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Commentaire financier du jour

Canada

Le commerce du Canada avec le reste du monde a poursuivi sa reprise vers des niveaux plus normaux alors que l’économie mondiale rebondit après le confinement dû à la COVID-19. Les exportations de marchandises ont augmenté de 11,1 % en juillet, s’ajoutant à un gain de 28,5 % en juin, selon Statistique Canada. Les importations ont progressé de 12,7 % en juillet après avoir bondi de 20,3 % en juin. Combinées, les exportations et les importations ont augmenté de 35 % après avoir chuté au plus bas depuis des décennies en avril, si bien qu’elles se situent maintenant à 5 % de niveau d’avant la pandémie. Ces chiffres renforceront la confiance dans le rebond du Canada, mais les économistes préviennent qu’un rétablissement complet est loin d’être assuré. Si le commerce international a été robuste dans certains secteurs, comme l’automobile, d’autres branches, notamment celle des voyages, restent à la peine.

Altice USA Inc. et Rogers Communications Inc. ne sont pas près d’abandonner leur tentative de mainmise sur le câblodistributeur de Montréal, Cogeco Inc. Les deux sociétés ont dit jeudi qu’elles maintiennent leur offre de 7,8 milliards $ qui permettrait à Altice USA d’acquérir les actifs de Cogeco aux États-Unis et de revendre le reste à Rogers.

États-Unis

Les actions des sociétés technologiques à mégacapitalisation qui ont bondi de record en record ont plongé jeudi quand les investisseurs baissiers ont repris le dessus sur les marchés boursiers américains. L’indice 100 a chuté de 5,2 % affichant son plus important revers depuis mars. Apple Inc., Tesla Inc. et Amazon.com Inc., qui figuraient parmi les plus grands acteurs de la reprise historique de cinq mois, ont perdu au moins 4,6 %. L’indice avait augmenté dans 11 séances sur 13 enregistrant des records quasi quotidiens, au mépris des stratégistes qui prévenaient que les valorisations étaient surgonflées. Soulignant le faible nombre de titres qui ont dévissé, une version équipondérée de l’indice S&P 500 qui accorde autant d’importance à Coty Inc. qu’à Microsoft Corp. a baissé d’un point de pourcentage de moins que la version pondérée en fonction de la capitalisation boursière dans ce qui représente le plus grand écart de performance depuis juillet.

Europe

La Banque centrale européenne renforcera probablement sa réponse à la crise plus tard cette année puisque la reprise chancelante et l’appréciation de l’euro exacerbent les baisses des prix. La plupart des répondants d’une enquête Bloomberg s’attendent à une augmentation du programme d’achat d’obligations face à la pandémie de 1 350 milliards € (1 600 milliards $US) d’ici décembre, avec une prévision médiane de 350 milliards €. On s’attend à ce que le conseil des gouverneurs maintienne la politique monétaire dans son état actuel lors de sa réunion virtuelle de jeudi prochain, mais certains analystes pensent que la présidente Christine Lagarde laissera entrevoir la possibilité de nouvelles interventions futures.

Asie

Le président chinois Xi Jinping a dit que rien ne s’intercalera entre le peuple chinois et le parti communiste qui est au pouvoir depuis plus de 70 ans, empruntant un ton lourd de défi face aux critiques provenant des États-Unis. Prenant la parole lors d’un événement marquant le 75e anniversaire de la reddition officielle du Japon à la fin de la Deuxième Guerre mondiale, le président Xi a exposé les domaines dans lesquels la Chine n’accepterait « jamais » aucune interférence étrangère. Il visait en particulier les menaces contre la règle du parti unique du parti communiste chinois. « Le peuple chinois ne permettra jamais à personne ni à aucune force de séparer le PCC du peuple chinois et de les opposer l’un à l’autre, dit-il. Le peuple chinois ne permettra jamais à personne ni à aucune force de distordre l’histoire du PCC et d’avilir le caractère et la vocation du PCC. »

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.