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Commentaire financier du jour

Canada

Royal Dutch Shell réduit encore son implantation dans le secteur pétrolier de l’Alberta avec une transaction en vue de vendre des actifs de production de pétrole léger dans la région à Crescent Point Energy Corp. de Calgary pour 900 millions $. L’acquisition, annoncée après la fermeture des marchés mercredi, permet à Crescent Point d’ajouter un nouveau pôle de production à ses actifs principaux en Saskatchewan et augmentera sa production estimée en 2021 à environ 134 000 bep/j – principalement du pétrole brut et des liquides du pétrole très profitables, a-t-elle dit. Shell a vendu l’essentiel de ses actifs de sables bitumineux en Alberta à Canadian Natural Resources Ltd. en 2017. Crescent Point a indiqué qu’elle a déjà identifié plus de 200 nouveaux sites de forage potentiels sur les 130 000 hectares nets sur lesquels elle acquiert les droits de forage dont la plus grande partie n’a pas encore été explorée.

Tilray Inc. a annoncé son premier trimestre rentable mercredi, avant sa fusion prévue avec Aphria Inc. Le producteur de cannabis de Nanaimo, en Colombie-Britannique, indique que les fortes augmentations dans ses secteurs du cannabis destiné aux adultes et à un usage médical lui ont permis de réaliser un chiffre d’affaires net de 50,7 millions $US au cours de la période de trois mois terminés le 31 décembre, soit une augmentation de 19 pour cent par rapport à un an plus tôt. La société a aussi déclaré un BAIIA rajusté positif de 2,2 millions $US au quatrième trimestre, comparativement à une perte au titre du BAIIA rajusté de 35,3 millions $CAN pendant la même période l’année précédente. Tilray a encore déclaré une perte nette de 3 millions $US pendant le trimestre. Les analystes sondés par Bloomberg s’attendaient à ce que Tilray déclare un chiffre d’affaires d’environ 55 millions $US dans son quatrième trimestre et un BAIIA rajusté à peine positif de 220 000 $US.

États-Unis

Le bénéfice du quatrième trimestre de Walmart était inférieur aux prévisions de Wall Street jeudi, alors que le détaillant cherche à transformer la vigueur de son secteur de commerce électronique pendant la pandémie en un élan durable et une augmentation des bénéfices. Ses ventes par voie électronique aux États-Unis ont augmenté de 69 % – un chiffre important, mais le plus faible taux de croissance depuis le début de la crise sanitaire mondiale. Les ventes à établissements identiques aux États-Unis ont augmenté de 8,6 %, plus que l’augmentation de 5,8 % prévue par une enquête de StreetAccount. Sa filiale, Sam’s Club, a aussi déclaré une croissance des ventes à établissements identiques, à l’exclusion du carburant et du tabac, de moins de 5 %. Walmart a inscrit une perte de 2,09 milliards $, ou 74 cents  par action, comparativement à un bénéfice de 4,14 milliards $, ou 1,45 $  par action, un an plus tôt. Hormis certains éléments, Walmart a rapporté 1,39 $  par action, décevant les estimations des analystes. Le chiffre d’affaires total a augmenté de 7,3 % à 152,1 milliards $ contre 141,67 milliards $ l’année précédente, dépassant les prévisions de Wall Street de 148,30 milliards $.

L’économie américaine pourrait perdre pour plus de 1 000 milliards $ de production et sa compétitivité à long terme si la Maison-Blanche continue sur la voie de la rupture avec la Chine, selon un rapport publié mercredi par la U.S. Chamber of Commerce et Rhodium Group. Alors que le président Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Joe Biden semble déterminé à maintenir la ligne dure de son prédécesseur à l’égard de la Chine, les auteurs du rapport ont présenté des estimations des coûts énormes qu’entraîneraient des politiques tous azimuts – plutôt que ciblées – pour protéger la sécurité nationale des États-Unis contre la puissance économique et technologique croissante de Pékin. Les tensions entre les États-Unis et la Chine ont monté au cours des trois dernières années sous la présidence de Donald Trump. Son administration a cherché à utiliser les tarifs douaniers, les sanctions et une surveillance plus étroite des flux financiers transfrontaliers pour s’attaquer aux problèmes déjà anciens de l’absence de protection de la propriété intellectuelle par la Chine, de ses transferts de technologie forcés et de l’importance du rôle de l’État dans l’exploitation des entreprises.

Europe

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Barclays a déclaré jeudi un bénéfice sur l’ensemble de l’exercice de 1,53 milliard £ (2,11 milliards $US) pour 2020, en baisse de 38 % par rapport à 2019, mais dépassant les attentes des analystes. Le prêteur britannique a affiché un bénéfice net au quatrième trimestre attribuable aux actionnaires de 220 millions £, malgré le reconfinement national du Royaume-Uni face à la recrudescence des cas de COVID-19. Une solide performance dans le secteur des services aux grandes entreprises et de banque d’investissement, qui a enregistré une augmentation des revenus sur l’ensemble de l’année de 22 % à 12,5 milliards £, a contrebalancé une forte augmentation des charges de dépréciation à la suite de la détérioration des perspectives économiques engendrée par la pandémie. Les analystes sondés par Refinitiv s’attendaient à une perte nette au quatrième trimestre de 44,88 millions £ pour ramener le bénéfice net sur l’ensemble de l’exercice à 1,22 milliard £.

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Credit Suisse a déclaré une perte au quatrième trimestre de 2020 moins grave que prévu, en raison de provisions pour des contestations judiciaires plus élevées. La banque suisse a fait état jeudi d’une perte nette de 353 millions de francs suisses (392,8 millions $US) pour le quatrième trimestre de 2020. Ce résultat était meilleur que ce que prévoyait le marché. Selon Refinitiv, les analystes s’attendaient à une perte nette de 558,5 millions de francs suisses pour le trimestre et à un bénéfice net de 2,8 milliards de francs suisses pour l’année. Credit Suisse a terminé 2020 avec un bénéfice net de 2,7 milliards de francs suisses. La banque avait avisé les marchés en janvier qu’elle enregistrerait une perte plus importante que prévu au dernier trimestre de 2020 après avoir mis de côté 850 millions $US pour des contestations judiciaires au sujet de dettes immobilières aux États-Unis. Credit Suisse a accepté un règlement de 600 millions $US la semaine dernière.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.