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Commentaire financier du jour

Canada

Le gouvernement canadien envisage une transition vers des emprunts à long terme pour financer son déficit budgétaire surdimensionné, stratégie qui l’aiderait à réduire les pièges associés à la dette à court terme, mais qui pourrait aussi perturber l’équilibre des marchés obligataires du pays. Le programme de dépenses massif du gouvernement pour contrer la pandémie liée au coronavirus a été principalement financé par des emprunts à court terme, ce qui comporte un risque élevé parce que, au moment de refinancer ces emprunts, l’intérêt des investisseurs pourrait manquer ou les taux pourraient être beaucoup plus hauts étant donné que le marché doit absorber tant d’émissions, selon Ian Pollick, chef mondial de la stratégie FICC de la Banque Canadienne Impériale de Commerce. Le ministre des Finances, Bill Morneau, a dit aux parlementaires tard mardi soir que le gouvernement évalue pour déterminer s’il devrait adopter une stratégie qui entraînerait des émissions additionnelles d’obligations du Canada de plus longue durée. « Au moment où nous assumons davantage de dettes, nous visons une plus longue durée de nos emprunts pour réduire le risque au renouvellement », a dit M. Morneau à Ottawa. Les mesures de dépenses massives ont déjà un impact important sur la solvabilité du pays. Fitch Ratings a réduit la note de la dette à long terme du Canada mercredi de AAA à AA+, invoquant la détérioration des finances publiques qui découlent des dépenses liées à la Covid-19. Les pays qui ont des notes de crédit moindres doivent généralement payer plus cher pour emprunter.

WestJet Airlines Ltd. licencie 3 333 membres de son personnel pour rationaliser ses activités face à la pandémie, ce qui constitue la plus récente compression d’effectifs du secteur aéronautique canadien éprouvé. WestJet a dit que les licenciements toucheront le personnel des centres d’appels de la société ainsi que son effectif des bureaux et de la direction. Elle sous-traitera également ces activités aéroportuaires canadiennes à l’exception de celles Vancouver, Calgary, Edmonton et Toronto.

États-Unis

Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Google paiera désormais directement les éditeurs de nouvelles pour avoir droit à leur contenu, ce qui dénote un changement de cap du géant d’Internet. La société a dit jeudi qu’elle lancera un programme de licences qui rétribuera les éditeurs de contenus de grande qualité destinés à être publiés dans un nouveau service qui sera lancé plus tard cette année. Ce service sera offert sur les plates-formes News et Discover de Google. Il comprendra initialement des publications d’informations locales et nationales comme Der Spiegel d’Allemagne, InQueensland et InDaily d’Australie et Diarios Associados du Brésil. Google a dit que, là où ce sera possible, la société offrira de payer pour un accès libre aux articles payants des sites d’information. Cette décision fait suite à la décision des autorités antitrust de France et d’Australie exigeant que Google paie le contenu d’informations. Elle marque un changement de direction de Google, qui, pendant des années, a refusé de payer les organes de presse pour la diffusion de leurs articles.

Europe

Les actions européennes sont devenues positives mardi en matinée où les investisseurs ont eu à digérer les plus récentes prévisions économiques du Fonds monétaire international (FMI) et une pointe record de cas de COVID-19 aux États-Unis. La société de paiement allemande Wirecard en difficulté a annoncé jeudi matin qu’elle a déposé une déclaration d’insolvabilité auprès d’un tribunal de Munich après la révélation de la disparition de 2,1 milliards $ de son bilan. Les actions de la société ont chuté de 76 % après l’annonce. Les marchés mondiaux continuent d’absorber les plus récentes prévisions du FMI pour l’économie mondiale et un avertissement concernant la flambée des dettes. Mercredi, le FMI a publié ses plus récentes prévisions dans lesquelles il projette une contraction de 4,9 % du produit intérieur brut mondial en 2020, plus que les 3 % qu’il prévoyait en avril. Le fonds a aussi révisé à la baisse les prévisions de PIB pour 2021. Il s’attend maintenant à un taux de croissance de 5,4 %, en baisse par rapport à une prévision de 5,8 % faite en avril. Le fonds a dit que les révisions à la baisse étaient dues aux mesures de distanciation sociale qui resteront probablement en place pendant le deuxième semestre de cette année et affecteront la productivité et les chaînes d’approvisionnement.

Asie

Les actions dans la région Asie-Pacifique ont chuté jeudi après une nouvelle révision à la baisse des prévisions économiques du Fonds monétaire international. Les actions en Australie étaient en tête des perdants parmi les grands marchés de la région, où l’indice Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. S&P/ASX 200 a chuté de 2,48 %. L’indice Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Kospi de la Corée du Sud a enregistré une importante baisse, de 2,27 %. Au Japon, l’indice Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Nikkei 225 a cédé 1,22 % alors que l’indice Topix reculé de 1,18 %. En Asie du Sud-Est, l’indice Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Straits Times de Singapour a perdu 1,55 % dans la séance de l’après-midi. Globalement, l’indice MSCI Asie sans le Japon a dérapé de 0,9 %. Parmi les entreprises, les actions d’Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Olympus au Japon ont bondi de 11,15 % jeudi après l’annonce, mercredi, de la signature d’un protocole d’entente avec le fonds d’investissement Japan Industrial Partners pour vendre sa division d’appareils photo. Les marchés en Chine et à Hong Kong étaient fermés jeudi, jour férié.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.