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Commentaire financier du jour

Canada

Les caisses de retraite canadiennes cherchent à accroître leurs investissements immobiliers, faisant le pari que le marché immobilier ralenti se rétablira à mesure que la pandémie de COVID-19 reculera et que les personnes travaillant dans des bureaux et les citadins retourneront vers les villes. Les caisses de retraite canadiennes détenaient pour 278,7 milliards $ de biens immobiliers en 2019, 4 % de plus qu’en 2018, selon l’Association canadienne des gestionnaires de caisses de retraite, ce qui en fait les plus grands propriétaires immobiliers du pays. Dans un monde caractérisé par une croissance économique ralentie, des taux d’intérêt très bas, des marchés boursiers volatils, l’immobilier offre un potentiel très intéressant pour les caisses de retraite, qui adoptent un horizon de placement à long terme, disent les participants du marché. « Nous recherchons des occasions d’acquisition », dit Hilary Spann, directrice générale, chef des placements immobiliers, Amériques chez Investissements RPC, qui gère 456,7 milliards $. Le portefeuille immobilier du RPC a produit un rendement de 5,1 % pendant l’exercice terminé en mars 2020. Le RPC a annoncé une coentreprise américaine avec Greystar Real Estate Portfolio pour construire des logements collectifs ce mois-ci, une transaction qui avait été engagée avant la pandémie. En novembre, il a signé un contrat avec Hudson Pacific Properties pour acquérir une tour de bureaux à Seattle.

États-Unis

Le président Joe Biden lancera une série d’initiatives jeudi pour prendre le contrôle de la pandémie due au coronavirus qui fait rage, s’attaquant à cette priorité des priorités dès son premier jour complet à la Maison-Blanche alors qu’il essaie de tourner la page de la présidence tumultueuse de Donald Trump. M. Biden signera 10 décrets pour combattre la pandémie, notamment en ordonnant l’utilisation des fonds d’assistance en cas de catastrophe pour aider à rouvrir les écoles et en imposant le port du masque dans les avions et les autobus, selon des fonctionnaires. Le nouveau président démocrate, qui a été assermenté mercredi, a placé la pandémie en tête d’une liste de défis intimidante qu’il devra relever pendant les premiers jours de son mandat, y compris la reconstruction d’une économie ravagée et la lutte contre l’injustice raciale.

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. United Airlines a dit mercredi qu’elle s’attend à dépasser ses marges d’avant la pandémie d’ici 2023, mais a prévenu que les ventes souffriront cette année alors que la crise sanitaire de la COVID continue. United a basculé dans un déficit net de 1,9 milliard $US au quatrième trimestre, comparativement à un bénéfice de 641 millions $US un an plus tôt. Le chiffre d’affaires du quatrième trimestre a chuté de 69 % à 3,41 milliards $US, soit moins que les estimations des analystes de 3,44 milliards $US. La perte nette du transporteur sur l’ensemble de l’année de 7,07 milliards $US était la plus importante depuis 2005, selon FactSet. Voici les résultats d’United pendant le trimestre, comparativement aux attentes de Wall Street, sur la base des estimations moyennes compilées par Refinitiv : Résultat par action rajusté : perte de 7 $US comparativement à une prévision de perte de 6,60 $; chiffre d’affaires : 3,41 milliards $US contre une prévision de 3,44 milliards $US.

Europe

Les fabricants britanniques s’attendent à une forte chute de la production au cours des trois prochains mois et ils craignent généralement que les problèmes liés à la COVID et au Brexit ralentissent les approvisionnements en composants et matériaux, d’après une enquête dévoilée jeudi. L’indicateur trimestriel des prévisions de nouvelles commandes de la Confederation of British Industry a chuté à -17 comparativement à zéro dans l’enquête précédente en octobre. Les nouvelles commandes pendant les trois mois jusqu’en janvier ont aussi baissé de +3 à -12. La constitution de stocks avait augmenté avant la sortie du Royaume-Uni du marché unique de l’Union européenne le 31 décembre. Près de la moitié des fabricants interrogés – la plus forte proportion depuis janvier 1975 – craignaient que l’accès à des matériaux et des composants ne limite leur production au cours du trimestre qui commence.

Asie

La part de marché des puces pour téléphones intelligents détenue par Qualcomm en Chine a plongé en 2020 en raison des sanctions américaines contre Huawei, selon un nouveau rapport. Résultat, les acteurs nationaux des télécommunications mobiles se sont tournés vers d’autres fournisseurs, dont Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. MediaTek de Taïwan, selon CINNO Research. L’an dernier, 307 millions de puces-systèmes (SOC) pour téléphones intelligents ont été livrées à la Chine, en baisse de 20,8 % d’une année à l’autre, selon le rapport. Les livraisons de Qualcomm en Chine ont diminué de 48,1 % d’une année à l’autre, a dit CINNO Research, sans publier de détails sur le nombre de puces livrées par Qualcomm. La part de marché du géant américain en Chine a chuté de 37,9 % en 2019 à 25,4 % en 2020.

La Banque du Japon a laissé sa politique monétaire inchangée jeudi. Dans une décision largement attendue, la banque centrale a maintenu son objectif de taux d’intérêt à court terme à -0,1 % et celui des obligations du gouvernement de 10 ans aux alentours de 0 %.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.