Haut de la page

Commentaire financier du jour

Canada

La part de la Chine dans le commerce international du Canada a augmenté à des niveaux record, même si les deux pays traversent leur pire crise diplomatique depuis qu’ils ont établi des liens. Et la Covid-19 en est une des grandes raisons. Alors que la puissance économique asiatique retourne à des niveaux d’activités plus normaux, les suspensions d’activité nuisent au commerce avec les États-Unis, le plus grand partenaire commercial du Canada. Le total des exportations et des importations avec la Chine représentait 6,9 % du commerce international de marchandises du Canada depuis le début de l’année. Cela représente pratiquement un point de pourcentage de plus que la moyenne des années précédentes, et constitue la proportion la plus élevée enregistrée jusque-là, selon les données publiées mardi par Statistique Canada.

Les investisseurs japonais ont acheté un montant record d’obligations souveraines italiennes et canadiennes en août, selon les données de la balance des paiements du pays asiatique publiées jeudi. Les investisseurs ont acquis pour 298,8 milliards de yens de titres de créance canadiens en août.

Bien que les prix du pétrole brut stagnent près de 40 $US le baril depuis quatre mois, une reprise de la demande commence à se manifester dans des recoins obscurs du marché pétrolier. L’Inde, ravagée par la pire éclosion de COVID-19 d’Asie, a commencé à importer de l’essence. En Europe, les automobilistes consomment presque autant de carburant qu’avant la pandémie même si l’activité économique générale reste déprimée. En Asie, où la divergence a été la plus forte, les stocks d’essence ont plongé ces dernières semaines.

États-Unis

Après la proposition hier d’un maigre soutien budgétaire ciblé par le président Trump, les stratèges en géopolitique de BCA Research ont réduit à 20 % les chances d’une entente sur un accord budgétaire important avant l’élection. La décision n’a pas été prise mardi quand le président Trump a annoncé qu’il mettait fin aux pourparlers, car cela aurait été une tactique de négociation. L’annonce du souhait de petits accords morcelés est plus problématique puisqu’il est très peu probable que la présidente de la Chambre des représentants, Nancy Pelosi, donne son accord à de tels programmes. Les démocrates veulent d’un plan vaste pour aider les administrations des États et locales qui ont grand besoin de fonds supplémentaires. De leur point de vue, les petites ententes n’aident que la Maison-Blanche alors qu’elles offrent peu d’avantages aux démocrates. En outre ces mini-ententes écarteraient le plan de 1 600 milliards $US des républicains du Sénat. Les démocrates veulent protéger l’importante avance du vice-président Joe Biden sur son adversaire, à la fois sur le plan national et dans les États charnières, et ils ne bougeront pas.

La sénatrice Kamala Harris a cherché à faire de l’élection un référendum sur la gestion par l’administration Trump de la pandémie liée au coronavirus dans un débat tenu quelques après le diagnostic d’infection à la COVID-19 de Donald Trump, alors que le vice-président Mike Pence a affirmé que la politique proposée par le duo de candidats démocrates était trop à gauche et ruinerait l’économie. Au cours d’un débat de 90 minutes parfois houleux à l’université de l’Utah, M. Pence a défendu la réponse du président au coronavirus, vanté les progrès économiques et critiqué la politique démocrate concernant la fracturation pour l’extraction pétrolière. Alors qu’il reste moins d’un mois avant l’élection, les sondages montrent une petite tranche d’électeurs indécis à convaincre et une augmentation de l’avance de Joe Biden. Mme Harris a essayé d’imputer à l’administration Trump l’incapacité d’enrayer la propagation du virus, reprochant à M. Pence, qui dirige le groupe de travail de la Maison-Blanche sur le coronavirus, l’augmentation du nombre de décès.

Europe

Certains gouvernements européens ont du mal à gérer leurs programmes massifs de tests de dépistage de la COVID-19 alors que les cas d’infection augmentent sur le continent, remettant en question un élément central de leurs stratégies de lutte contre le virus à l’approche de l’hiver. Depuis que le coronavirus est apparu sur le continent en début d’année, les gouvernements ont rapidement augmenté la disponibilité de tests de dépistage dans le but de surveiller la propagation de la maladie, de supprimer rapidement les foyers de contamination locaux et d’éviter des confinements à grande échelle. Certains systèmes de dépistage peinent. Des pays comme le Royaume-Uni, la France, l’Espagne et les Pays-Bas ont eu du mal à traiter rapidement les tests face à l’explosion de la demande alors que les écoles ont été rouvertes et que les vacanciers rentraient chez eux. Le problème va probablement augmenter avec la dégradation des conditions météorologiques au cours des prochains mois et la multiplication des grippes et des rhumes ordinaires, si bien que des masses de citoyens présenteront des symptômes ressemblant à la COVID.

Asie

Samsung Electronics Co. a annoncé qu’elle prévoit un bénéfice d’exploitation d’environ 12 300 milliards de wons (10,6 milliards $US) pour le troisième trimestre, en hausse par rapport à la même période un an plus tôt et attribuable à de fortes ventes de téléphones intelligents et d’électronique grand public, alors que les entreprises s’adaptent aux effets à long terme de la pandémie. À mesure que les économies se sont remises en marche, la société a vu rebondir les ventes de ses divisions de téléphones intelligents et d’appareils électroniques grand public par rapport au début de l’année et vu augmenter ses ventes à Huawei Technologies Co. de ses puces mémoire avant l’entrée en vigueur de l’interdiction de vendre à la société de Shenzhen. Les perspectives de la société pour le trimestre précédent ont aussi été enrichies par l’annonce la semaine dernière de la signature d’un contrat de 6,65 milliards $US avec Verizon Communications Inc. pour la fourniture de nouveaux équipements réseau au cours des cinq prochaines années. Samsung s’est activement donné pour priorité de conquérir une plus grande part du marché de la 5G, alors que les entreprises de télécommunications mettent en place la norme de la prochaine génération, particulièrement aux États-Unis et en Europe.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.