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Commentaire financier du jour

Canada

Les plus grandes banques du Canada sont sur le point de renouer avec la croissance des bénéfices – avec l’aide de programmes gouvernementaux qui ont permis d’éviter des pertes majeures sur prêts. Les six plus grandes banques devraient annoncer une baisse moyenne de 11 pour cent du bénéfice par action rajusté quand elles présenteront les résultats du premier trimestre de leur exercice cette semaine, selon les estimations des analystes compilées par Bloomberg. Le trimestre comparable de l’exercice précédent était le dernier avant l’éclosion de la COVID-19. Mais si les résultats réels dépassaient les projections dans les mêmes proportions qu’au quatrième trimestre, les banques dégageraient un profit de 3,4 pour cent. Que les banques du Canada réussissent ou non à inscrire un retour surprise à la croissance, elles émergent de la première année de pandémie en ayant évité une crise financière grave en grande partie grâce aux programmes de stimulation qui ont maintenu les consommateurs à flot. Avec la stabilisation de l’économie, les banques pourraient avoir à constituer moins de provisions pour pertes sur créances, ce qui donnerait un coup de pouce à leur profit.

États-Unis

Le président américain, Joe Biden, lancera lundi des changements au principal programme d’aide face au coronavirus pour les petites entreprises des États-Unis en essayant de toucher des entreprises plus petites, appartenant à des membres des minorités ou des entrepreneurs propriétaires uniques laissés de côté par les plans d’aide précédents. Des représentants de l’administration Biden ont dit que pendant deux semaines, à partir de mercredi, la Small Business Administration n’acceptera les demandes de prêts annulables au titre du Paycheck Protection Program (PPP) que d’entreprises de moins de 20 salariés afin d’éviter qu’elles ne soient évincées par des entreprises plus grandes. Quand le programme PPP a été lancé en avril 2020 au plus fort des confinements dans le cadre d’un projet de loi d’aide de 3 000 milliards $US, sa première enveloppe de 349 milliards $ a été épuisée en deux semaines. Le Congrès a autorisé une tranche de 320 milliards $ de plus en mai, mais le programme a expiré en août avec environ 130 milliards $ de fonds non utilisés. Le programme a été relancé le 19 janvier avec une enveloppe de 284 milliards $ de capitaux frais d’un projet de loi d’aide contre le coronavirus passé à la fin de décembre, et des représentants de l’administration Biden ont dit qu’environ 150 milliards $ du PPP sont encore disponibles. Mais ils ont ajouté qu’il reste encore beaucoup de très petites entreprises ou d’entreprises appartenant à des membres des minorités dans des régions dépourvues qui n’ont pas pu obtenir de l’aide.

Europe

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. GlaxoSmithKline de Grande-Bretagne et Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Sanofi de France ont dit lundi qu’elles ont entamé de nouveaux essais cliniques avec un vaccin candidat contre la COVID-19 à base de protéines et qu’elles visent à atteindre le stade final des essais au deuxième trimestre. Si les résultats sont concluants, les deux laboratoires espèrent voir approuver le vaccin d’ici le quatrième trimestre après avoir initialement visé le deuxième semestre de cette année. Cela a lieu alors que les fabricants de médicaments avaient dit en décembre que leur vaccin serait retardé après que les essais cliniques ont révélé une réponse immunitaire insuffisante chez les gens plus âgés. Le vaccin candidat de Sanofi et de GSK utilise la même technologie recombinante basée sur des protéines qu’un des vaccins contre la grippe saisonnière de Sanofi. Il sera lié à un adjuvant, une substance qui renforce l’effet du vaccin, fabriqué par GSK. L’étude portera sur l’essai de deux inoculations à 21 jours d’intervalle.

Asie

Le ministre des Affaires étrangères de la Chine, Wang Yi, a appelé lundi la nouvelle administration américaine à arrêter la « suppression » des sociétés de technologie chinoises, en énonçant les conditions d’une nouvelle coopération future entre les deux pays. Invoquant des craintes pour la sécurité nationale, le président Trump avait sanctionné des douzaines de sociétés chinoises au cours des trois dernières années. Le géant chinois des télécommunications Huawei est une des sociétés les plus en vue qui ont souffert de ses décrets, chutant du premier au sixième rang des fabricants de téléphones intelligents dans le monde l’an dernier du fait des sanctions. Les tensions entre les deux pays ont escaladé sous l’administration Trump, qui cherchait à utiliser les droits de douane et les listes noires pour réagit aux plaintes déjà anciennes des entreprises au sujet de l’absence de protection de la propriété intellectuelle en Chine, les transferts de technologie forcés et l’emprise de l’État sur les marchés. On ne sait pas encore clairement quelles mesures pourrait prendre exactement le président Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Joe Biden, mais il a maintenu un ton de fermeté depuis son entrée en fonction il y a un mois.

La Chine a maintenu son taux préférentiel pour les prêts inchangé à 3,85 %, ce qui correspondait sensiblement aux attentes des opérateurs et des analystes dans un sondage éclair de Reuters. Le taux sur cinq ans a aussi été maintenu à 4,65 %. Ce taux est fixé mensuellement par 18 banques.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.