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Commentaire financier du jour

Canada

Stephen Poloz a offert une évaluation pleine d’espoir de la capacité de l’économie canadienne de rebondir de la pandémie, quelques semaines à peine après que le gouverneur sortant a fait pénétrer la Banque du Canada en territoire inconnu pour prévenir une dépression. Donnant sa dernière conférence de presse avant de quitter son poste le mois prochain, M. Poloz a dit que la banque centrale doit être préparée à une grande variété de situations à venir. Mais il est plus optimiste que beaucoup d’observateurs en ce qui concerne les perspectives de la reprise, croyant que les mesures de stimulation budgétaires qui ont été adoptées permettront aux Canadiens de reprendre rapidement là où ils en étaient avant la crise. L’économie du Canada connaît actuellement une des plus fortes contractions depuis la dépression des années 1930, avec un taux de chômage de 13 pour cent. Le gouverneur a été forcé de prendre des mesures sans précédent seulement pour éviter un grippage des marchés du crédit – réduisant le taux directeur pratiquement à zéro, injectant plus de 300 milliards $ de liquidités dans les marchés financiers et amenant la banque centrale pour la première fois à se livrer à des achats massifs de titres de créance gouvernementaux.

États-Unis

Les tensions entre les deux plus grandes économies du monde ont fortement monté sur de multiples fronts ces derniers jours. La discorde entre Washington et Pékin, qui se reprochaient déjà mutuellement la pandémie due au coronavirus, a débordé sur les marchés financiers cette semaine après que le Sénat américain eut adopté mercredi une législation qui pourrait empêcher des sociétés chinoises de s’inscrire à la cote de bourses américaines à moins de se soumettre à la réglementation et aux normes d’audit des États-Unis. Un représentant du gouvernement chinois a dit jeudi que Pékin ne cédera pas devant une escalade des tensions avec les États-Unis, mais a souligné que la reprise économique et la coopération devraient être la priorité, selon Reuters.

Europe

L’indice paneuropéen Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Stoxx 600 a baissé de 1,6 % avant l’ouverture des marchés, les banques plongeant de 3,1 % pour prendre la tête des pertes alors que tous les secteurs et les principales places boursières sont entrés dans le rouge. Parmi les entreprises, le prêteur britannique Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Lloyds a dû faire face à une rébellion des actionnaires au sujet de ses projets de primes pour les cadres supérieurs jeudi, alors que Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Lufthansa a annoncé la conclusion d’une entente de sauvetage avec le gouvernement allemand de 10 milliards $. Sur le front des données, les emprunts au Royaume-Uni ont bondi à un record de £62,1 milliards (75,8 milliards $US) en avril, selon les chiffres publiés vendredi, alors que les ventes au détail ont baissé au rythme record de 18 %, la pandémie ayant décimé l’économie.

Asie

Le gouvernement chinois a abandonné sa pratique vieille de plusieurs décennies de fixation d’un objectif de croissance économique annuel devant toute l’incertitude soulevée par la pandémie due au coronavirus et a dit qu’il continuera d’augmenter ses mesures de stimulation. S’adressant vendredi à l’Assemblée nationale populaire, le premier ministre Li Keqiang a tenu un discours de politique annuelle qui exposait une nouvelle concentration sur le maintien de l’emploi et des investissements. Sur fond d’escalade des tensions avec les États-Unis. M. Li a dit que Pékin reste déterminé à respecter les engagements de la première phase de l’accord commercial. Alors que plus de 500 milliards $US d’obligations pour des infrastructures peuvent être émises cette année et que de nouvelles mesures d’assouplissement monétaires pointent à l’horizon, la Chine essaie de cimenter une reprise intérieure fragile sans explosion des dettes comme aux États-Unis et en Europe.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.