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Commentaire financier du jour

Canada

L’Ontario a exposé un plan de dépenses de 186 milliards $ pour combattre la COVID-19, aidant les petites entreprises et soutenant les familles. Le budget présenté par le gouvernement progressiste-conservateur mercredi projette un déficit de 33,1 milliards $ pour l’année, et la province estime qu’il faudra jusqu’en 2029 pour rééquilibrer les comptes. Le plan de dépenses prévoit 6,7 milliards $ de mesures reliées à la pandémie, dont 1 milliard $ pour l’effort de vaccination et 2,3 milliards $ pour les tests de dépistage et le traçage des contacts cette année. Les hôpitaux et les établissements de soins de longue durée reçoivent des fonds directement pour soulager les pressions liées à la pandémie alors que le financement global de la santé a été porté à 69,8 milliards $, comparativement à 66,7 milliards $ l’année précédente. Le ministre des Finances, Peter Bethlenfalvy, a dit qu’une grande partie du budget souligne le travail nécessaire pour traverser la pandémie. Pour cet exercice, le bilan du gouvernement sera soutenu par un rebond des revenus puisqu’on projette que l’économie se renforcera, selon les documents du budget. Les recettes fiscales totales devraient grimper à 104,8 milliards $, comparativement à 99,1 milliards $ en 2020-2021. Le gouvernement projette également des revenus additionnels provenant de ses entreprises, comme la Société ontarienne du cannabis et la Société des loteries et des jeux de l’Ontario.

Pour un prix national de la pollution du gouvernement fédéral, c’est aujourd’hui que ça passe ou ça casse. La Cour suprême du Canada décidera jeudi si la « taxe carbone » d’Ottawa est constitutionnelle ou si les libéraux fédéraux ont empiété sur un domaine de compétence provinciale. La professeure de droit de l’Université d’Ottawa, Nathalie Chalifour, a dit que la question juridique porte sur la constitutionnalité, mais qu’il s’agit d’une affaire existentielle pour le fédéralisme canadien. « Je crois que la question plus générale est de savoir si le Canada a une approche nationale pour combattre les changements climatiques et les émissions de gaz à effet de serre ou s’il faudra s’en remettre aux provinces individuelles pour agir », dit-elle. La décision juridique a aussi des implications politiques pour le gouvernement fédéral libéral dont le plan climatique repose lourdement sur la capacité de tarifer le carbone. La décision sera également déterminante pour le parti conservateur d’opposition à Ottawa, qui bataille ferme contre une taxe carbone à la consommation depuis des années. L’affaire a été portée devant le tribunal quand la Saskatchewan, l’Ontario et l’Alberta ont contesté la loi d’Ottawa.

États-Unis

La Securities and Exchange Commission des États-Unis a ouvert une enquête sur la frénésie des sociétés porteuses d’un chèque en blanc qui s’est emparée de Wall Street et cherche des informations sur la manière dont les souscripteurs gèrent les risques induits, écrit Reuters. L’autorité de réglementation a envoyé des lettres ces derniers jours aux banques de Wall Street au sujet de leurs rapports avec les sociétés d’acquisition à vocation spécifique (SAVS, ou SPAC, en anglais), écrit l’agence de presse, citant quatre personnes non identifiées directement informées du sujet. La SEC sollicite des informations volontaires et n’a pas lancé une enquête formelle, dit Reuters. La SEC cherche des informations sur les frais des transactions, les volumes et le contrôle interne pour encadrer les opérations et pose des questions sur la conformité et la communication des informations à fournir, d’après Reuters. Ses préoccupations pourraient s’articuler autour de la question des vérifications diligentes et de l’augmentation des risques d’opérations d’initiés à l’inscription en bourse des SAVS et lorsqu’elles annoncent une cible d’acquisition, dit l’article.

