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Commentaire financier du jour

Canada

La proposition de rachat pour 20 milliards $ de la société française Carrefour SA par Alimentation Couche-Tard Inc. se heurte à une opposition initiale du gouvernement français, ce qui jette un doute sur les perspectives de la transaction transatlantique dans le commerce de détail. La pandémie a démontré l’importance d’un contrôle intérieur des approvisionnements alimentaires, a dit le ministre des Finances, Bruno Le Maire. Carrefour et d’autres chaînes d’épicerie ont dû faire face à des augmentations de la demande pendant les confinements où les consommateurs ont vidé les étagères de certains produits tels que la farine. Alors que l’État a le pouvoir de bloquer la transaction, les commentaires pourraient aussi indiquer que ses représentants veulent fixer les conditions avant de décider ou non d’autoriser l’achat. Les actions de Carrefour ont chuté de 7,4 pour cent aujourd’hui à Paris. Elles avaient augmenté de 13 pour cent mercredi, alors que les actions de Couche-Tard ont regagné un peu du terrain perdu à Toronto après les commentaires de M. Le Maire. Elles avaient clôturé en baisse de 9,2 pour cent, leur plus mauvaise séance depuis mars dernier.

États-Unis

Les autorités des États-Unis ont délibéré, mais ont fini par décider de ne pas interdire l’investissement par des Américains dans Alibaba Group Holding Ltd. et Tencent Holdings Ltd., selon une personne bien informée des discussions, levant le nuage d’incertitude qui planait au-dessus des deux plus grandes sociétés d’Asie. Le Département du Trésor a bloqué un effort du Pentagone pour ajouter les deux sociétés à la liste des entreprises interdites au motif qu’elles aident l’armée, a dit cet informateur qui a revendiqué l’anonymat parce que l’information ne relève pas du domaine public. Les autorités ont aussi débattu du blocage du chef de file des moteurs de recherche, Baidu Inc., mais ont abandonné le projet, ont ajouté ces informateurs. Les actions d’Alibaba à Hong Kong ont grimpé de 3,9 pour cent tandis que Tencent a augmenté de près de 5 pour cent à l’annonce du répit que le Wall Street Journal avait évoqué en premier. Les écarts sur les obligations en dollars ont diminué jeudi matin. L’imposition de l’interdiction aux deux sociétés aurait représenté l’escalade la plus spectaculaire provoquée par l’administration sortante, étant donné la seule taille des deux sociétés et la difficulté de dénouer les positions. À plus de 1 000 milliards $US, leur capitalisation boursière combinée représente près de deux fois la valeur du marché boursier de l’Espagne, alors que, ensemble, les deux sociétés comptent pour environ un dixième de l’indice MSCI des marchés émergents.

Une semaine avant son départ de la Maison-Blanche, Donald Trump est devenu le premier président américain visé par deux procédures de destitution de la Chambre des représentants. La chambre l’accuse de « high crime and misdemeanors » pour une incitation à l’insurrection qui a visé le Capitole des États-Unis il y a sept jours. Le comportement du président au cours des 13 mois depuis son premier impeachment a amené les démocrates à présenter une mise en accusation beaucoup plus nette que la première fois. La Chambre a accusé M. Trump à 232 voix contre 197, puisque tous les démocrates et 10 républicains ont soutenu la mesure. Mais le Congrès n’aura sans doute pas le temps de pousser le président vers la sortie avant la semaine prochaine – même si le Sénat encore aux mains du GOP décidait de le condamner. Le chef de la majorité au Sénat, Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Mitch McConnell, R-Ky., a dit après le vote à la Chambre des représentants que le Sénat n’entamerait pas un procès avant sa première réunion ordinaire après la réception de l’acte d’accusation de la Chambre des représentants – au plus tôt mardi prochain. Le calendrier implique que la procédure de destitution traînera jusque dans le mandat de M. Biden.

Europe

L’économie allemande s’est contractée de 5 % en 2020, selon les données du PIB pour l’année entière publiées jeudi. Les chiffres préliminaires, qui étaient légèrement meilleurs que la prévision de 5,1 %, ont été enregistrés après une année de turbulences économiques pour l’Allemagne et le reste du monde, la pandémie au coronavirus ayant provoqué des perturbations dans les entreprises et dans de grands pans de l’économie. Les cas d’infection ont provoqué plusieurs confinements dont ont souffert la population et l’activité économique en Allemagne. La chancelière Angela Merkel a annoncé la semaine dernière une prolongation des plus récentes mesures de restriction jusqu’à la fin du mois.

Asie

Les actions de la région Asie-Pacifique ont connu un sort contrasté jeudi ou les investisseurs ont réagi régionalement aux données sur le commerce extérieur de la Chine pour le mois de décembre. Les exportations de l’Empire du Milieu ont bondi de 18,1 % en décembre comparativement à un an plus tôt, selon les données des services de douane publiées jeudi. Cela représente plus que les prévisions d’une augmentation de 15 % par les analystes dans une enquête de Reuters. Pendant ce temps, les importations de la Chine ont augmenté de 6,5 % d’une année à l’autre, en décembre, comparativement à des prévisions de 5 % dans une enquête de Reuters.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.