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Commentaire financier du jour

Canada

L’Ontario appliquera prochainement de nouvelles restrictions liées à la COVID-19, en se concentrant sur les secteurs les plus affectés alors qu’un variant plus mortel sévit dans la province la plus peuplée du Canada. Les nouvelles mesures viseront à freiner la propagation du virus à Toronto et dans les régions de Peel et York, qui représentent environ 60 pour cent des nouvelles infections, a dit le premier ministre de l’Ontario, Doug Ford, mardi en conférence de presse. Les détails seront dévoilés mercredi, a-t-il ajouté. « Nous avons pris des mesures massives la semaine dernière en mettant l’ensemble de la province en confinement, dit-il. Nous devrons appliquer des restrictions supplémentaires très rapidement. » Le cabinet ontarien se réunit cet après-midi pour discuter des options, y compris la possibilité d’un nouveau décret ordonnant de rester à domicile, selon CTV News, qui a cité ces sources. Les efforts pour maîtriser la plus récente poussée d’infections viseront les grands employeurs et les résidents des régions les plus touchées, a dit M. Ford mardi. Le mois dernier, la région de Peel a ordonné à Amazon.com Inc. de fermer un entrepôt pendant deux semaines parce que le taux d’infection y augmentait rapidement.

États-Unis

À la veille de la divulgation de l’affaire Archegos Capital, le plus grand courtier principal du fonds a discrètement écoulé certaines de ses positions risquées auprès de fonds spéculatifs, selon des commentaires de personnes informées du dossier à CNBC. Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Morgan Stanley a vendu pour environ 5 milliards $US d’actions de titres médiatiques américains et technologiques chinois en déconfiture d’Archegos à un petit groupe de fonds spéculatifs tard le jeudi 25 mars au soir, selon ces informateurs qui ont revendiqué l’anonymat pour parler franchement de la transaction. C’est un détail précédemment resté confidentiel qui révèle les mesures extraordinaires que certaines banques ont prises pour se protéger contre les pertes dues à la faillite d’un client. La décision a profité à Morgan Stanley, la plus grande institution de négociation d’actions au monde, et à ses actionnaires. Alors que la banque a échappé à l’épisode sans pertes importantes, d’autres sociétés ont moins bien tiré leur épingle du jeu. Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Credit Suisse a dit mardi qu’elle a inscrit une charge de 4,7 milliards $US après avoir dénoué ses positions perdantes dans Archegos; la société a aussi réduit son dividende et suspendu ses rachats d’actions.

Le chef de la direction d’Amazon, Jeff Bezos, a apporté son appui mardi à l’augmentation de l’impôt des sociétés, mais sans aller jusqu’à dire qu’il soutient le projet d’augmentation du président Joe Biden. « Nous soutenons la concentration de l’administration Biden sur la réalisation d’investissements audacieux dans les infrastructures américaines, écrit M. Bezos dans un communiqué. Nous reconnaissons que ces investissements nécessiteront des concessions de toutes parts – à la fois en ce qui concerne le détail de ce qui est inclus et la manière dont doit être assuré le paiement (nous soutenons une augmentation du taux de l’impôt des sociétés) ». Le soutien de M. Bezos à une augmentation des impôts est remarquable. Amazon a été critiquée dans le passé pour sa conduite fiscale, y compris par M. Biden. En mai dernier, M. Biden, alors candidat à l’élection présidentielle, disait à CNBC qu’Amazon « devrait commencer à payer ses impôts ».

Europe

Les marchés digèrent aussi la décision du FMI d’augmenter ses perspectives de croissance de l’économie mondiale pour 2021 à 6 %, comparativement à la prévision de janvier de 5,5 %. Le FMI a affirmé qu’une « voie de sortie de cette crise sanitaire et économique est de plus en plus visible ». Mais il a prévenu que les défis étaient effrayants étant donné les différences de rythme du déploiement des vaccins dans le monde. Sur le front des données, l’indice composé des directeurs des achats (PMI) final de la zone euro d’IHS Markit a révélé mercredi que l’activité des entreprises dans le bloc a rebondi en mars malgré la réimposition de restrictions dans plusieurs pays. L’indice composé PMI, qui regroupe la fabrication et les services et est un indicateur utile de la santé de l’économie, s’est établi à 53,2, comparativement à 48,8 en février, et dépasse l’estimation éclair de 52,5.

Asie

Une deuxième vague d’infections de COVID-19 devrait ralentir la reprise économique de l’Inde d’avril à juin, selon Goldman Sachs. La banque d’investissement a réduit mardi les prévisions de croissance de l’Inde pour le trimestre de 33,4 % d’une année à l’autre à 31,3 %. Elle a cité une diminution de la consommation et de l’activité des services probablement due à une augmentation des restrictions sociales mises en place par les gouvernements fédéral et d’États de l’Inde pour maîtriser les nouvelles éclosions. Goldman a dit qu’elle s’attend à ce que le produit intérieur brut (PIB) se contracte séquentiellement de 12,2 % d’un trimestre à l’autre sur une base annualisée pour la période qui s’achèvera en juin et qui marque le premier trimestre de l’exercice de l’Inde ayant commencé le 1er avril et se terminant le 31 mars 2022. L’an dernier, l’Inde a sombré dans une récession technique après deux trimestres consécutifs de contraction. Goldman s’attend à ce que l’activité rebondisse fortement dans les trimestres subséquents – juillet à septembre et au-delà – avec la normalisation de la politique de confinement et l’accélération de la vaccination en Inde. Néanmoins, le revers d’avril-juin affectera probablement la projection de croissance globale du pays pour cet exercice, que Goldman situe maintenant à 11,7 %, en baisse par rapport à une prévision antérieure de 12,3 %.

Toshiba étudie une offre de 20 milliards $US de la société de capital-investissement CVC Capital Partners visant une fermeture de son capital, selon une personne bien informée de la question, alors que le conglomérat industriel japonais subit des pressions d’actionnaires activistes pour améliorer sa gouvernance. La transaction proposée, qui survient trois semaines après que les actionnaires ont autorisé une enquête indépendante sur la société accablée de scandales, pourrait mettre la direction, et particulièrement son chef, Nobuaki Kurumatani, à l’abri des investigations. Elle pourrait cependant déclencher un réexamen réglementaire en raison de ses contrats publics. « Toshiba a reçu une première proposition hier, demandera des éclaircissements complémentaires et étudiera attentivement la question », a dit Toshiba dans un communiqué sans donner plus de détails. Le conseil d’administration de Toshiba, qui comprend M. Kurumatani venu chez Toshiba de CVC, et M. Yoshiaki Fujimori, un conseiller principal de la société de capital-investissement, a discuté de la proposition mercredi selon une source bien informée. Les actions de Toshiba ont bondi de 18 % à leur limite quotidienne mercredi.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.