Les banques ont amélioré la situation de leurs fonds propres et devraient être autorisées à racheter leurs propres actions, a dit la secrétaire au Trésor, Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Janet Yellen, mercredi. Les autorités avaient restreint les rachats d’actions en 2020 par les plus grandes institutions du pays à titre de précaution quand la COVID-19 s’est transformée en pandémie. Quand ces banques ont passé des tests de résistance centrée sur la pandémie en décembre, la Réserve fédérale a dit qu’elle autorisait la reprise des rachats d’actions, mais sous certaines réserves. Mme Yellen, qui s’adressait mercredi au comité sénatorial des affaires bancaires, de logement et urbaines, a dit qu’elle était d’accord pour permettre des rachats d’actions. « J’y étais opposée plus tôt, quand nous étions très préoccupés par la situation dans laquelle se trouveraient les banques en cas de rachat d’actions, dit Mme Yellen. Mais les institutions financières semblent maintenant en meilleure santé, et je crois qu’elles devraient jouir d’une partie de la liberté que leur confèrent les règles pour rémunérer leurs actionnaires. »

Europe

Le Royaume-Uni et l’Union européenne essaient de résoudre leur différend au sujet de la fourniture de vaccins contre la COVID-19, peu après que les représentants de l’UE ont annoncé des règles plus strictes pour l’exportation des vaccins produits sur leur territoire. Le RU et l’UE s’entre-déchiraient ces dernières semaines, l’UE se plaignant de ce que Londres ne manifeste pas le même niveau de réciprocité dans la distribution des vaccins. L’UE a dit que depuis la fin de janvier, plus de 10 millions de doses produites dans l’Union ont été expédiées au Royaume-Uni, mais que celui-ci n’en a exporté aucune en retour. « Nous faisons tous face à la même pandémie et la troisième vague rend la coopération entre l’UE et le RU encore plus importante. Nous avons discuté de ce que nous pouvons faire de plus pour assurer une relation mutuellement bénéfique entre le RU et l’UE sur la question de la COVID-19 », ont dit que le gouvernement britannique et la Commission européenne dans un communiqué conjoint, mercredi.

AstraZeneca Plc a signalé un taux d’efficacité légèrement inférieur de son vaccin contre la COVID-19 après que les résultats d’un essai clinique américain ont été qualifiés de « dépassés », soulevant de nouvelles questions au sujet du vaccin controversé et retardant potentiellement son autorisation aux États-Unis. Le vaccin a démontré une efficacité de 76 pour cent pour protéger des volontaires contre le coronavirus, a dit le laboratoire britannique dans un communiqué jeudi. Ce chiffre est à comparer avec une estimation antérieure de 79 pour cent, qui était basée sur des données réunies jusqu’au 17 février. La dernière péripétie a créé un niveau d’incertitude supplémentaire pour un produit inspirant de moins en moins confiance en Europe après des mois de confusion et de faux pas. Bien qu’on s’attende toujours à ce que le vaccin joue un rôle crucial pour enrayer la pandémie, des gouvernements du monde entier en ayant commandé des millions de doses, ses problèmes à répétition risquent d’éroder encore davantage la confiance du public dans l’immunisation qu’il confère.

Asie

La Corée du Nord a tiré deux missiles balistiques dans la mer du Japon, ont dit mercredi soir les militaires de la Corée du Sud et du Japon. « Nous protestons strictement et fortement contre ce tir », a dit le premier ministre japonais, Yoshihide Suga, à des journalistes à Tokyo, ajoutant que les premières évaluations indiquent que les missiles sont tombés juste à l’extérieur de la zone économique exclusive de son pays. La Corée du Sud a annoncé que ses forces armées ont détecté deux missiles de courte portée lancés autour de 7 h, heure locale, d’après une déclaration du bureau des chefs d’état-major du pays à NBC News. Celui-ci a ajouté que les agences de renseignements de Corée du Sud et des États-Unis analysaient la question et collectaient des informations détaillées.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.