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Commentaire financier du jour

Canada

L’offre d’Apollo Global Management Inc. sur Great Canadian Gaming Corp. rencontre de nouvelles difficultés. Un de ses grands actionnaires a publiquement rejeté la transaction et une importante société conseil sur le vote par procuration recommande aux investisseurs de rejeter l’offre de 2,5 milliards $US. L’unité de gestion d’actifs mondiaux de CI Financial Corp., qui détient 14 pour cent de Great Canadian dans divers fonds, a dit mercredi que les gestionnaires de ces fonds prévoient de voter contre l’offre. Cette annonce survient après la publication d’un rapport d’Institutional Shareholder Services recommandant aux investisseurs de refuser l’offre. Le communiquer de CI implique qu’Apollo ne pourra probablement pas réunir suffisamment de voix pour obtenir le feu vert sans augmenter le prix d’offre. Bloomberg avait indiqué précédemment que les gestionnaires de CI n’appréciaient pas le prix proposé, citant des personnes bien informées du dossier. D’autres grands actionnaires comme le fonds de couverture BloombergSen Inc. et Burgundy Asset Management Ltd. s’opposent également à cette offre.

Les pressions sur les prix au Canada ont accéléré en novembre plus que jamais depuis février, principalement à cause des coûts de l’hébergement. L’inflation annuelle a augmenté à 1 %, comparativement au chiffre de 0,7 % en octobre selon un bulletin de Statistique Canada publié mercredi à Ottawa. Les économistes s’attendaient au chiffre de 0,8 %, ce qui représentait la prévision médiane dans un sondage organisé par Bloomberg. Le taux d’inflation annuel du Canada reste bien inférieur à l’objectif de la banque centrale (2 %), et concorde avec l’opinion des grands argentiers qui estiment que les pressions sur les prix resteront faibles pendant plusieurs années, car les entreprises affectées par les restrictions pour combattre la COVID-19 ont du mal à augmenter les prix. Cela dit, le chiffre de novembre était le plus élevé depuis le début de la pandémie.

États-Unis

Les dirigeants du Congrès se sont rapprochés d’un accord sur un plan d’aide face au coronavirus de 900 milliards $US mercredi alors que des millions d’Américains en difficulté attendent un coup de pouce. L’entente ne comprendrait pas de protection contre la responsabilité des employeurs ou d’aide pour les États et les administrations locales, a confirmé CNBC. Les divergences de vues sur ces deux questions bloquaient les législateurs dans la définition d’un plan d’assistance. La mesure comprendrait un paiement direct aux Américains d’un certain montant, ainsi qu’une bonification fédérale de l’assurance-chômage, selon NBC News. De plus, le sénateur républicain du Montana, Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Steve Daines, a dit à CNBC que l’accord comprendrait environ 300 milliards $US d’aide pour les petites entreprises, dont des prêts au titre du programme de protection des salaires (Paycheck Protection Program), des fonds pour la distribution de vaccins contre la COVID-19 ainsi que pour le dépistage et un soutien aux hôpitaux. Le Congrès s’active pour trouver un consensus sur une législation pour financer le gouvernement et sauver le système de santé ainsi que l’économie qui ploient sous la pandémie. Si les législateurs n’agissent pas, l’administration fédérale cessera ses activités samedi, 12 millions de personnes perdront des prestations d’assurance-chômage au lendemain de Noël et des millions d’autres seront menacées d’éviction.

La Fed a dit qu’elle achètera pour au moins 120 milliards $US d’obligations chaque mois « jusqu’à ce que de nouveaux progrès substantiels aient été accomplis vers les objectifs d’emploi maximum et de stabilité des prix du FOMC », selon son communiqué à l’issue de sa réunion de politique monétaire de deux jours. La banque centrale américaine a aussi maintenu le taux directeur près de zéro, comme on s’y attendait. Le président de la Réserve fédérale, Jerome Powell, a dit mercredi que les cours des actions ne sont pas nécessairement très élevés étant donné la faiblesse des taux d’intérêt.

Europe

Le président français Emmanuel Macron a été diagnostiqué positif à la COVID-19. Le diagnostic a été réalisé « dès l’apparition des premiers symptômes », a indiqué le bureau du président jeudi. Le bref communiqué ne donnait pas d’autres détails sur les symptômes du président indiquant que : « Conformément aux consignes sanitaires en vigueur applicables à tous, le Président de la République s’isolera pendant 7 jours ». Le président, qui aura 43 ans la semaine prochaine, continuera de travailler et d’assurer ses activités à distance, dit aussi le communiqué. L’annonce du diagnostic positif à la COVID-19 de M. Macron a aussi entraîné la mise en quarantaine d’autres gouvernants. Le premier ministre français Jean Castex, 55 ans, le premier ministre espagnol à Pedro Sanchez, 48 ans, et le président du Conseil européen Charles Michel, 44 ans, ont tous annoncé qu’ils plaçaient en isolement après avoir été en contact avec le président ces derniers jours.

Asie

Le taux de chômage de l’Australie en novembre se situait à 6,8 %, selon des estimations corrigées des effets saisonniers publiés par l’Australian Bureau of Statistics jeudi. Ce chiffre est à comparer au taux de 7 % d’octobre. Les économistes interrogés par Reuters s’attendaient à ce que le taux de chômage se maintienne à 7 % en novembre.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.