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Commentaire financier du jour

Canada

Le détaillant de vêtements Aritzia Inc. a rouvert tous les magasins qu’il avait fermés à cause de la pandémie de COVID-19 en mars, mais il impute à des problèmes connexes continus la baisse de son chiffre d’affaires et la perte nette au cours du plus récent trimestre de son exercice. La chaîne de Vancouver, dont les marques sont TNA, Babaton et Wilfred, a déclaré une perte de 900 000 $ sur un chiffre d’affaires de 200 millions $ au cours de la période de 13 semaines terminée le 30 août, ce qui est mieux que les prévisions des analystes qui s’attendaient à une perte nette de 5,3 millions $ sur un chiffre d’affaires de 191 millions $, selon la société de données sur les marchés financiers Refinitiv. Elle avait déclaré un bénéfice net de 17,9 millions $ sur un chiffre d’affaires de 241 millions $ pendant la période comparable de l’an dernier.

États-Unis

L’inscription éventuelle sur une liste noire aux États-Unis d’Ant Group, un géant de la technologie financière chinois, n’aura probablement pas beaucoup d’impact sur ses affaires, selon des spécialistes interrogés par CNBC, étant donné que la société est surtout centrée sur son marché intérieur. Washington essaie de faire placer Ant Group, détenue à 33 % par Alibaba et contrôlée par le milliardaire Jack Ma, sur la « Entity List » des États-Unis, ce qui limiterait la possibilité pour les sociétés américaines de faire affaire avec le groupe. L’Entity List oblige les sociétés américaines à obtenir un permis avant d’exporter certains produits destinés à des sociétés figurant sur la liste noire. Ant Group prépare actuellement un premier appel public à l’épargne massif simultanément à Shanghai et à Hong Kong, si bien que l’inscription sur la liste noire arrive un moment très sensible. En prévision de l’élection présidentielle américaine de novembre, Donald Trump a adopté une attitude de grande fermeté à l’égard des sociétés technologiques chinoises, menaçant d’interdire le service de messagerie WeChat, propriété de Tencent, et TikTok, qui appartient à ByteDance de Pékin.

United Airlines a déclaré mercredi une perte supérieure aux prévisions au troisième trimestre alors que la pandémie liée au coronavirus continue de laminer la demande de voyages aériens, mais le transporteur a réduit l’érosion de ses capitaux. Le transporteur de Chicago a subi une perte nette de 1,8 milliard $ au cours des trois mois terminés le 30 septembre, comparativement à un bénéfice de 1 milliard $ un an plus tôt. Le chiffre d’affaires pendant la période a baissé de 78 % à 2,49 milliards $ comparativement à 11,38 milliards $ au troisième trimestre de 2019, ce qui est sensiblement égal aux prévisions de Wall Street, alors que la compagnie aérienne a réduit sa capacité de 70 % par rapport à l’an dernier. Compte non tenu des éléments exceptionnels, United a déclaré une perte par action de 8,16 $, comparativement aux estimations des analystes de 7,53 $. Les compagnies aériennes ont eu du mal à survivre pendant la pandémie, particulièrement les grands transporteurs comme United, Delta et American, très dépendants des vols internationaux et des voyages d’affaires, deux des segments les plus gravement atteints. Les résultats de United ont été publiés au lendemain de l’annonce d’une perte nette de Delta de 5,4 milliards $ au troisième trimestre.

Europe

Boris Johnson décidera prochainement de ce qu’il va faire face au blocage des négociations commerciales du Brexit, les négociateurs n’étant pas parvenus à un accord avant la date limite auto-imposée par le premier ministre britannique du 15 octobre. M. Johnson a dit à des représentants de l’UE mercredi qu’il était déçu du manque de progrès au cours des deux dernières semaines, selon un porte-parole. Dans un entretien téléphonique avec les présidents de la Commission et du Conseil européens, Ursula von der Leyen et Charles Michel, M. Johnson a dit qu’il attendra l’issue du sommet européen de jeudi avant de déterminer la prochaine étape pour le Royaume-Uni. Les 27 chefs d’État et de gouvernement de l’UE se retrouvent à Bruxelles jeudi après-midi dans le cadre de leur réunion d’octobre ordinaire. Le principal obstacle à ce stade est celui de la pêche, un sujet politiquement important pour le gouvernement britannique, mais aussi pour certains pays de l’UE, dont la France. Il y a aussi des divergences de vues sur les règles de la concurrence et sur la gouvernance future de l’accord.

Asie

L’indice des prix à la consommation de la Chine a légèrement augmenté en septembre où les prix des aliments ont grimpé, malgré un important ralentissement de l’inflation des prix du porc. L’indice des prix à la consommation a augmenté de 1,7 % le mois dernier par rapport à un an plus tôt, d’après une communication jeudi du bureau national de la statistique chinois. Ce chiffre était légèrement inférieur à l’augmentation de 1,8 % prédite par les analystes dans un sondage Reuters, et inférieur à la hausse de 2,4 % du mois d’août. Les prix généraux des produits alimentaires sont restés élevés, en hausse de 7,9 % en septembre par rapport à l’an dernier, alors que les prix des légumes frais ont grimpé de 17,2 %. Les prix du porc ont bondi de 25,5 %, mais ce rythme est moins rapide que celui de plus de 100 % des 12 derniers mois. Les prix du porc ont augmenté de 52,6 % d’une année à l’autre en août. Le chiffre de septembre traduit le rythme d’augmentation le plus lent depuis juin 2019, selon le bureau de la statistique.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.