Haut de la page

Commentaire financier du jour

Canada

La Banque de Montréal a été la première des six grandes banques du Canada à publier ses résultats du premier trimestre avec un dépassement des prévisions de bénéfice substantiel, grâce à la croissance dans toutes ses grandes divisions et à une forte diminution des provisions pour pertes sur créances. Le bénéfice net de BMO au cours des trois mois terminés le 31 janvier a augmenté de 27 pour cent d’une année à l’autre à 2,02 milliards $. Sur une base rajustée, la banque a gagné 3,06 $ par action; en moyenne, les analystes prévoyaient 2,15 $ de bénéfice trimestriel à l’exclusion d’éléments extraordinaires. Les activités américaines de la banque ont affiché la plus forte croissance, puisque le bénéfice rajusté dans cette division a bondi de 67 pour cent d’une année à l’autre à 459 millions $US. BMO a attribué l’amélioration à des augmentations des revenus, une diminution des charges et une baisse des fonds qu’elle a dû mettre de côté pour des prêts qui pouvaient mal tourner. Sur ce front, les provisions de BMO à l’échelle de la banque pour des pertes sur prêts potentielles ont chuté à 156 millions $ au cours du trimestre alors qu’elles étaient de 432 millions $ au quatrième trimestre de son exercice précédent.

La Banque de Nouvelle-Écosse a réussi à dépasser les prévisions de bénéfice au premier trimestre de son exercice, malgré une baisse des bénéfices tirés de ses activités bancaires internationales. Le bénéfice net de la banque des trois mois terminés le 31 janvier a augmenté de 2,33 milliards un an plus tôt à 2,39 milliards $. Sur une base rajustée, le bénéfice de la BNE a augmenté de trois pour cent à 1,88 $ par action; en moyenne, les analystes s’attendaient à 1,57 $. La Banque Scotia – qui est souvent qualifiée de banque la plus internationale du Canada – a été freinée par ce caractère au dernier trimestre puisque les bénéfices rajustés de la banque provenant de ses activités internationales ont chuté de 35 pour cent d’une année à l’autre, à 398 millions $. La Banque Scotia a énuméré une série de facteurs qui ont contribué à l’érosion du bénéfice de cette division, dont des provisions pour pertes sur créances plus élevées et un mois supplémentaire de résultats de son unité mexicaine un an plus tôt. Cependant, le bénéfice total de la banque a été avantagé par une amélioration de la qualité du crédit au cours du plus récent trimestre puisque les provisions pour les créances qui pouvaient mal tourner ont chuté de 1,13 milliard $ au quatrième trimestre de l’exercice à 764 millions.

États-Unis

Le bénéfice du quatrième trimestre de Home Depot a largement dépassé les attentes des investisseurs mardi, car les consommateurs ont continué d’investir dans leurs maisons à cause de la pandémie et de la bonne tenue du marché de l’immobilier résidentiel. Le chef des finances de Home Depot, Richard McPhail, a dit que, ne sachant pas combien de temps la pandémie durera, le détaillant ne sait pas combien de temps cela influencera les dépenses de consommation. Il a dit que si la demande du deuxième semestre continuait, cela conduirait à une croissance légèrement positive à établissements identiques et à une marge opérationnelle d’au moins 14 % cette année. Voici les chiffres publiés par la société pour le trimestre terminé le 31 janvier et les estimations de Wall Street, sur la base d’une enquête auprès des analystes par Refinitiv : Bénéfice par action: 2,65 $ contre 2,62 $ attendus; Chiffre d’affaires : 32,26 milliards $ contre 30,73 milliards $ attendus.

Europe

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. HSBC a déclaré mardi un bénéfice pour l’ensemble de l’exercice 2020 qui dépassait les attentes et a annoncé un premier versement de dividendes depuis le début de la pandémie de COVID-19. La plus grande banque d’Europe par son actif, qui réalise l’essentiel de ses revenus en Asie, a déclaré que son bénéfice avant impôts déclaré de 2020 a chuté de 34 % par rapport à un an plus tôt, à 8,78 milliards $. Cela dépassait les attentes des analystes de 8,33 milliards $, selon les estimations compilées par HSBC. Le chiffre d’affaires déclaré s’est élevé à 50,43 milliards $ sur l’année, en baisse de 10 % par rapport à 2019. Le conseil d’administration de HSBC a annoncé un dividende intermédiaire de 15 cents par action – c’est le premier versement depuis le troisième trimestre de 2019.

Asie

 

Taïwan a revu à la hausse ses prévisions de croissance pour 2021, prédisant que l’économie cette année pourrait connaître l’expansion la plus rapide en sept ans – grâce à la demande mondiale de semi-conducteurs qui accroîtra les exportations de l’île. Son économie devrait croître de 4,64 % en 2021 par rapport à l’an dernier – ce qui constituera l’expansion la plus rapide depuis 2014, Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. selon les données du bureau taïwanais des statistiques. La croissance projetée de Taïwan pour 2021 est une révision à la hausse de la projection antérieure de l’expansion de 3,83 %, et marque une accélération par rapport à la croissance révisée de 3,11 % pour l’ensemble de 2020, a dit le bureau samedi. L’économie nord-asiatique est cette qui a crû le plus en Asie l’an dernier, où la pandémie de Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. COVID-19 a freiné l’activité dans de nombreux pays et territoires. Taïwan Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. a aussi crû plus vite que la Chine pour la première fois en 30 ans.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.