116 milliards $, dépassant les projections de Wall Street de 108,6 milliards $.

Europe

L’économie de la zone euro s’est contractée au premier trimestre de 2021, alors que certains pays ont imposé de nouveaux confinements et de nouvelles restrictions face à la troisième vague d’infections au coronavirus. Le produit intérieur brut (PIB) de la région a chuté de 0,6 % d’un trimestre à l’autre, selon les données préliminaires publiées par l’institut de statistique Eurostat. Cela marque le deuxième trimestre de contraction de suite, ce qui implique que la région a plongé dans une récession technique, bien que les économistes soient optimistes pour la croissance future. Celle-ci se produit alors que la plupart des plus grandes économies de la région — Allemagne, Italie et Espagne — ont enregistré une baisse d’activité pendant les trois premiers mois de l’année. Le recul le plus important a été enregistré au Portugal, qui fait face à une vague de nouveaux cas de COVID-19 et a instauré un deuxième confinement. La France était l’exception, la deuxième plus grande économie de la zone euro affichant une croissance meilleure que prévu de 0,4 % au premier trimestre. Bien que l’économie française reste en dessous de ses niveaux d’avant la COVID, ces chiffres de croissance rassureront à l’aube du deuxième trimestre.

Sur le front des données, BNP Paribas a déclaré vendredi un bénéfice net au premier trimestre de 1,8 milliard € (2,18 milliards $US) — soit une augmentation de 11 % par rapport au trimestre précédent. Les analystes avaient prévu un bénéfice net de 1,2 milliard € pour le trimestre, selon Refinitiv. La banque française a déclaré de solides résultats provenant de sa division de banque d’investissement dont le chiffre d’affaires était en hausse de près de 25 % par rapport à l’année précédente. Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Barclays a déclaré son premier bénéfice net de 1,7 milliard € (2,37 milliards $US), grâce à une diminution des charges pour créances en souffrance. La banque britannique a dit que ces charges ont chuté de manière importante au cours des trois premiers mois de l’année à 55 millions € — contre 2,1 milliards € au premier trimestre de 2020. Les analystes s’attendaient à un bénéfice net au premier trimestre de 1,3 milliard €, selon Refinitiv. Barclays avait inscrit un bénéfice net au quatrième trimestre de 2020 de 220 millions €.

Asie

La jeune société de voitures électriques chinoise Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Nio a dit vendredi qu’elle s’attend à ce que la pénurie mondiale de puces informatiques ralentisse les livraisons de véhicules au deuxième trimestre, car un incendie en mars dans une usine de microplaquettes japonaise appartenant à Renesas a exacerbé une pénurie déjà existante de semi-conducteurs qui a forcé les grands constructeurs automobiles à réduire la production. Sans nommer l’usine, le président du conseil de Nio, William Li, a dit pendant la téléconférence sur les résultats qu’il s’attend à ce que l’impact négatif de l’incendie affecte la chaîne d’approvisionnement dans l’automobile à la mi-mai. L’industrie s’attend généralement à ce que la pénurie atteigne un point tournant au troisième trimestre, dit M. Li.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.