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Commentaire financier du jour

Canada

Le Bureau du surintendant des institutions financières (BSIF) ne semble pas trop enclin à lever de si tôt les restrictions concernant les rachats d’actions et les augmentations de dividendes des grandes banques. Dans un discours prononcé mardi, Ben Gully, surintendant auxiliaire du Secteur de la réglementation du BSIF, a dit que l’autorité de réglementation du secteur bancaire surveille toujours l’impact de la troisième vague de la pandémie et compte laisser les mesures en place jusqu’à ce que ces inquiétudes disparaissent. « Le BSIF avance avec prudence compte tenu de l’incertitude entourant la pandémie de COVID-19 qui persiste et il a décidé de maintenir les restrictions tant et aussi longtemps qu’elles seront adaptées aux circonstances et jusqu’à ce que nous ayons une meilleure idée de la voie à suivre pour sortir de la pandémie », dit-il. Le BSIF a mis ces mesures en place en mars 2020. Elles interdisent les rachats d’actions, les augmentations des distributions et les augmentations de la rémunération des cadres supérieurs afin d’assurer que les banques aient suffisamment de liquidités en main pour prêter. Depuis que ces mesures ont été adoptées, l’économie canadienne s’est portée mieux que prévu, ce qui a conduit les banques à réduire les sommes mises de côté pour d’éventuelles créances douteuses. En plus de ces provisions pour pertes sur créances plus faibles, le ratio des fonds propres de première catégorie (CET1) – un coussin financier clé que doivent conserver les banques en cas de difficultés économiques graves – de toutes les cinq plus grandes banques a gonflé puisque les liquidités autrement consacrées aux dividendes, aux rachats d’actions et aux acquisitions potentielles s’accumulent.

États-Unis

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Alphabet a déclaré un important dépassement des prévisions de son chiffre d’affaires et de son bénéfice au premier trimestre de 2021, et a annoncé un nouveau rachat d’actions pour 50 milliards $US, ce qui a fait monter le titre de plus de 4 % après la fermeture des marchés. Voici les résultats de la société mère de Google au cours du trimestre comparativement aux prévisions des analystes de Wall Street sondés par Refinitiv : bénéfice : 26,29 $ par action comparativement à 15,82 $ par action prévus; chiffre d’affaires : 55,31 milliards comparativement à 51,70 $ prévus; chiffre d’affaires de Google Cloud : 4,05 milliards $ contre 4,07 milliards $, selon les estimations de FactSet; annonces YouTube : 6,01 milliards $ contre 5,70 milliards $, selon StreetAccount; coûts d’acquisition du traffic (TAC) : 9,71 milliards $ contre 9,25 milliards $, selon les estimations de FactSet. Le chiffre d’affaires de Google a augmenté de 34 % par rapport à la même période l’an dernier. La société a déclaré des revenus de publicité de 44,68 milliards $ pendant le trimestre. Cela représente une importante augmentation par rapport aux 33,76 milliards $ au même trimestre l’an dernier, ainsi que le taux de croissance annualisé le plus rapide depuis quatre ans au moins, bien que les résultats aient été amplifiés par des chiffres comparables faibles du même trimestre de l’an dernier où l’éclosion de la pandémie de COVID-19 avait provoqué une forte chute des dépenses de publicité.

Les actions de Microsoft ont baissé de 3 % après la fermeture des marchés mardi quand la société de logiciels a annoncé le bénéfice du troisième trimestre et que les prévisions de chiffre d’affaires trimestriel ont été plus vigoureuses que ce qu’avaient prévu les analystes. La marge opérationnelle de la société a un peu diminué puisque l’infonuagique est devenue une partie plus importante de son activité. Voici les résultats de la société : bénéfice : 1,95 $ par action, après ajustement, comparativement au chiffre de 1,78 $ par action attendu par les analystes, selon Refinitiv; chiffre d’affaires : 41,71 milliards $ contre 41,03 milliards $ attendus par les analystes, selon Refinitiv. La société de logiciels et de matériel informatique a affiché une croissance annualisée du chiffre d’affaires de 19 % pour le trimestre qui s’est terminé le 31 mars, selon un communiqué. Cela représente la plus forte augmentation trimestrielle de la société depuis 2018, grâce en partie aux augmentations des ventes de PC découlant des pénuries dues à la pandémie l’an dernier.

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Starbucks a présenté mardi des résultats trimestriels contrastés et augmenté sa prévision de chiffre d’affaires et de bénéfice pour l’ensemble de l’exercice. Les résultats de la société ont dépassé les prévisions de Wall Street, mais son chiffre d’affaires était inférieur aux estimations, freiné par la reprise plus lente sur certains marchés étrangers. Les actions de la société ont chuté de près de 2 % après la fermeture des marchés. Voici les résultats présentés par la société comparés aux prévisions de Wall Street, sur la base d’un sondage d’analystes réalisé par Refinitiv : bénéfice par action :62 cents après ajustement comparativement aux 53 cents prévus; chiffre d’affaires : 6,7 milliards $ contre 6,8 milliards $ prévus.

Europe

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Deutsche Bank a déclaré mercredi un bénéfice de 908 millions € (1,1 milliard $US) au premier trimestre, soutenu par la bonne performance continue de la division de banque d’investissement. La banque a largement dépassé les attentes des analystes d’un bénéfice net de 642,95 millions €, selon Refinitiv, enregistrant une amélioration marquée par rapport au bénéfice de 51 millions € du quatrième trimestre de 2020. Voici les autres points saillants : le chiffre d’affaires net total du premier trimestre s’est élevé à 7,2 milliards €, comparativement à 6,35 milliards € pendant la même période en 2020; le ratio des fonds propres de première catégorie (CET1) – un indicateur de la solvabilité des banques – est ressorti à 13,7 %, comparativement à 12,8 % au premier trimestre de 2020; les provisions pour pertes sur prêts du premier trimestre s’élevaient à 69 millions €, en baisse de 86 % par rapport à 506 millions € du premier trimestre de 2020; le rendement de l’actif net tangible attribuable aux actionnaires a atteint 7,4 %, contre 3 % pendant les trois mêmes mois de l’an dernier. Le plus grand prêteur allemand a emboîté le pas à de nombreux autres rivaux de Wall Street qui ont largement dépassé les prévisions au premier trimestre ces dernières semaines, dont Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Goldman Sachs, Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. JPMorgan et Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Morgan Stanley.

Asie

Le géant technologique chinois Huawei a dit mercredi que son chiffre d’affaires a fortement baissé au premier trimestre, pénalisé par les sanctions américaines. Il a reculé de 16,5 % en glissement annuel à 152,2 milliards de yuans (23,5 milliards $US) au cours des trois mois terminés le 31 mars, selon les résultats financiers non audités dévoilés par la société mercredi. Cela marque le deuxième trimestre consécutif de baisse du chiffre d’affaires de Huawei, principalement à cause des difficultés dans la branche grande consommation, qui comprend les téléphones et autres appareils intelligents. Huawei ne peut plus livrer de téléphones dotés du système d’exploitation Android sous licence de Google depuis que les deux sociétés se sont séparées en 2019. Les livraisons de téléphones intelligents de Huawei ont plongé de 41 % au quatrième trimestre de 2020. La société a vendu sa marque de téléphones intelligents d’entrée de gamme Honor à un consortium d’investisseurs l’an dernier.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.