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Commentaire financier du jour

Canada

Le patron d’un groupe de médias canadien, Pierre Karl Péladeau, a dit qu’il est prêt à intervenir pour acheter Transat AT Inc. maintenant que la reprise de la société organisatrice de vacances par Air Canada est remise en question. Dans une déclaration sur Twitter mardi soir, M. Péladeau a réitéré « [son] intérêt et [sa] détermination, tout comme [ses] moyens » pour acheter la société montréalaise Transat. L’homme d’affaires avait lancé une tentative d’achat l’an dernier, mais Transat avait déjà accepté de vendre à Air Canada au prix de 5 $ l’action. Cette transaction est maintenant compromise puisque le délai du 15 février est passé sans que les autorités de réglementation européennes aient donné leur feu vert. Même si elle reste valide, les deux sociétés ont maintenant le droit de la dénoncer. Cela signifie que le conseil d’administration de Transat est libre de négocier avec un nouvel acheteur, a écrit M. Péladeau. Le chef de la direction de la société de câblodistribution et de médias Québecor Inc. avait déjà fait une offre sur Transat à 5 $ et 6 $ l’action selon les informations communiquées par Transat. Le conseil avait refusé ses offres, disant qu’elles n’étaient pas financées et ne comportaient pas de dispositions pour aider la société à combler ses besoins de fonds de roulement en 2021. Québecor n’est pas impliquée dans la transaction actuelle.

États-Unis

La division Antitrust du département américain de la Justice a demandé un complément d’information à Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Salesforce et Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Slack avant l’acceptation du projet de Salesforce d’acheter la société de logiciels plus petite au prix de 27 milliards $US, a dit Salesforce mardi. Cela pourrait signaler une surveillance plus étroite des transactions technologiques très en vue sous l’administration Biden. Même avec un niveau additionnel d’évaluation, Salesforce s’attend toujours à clore la transaction visant Slack au cours du trimestre terminé le 31 juillet, selon des déclarations réglementaires officielles. L’examen, qui est une deuxième demande, n’est pas sans précédent : l’acquisition par Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. GE de Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Baker Hughes en 2017, la transaction de Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Charles Schwab avec Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. TD Ameritrade en 2020 et l’entente d’Anheuser-Busch avec Craft Brew Alliance en 2020, qui impliquait la vente des activités de Kona Brewing à Hawaï à une autre société, ont toutes fait l’objet de demandes semblables. L’opération envisagée, qui serait la plus importante de Salesforce à ce jour, unirait deux sociétés qui cherchent à rivaliser avec Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Microsoft, la plus grande société de logiciels au monde.

Nestlé a annoncé mercredi qu’elle vendra Pure Life et quelques autres marques nord-américaines d’eau en difficulté à deux sociétés de capital-investissement pour 4,3 milliards $US, alors que le géant de l’alimentation double la mise sur ses offres haut de gamme, dont Perrier. La vente à One Rock Capital Partners et Metropoulos & Co comprend des marques telles que Poland Spring, Deer Park, Ozarka, Ice Mountain, Zephyrhills, Arrowhead et Splash, ainsi que le service de livraison de boissons aux immeubles de bureaux américain ReadyRefresh. Perrier, S.Pellegrino et Acqua Panna, qui ont contribué à la reprise de la croissance du secteur nord-américain de l’eau de Nestlé au troisième trimestre, ne font pas partie de l’entente de vente, a dit la société. Nestlé, dont le siège social est situé à Vevey, en Suisse, avait dit en juin dernier qu’elle explorait une vente potentielle de son secteur de l’eau nord-américain. Reuters avait dévoilé en exclusivité ces discussions avec One Rock Capital plus tôt ce mois.

Europe

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Ford investit 1 milliard $US dans un établissement de production de véhicules électriques à Cologne, en Allemagne, alors que la branche européenne du géant automobile s’engage à se lancer à fond dans la production de véhicules électriques au cours des prochaines années. Dans ses plans annoncés mercredi matin, Ford a dit que toute sa gamme de véhicules de tourisme en Europe serait de type « zéro émission, entièrement électrique ou hybride rechargeable » d’ici le milieu de 2026, avec une offre « uniquement tout électrique » d’ici 2030. L’investissement à Cologne visera la modernisation d’une usine de montage existante et sa conversion en établissement concentré sur la production de véhicules électriques. L’entreprise veut aussi que son segment de véhicules commerciaux en Europe soit de type zéro émission, hybride rechargeable ou entièrement électrique d’ici 2024.

Sur le front des statistiques, la croissance de l’inflation au Royaume-Uni a surpris par sa hausse en janvier, ayant crû de 0,7 % en termes annuels sous l’effet de l’augmentation des prix des aliments et de moins de réductions sur les articles ménagers. Jai Malhi, stratégiste marchés mondiaux chez JPMorgan Asset Management, a dit qu’alors que le taux d’inflation annuelle reste faible, cela changera probablement bientôt puisqu’un mélange distorsions de l’offre dues au Brexit et à la COVID-19 se conjugue à un pic de la demande pour faire monter les prix des biens et des services.

Asie

Les exportations du Japon se sont accélérées en janvier, sous l’impulsion d’un rebond de la demande chinoise, et la confiance des fabricants est devenue positive pour la première fois depuis 2019 signalant un rétablissement graduel après le grave ralentissement de l’an dernier dû au coronavirus. Malgré les indicateurs optimistes, cependant, les analystes préviennent que l’élan de la reprise dans la troisième économie du monde pourrait se briser alors que les décideurs politiques jonglent avec la nécessité de contenir le virus et celle de ranimer la croissance et de remettre de l’ordre dans les finances du Japon. Les données du ministère des Finances ont révélé mercredi que les exportations ont augmenté de 6,4 pour cent en janvier par rapport à l’année précédente, ce qui est sensiblement égal à la hausse de 6,6 pour cent envisagée par les économistes dans un sondage de Reuters. Elle fait suite à un gain de 2,0 pour cent en décembre. Les exportations destinées à la Chine, le plus grand partenaire commercial du Japon, ont bondi de 37,5 pour cent sur douze mois jusqu’en janvier, ce qui représente la plus forte augmentation depuis avril 2010, entraînée par les équipements de fabrication de puces informatiques, les plastiques et les métaux non ferreux.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.