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Commentaire financier du jour

Canada

Le marché du travail canadien continue de reprendre vie. La création d’emplois au Canada est passée de 246 000 postes en août à 378 000 en septembre, ce qui représente un net dépassement des 150 000 créations d’emplois attendues. Les trois quarts des postes perdus depuis mars ont déjà été récupérés. En outre, l’emploi à temps plein était très robuste, augmentant de 334 000. Le taux de chômage a baissé de 1,2 % à 9 %, ce qui était nettement inférieur aux 9,8 % attendus. Positivement, cette diminution du chômage s’est matérialisée malgré une augmentation du taux d’activité passé de 64,6 % à 65 %.

La santé du marché du travail canadien confirme l’amélioration généralisée de l’économie du pays. Les ventes au détail se situent bien au-dessus des niveaux d’avant la pandémie et les mises en chantier résidentielles ont été très robustes, malgré leur diminution en septembre. Cette reprise économique est le résultat des politiques monétaire et budgétaire. Les taux d’intérêt d’une faiblesse record stimulent l’activité de construction résidentielle et les mesures de stimulation budgétaire ajoutent de l’argent directement au porte-monnaie des ménages et des petites entreprises. Résultat, les cas d’insolvabilité individuelle ont chuté de 43 % cette année, à leur niveau le plus bas depuis 1996.

Les prochains mois annuleront probablement une partie des récents progrès. La deuxième vague de COVID-19 qui balaie le Canada a nettement accéléré ces dernières semaines et dépasse celle du printemps. En réaction, les gouvernements de tout le pays resserrent de nouveau les mesures sanitaires alors que certaines grandes villes imposent à nouveau le confinement, bien que moins sévère que celui du début de l’année.

États-Unis

Johnson & Johnson a suspendu les essais cliniques de son vaccin contre la COVID-19 après qu’un participant est tombé malade. C’est la deuxième fois qu’une entreprise en tête du développement d’un vaccin marque une pause dans la course pour créer une immunisation viable contre le virus. La maladie de ce participant est en cours d’évaluation. J&J est engagée dans une course avec ses rivaux Moderna Inc., Pfizer Inc. et AstraZeneca Plc pour livrer un vaccin pour freiner la pandémie. Les fabricants de médicaments doivent trouver un juste équilibre entre les pressions de l’urgence – particulièrement alors que les cas de coronavirus atteignent de nouveaux records – et les considérations de sécurité dans la phase finale cruciale des essais.

L’afflux de capitaux vers les produits à revenu fixe américains cette année a dépassé le total de l’ensemble de l’an dernier. De nouveaux fonds arrivent. Les investisseurs utilisent de plus en plus les FNB d’obligations de sociétés pour parier sur la reprise économique et se protéger contre ce qui pourrait être une saison postélectorale volatile.

Le marché du pétrole subira un revers durable dû au coronavirus, car il lui faudra des années pour se rétablir et il culminera à un niveau moins élevé, selon l’agence internationale de l’énergie. Après une baisse sans précédent de 8 % cette année, la consommation de pétrole reviendra au niveau d’avant la crise en 2023, sous réserve que la pandémie de COVIF-19 soit maîtrisée l’an prochain, a dit l’agence dont le siège social est à Paris, mardi. Même dans ce cas, qui est le scénario le plus optimiste pour le pétrole envisagé par l’EIA, la pandémie aura un impact durable. L’EIA réitère son opinion selon laquelle la demande mondiale de pétrole plafonnera autour de 2030, à des niveaux plus bas que ceux prévus l’an dernier.

Europe

La confiance des investisseurs dans les perspectives de l’économie allemande a plongé, signe d’une inquiétude que la résurgence des infections puisse nuire à la reprise. Un indicateur de l’institut ZEW a chuté à 56,1 en octobre – le plus bas en cinq mois – comparativement à 77,4 en septembre, en dessous des estimations les plus pessimistes d’une enquête de Bloomberg. L’indicateur de la zone euro a aussi baissé. La perte de confiance accompagnait un rapport de la banque centrale du pays qui mettait en garde contre des tensions dans le système financier dues à des faillites d’entreprises et aux problèmes d’endettement.

Asie

La demande de voitures en Chine est de plus en plus vigoureuse, faisant du marché automobile de la plus grande économie d’Asie un point brillant unique alors que la pandémie liée au coronavirus continue de freiner les ventes en Europe et aux États-Unis. Les ventes de berlines, de VUS, de minivans et de véhicules multisegments ont bondi de 7,4 % en septembre depuis un an, à 1,94 million de véhicules, selon l’association chinoise des voitures de tourisme. Cela marque la troisième augmentation mensuelle, qui était principalement attribuable à la demande de VUS. Les livraisons de véhicules de tourisme aux concessionnaires ont augmenté de 8 % à 2,1 millions de véhicules, alors que les ventes totales, comprenant les camions et des autobus, ont augmenté de 13 % à 2,57 millions, d’après les données publiées ultérieurement par l’association chinoise des constructeurs automobiles.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.