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Commentaire financier du jour

Canada

Les dirigeants d’Alimentation Couche-Tard Inc. sont à Paris pour essayer de sauver l’offre d’achat pour 20 milliards $US sur Carrefour SA avec des plans d’investissement et des engagements à la préservation des emplois alors que le gouvernement français multiplie ses objections. L’exploitant canadien de dépanneurs prévoit d’injecter 3 milliards € (3,6 milliards $US) dans la chaîne française de supermarchés pendant cinq ans, selon une personne bien informée qui a revendiqué l’anonymat parce que l’information ne relève pas du domaine public. Les actions de Carrefour ont reperdu une partie de leurs gains de cette semaine quand le ministre français des Finances, Bruno Le Maire, a dit qu’il était prêt à opposer un refus « clair et définitif » à l’opération. Le titre a plongé de 5,7 pour cent à Paris.

États-Unis

La proposition de plan d’aide économique de 1 900 milliards $US du président élu Joe Biden n’est que la première salve d’une bataille législative qui pourrait être prolongée par une grosse facture et l’inclusion de propositions auxquelles s’opposent beaucoup de républicains. Le plan comporte des éléments qui pourraient plaire assez aux républicains modérés pour obtenir l’aval du Sénat – notamment une enveloppe de 400 milliards $US pour endiguer le coronavirus et accélérer la remise en marche de l’économie, ainsi que 1 400 $US de paiements directs additionnels d’aide aux Américains. D’autres volets déclencheront une guerre partisane, notamment la proposition de M. Biden d’augmenter le salaire minimum fédéral à plus de son double, 15 $US l’heure, une aide à grande échelle aux administrations des États et la hausse des prestations d’assurance-chômage jusqu’en septembre.

Europe

L’Italie est en proie à une nouvelle incertitude politique. L’ancien premier ministre, Matteo Renzi, a retiré son soutien à l’actuelle coalition de gouvernement. Son petit parti – Italia Viva – appuyait le Mouvement 5 étoiles et le Parti démocrate, deux formations pro-UE, au pouvoir depuis l’été 2019. L’alliance des trois partis était vitale pour tenir les politiciens de l’UE à distance du gouvernement italien pendant une crise politique antérieure, à l’été 2019. Mais l’appui populaire aux formations anti-immigration et anti-UE est solide en Italie, où la Lega et le Parti des frères d’Italie occupent les première et deuxième places dans les sondages actuellement. La crise politique italienne survient à un moment particulièrement difficile, alors que les infections de COVID-19 ne donnent aucun signe de ralentissement et que leur impact économique pourrait entraîner une contraction du PIB de 10 % en 2020.

Sur le front des statistiques, l’économie du Royaume-Uni s’est contractée de 2,6 % en novembre alors que le pays a mis en place de nouvelles mesures de confinement, selon une estimation officielle publiée vendredi. Cela dépasse la contraction de -5,7 % attendue par les économistes sondés par Reuters, mais a marqué la première contraction depuis le début de la crise du coronavirus au printemps dernier. L’agence statistique officielle de la France a indiqué vendredi que l’inflation mesurée par l’IPC se situait à 0,0 % sur 12 mois et 0,2 % d’un mois à l’autre.

Asie

Les données économiques de la Chine qui paraîtront la semaine prochaine confirmeront sans doute que le pays est une des rares économies qui ont crû en 2020 malgré les difficultés engendrées par la pandémie de COVID, d’après certains analystes. La Chine publiera ses données officielles lundi, dont le produit intérieur brut du quatrième trimestre – suivi comme un indicateur de la santé économique de la Chine, mais à l’égard duquel les experts internationaux entretiennent des doutes sur la véracité des chiffres. Alors qu’il y a eu des poches occasionnelles d’éclosion de la COVID dans certaines régions, l’économie chinoise s’est largement rétablie depuis sa contraction de 6,8 % au premier trimestre de 2020, ou le pays a été confiné pour arrêter la propagation du virus. Les économistes sondés par Reuters s’attendent à ce que la reprise de la Chine ait accéléré dans les derniers mois de 2020. Ils prévoient un bond moyen du PIB d’une année à l’autre de 6,1 % au quatrième trimestre – comparativement à 4,9 % au trimestre précédent.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.