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Commentaire financier du jour

Canada

La Société canadienne d’hypothèques et de logement envisage de réviser les pratiques de souscription afin de limiter les emprunts excessifs en raison de la menace de baisse importante des prix de l’immobilier résidentiel et de l’augmentation des niveaux d’endettement. La combinaison de dettes hypothécaires plus élevées, de baisse des prix des biens et d’augmentation du chômage est préoccupante pour la stabilité financière à long terme du Canada, a dit Evan Siddall, président et premier dirigeant de la SCHL, mardi. Un cinquième de tous les prêts hypothécaires pourraient être en souffrance si le pays n’a pas suffisamment récupéré, dit-il. L’économie s’est probablement contractée de 42 pour cent en chiffres annualisés au deuxième trimestre, selon la prévision médiane tirée d’une enquête de Bloomberg. La SCHL prévoit une baisse moyenne des prix des maisons de neuf à 18 pour cent au cours des 12 prochains mois, dit-elle.

États-Unis

Les actions de Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Lowe’s ont bondi mercredi après l’annonce par la société de bénéfices supérieurs aux prévisions. Le prix des actions était en hausse de près de 6 % après avoir augmenté de plus de 7 % à un moment avant l’ouverture des marchés. Pour le premier trimestre terminé le 1er mai, Lowe’s a déclaré une hausse du bénéfice net de 27,6 % à 1,34 milliard $US, soit 1,76 $US par action, comparativement à un bénéfice de 1,05 milliard $US, ou 1,31 $US par action, il y a un an. Compte non tenu d’éléments extraordinaires, la société a dégagé 1,77 $US par action, dépassant les attentes des analystes (1,32 $US). Le chiffre d’affaires a augmenté de 10,9 % à 19,68 milliards $US, comparativement à 17,74 milliards $US il y a un an.

Les ventes électroniques de Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Target ont stimulé les résultats du premier trimestre, mais ceux-ci révèlent que le grand détaillant a payé cette croissance cher, puisque les coûts de main-d’œuvre ont augmenté et que les ventes d’articles à plus forte marge, comme les vêtements, ont chuté. Selon les résultats du premier trimestre dévoilés mercredi, le bénéfice net a chuté à 284 millions $US, ou 56 cents par action, contre 795 millions $US, ou 1,53 $US par action, un an plus tôt. Si on exclut certains éléments, Target a gagné 59 cents par action. Les analystes s’attendaient à ce que Target réalise 40 cents par action, selon Refinitiv. Le chiffre d’affaires de la société a augmenté de 11,3 % à 19,62 milliards $US, contre 17,63 milliards $US un an plus tôt. Il dépasse l’estimation des analystes de 19,04 milliards $US. Les ventes à établissements identiques de Target ont augmenté de 10,8 % au premier trimestre, comparativement à la même période l’an dernier. La vaste majorité de cette croissance provenait du commerce électronique. Les ventes dans les magasins ouverts depuis 12 mois ont augmenté de 0,9 %, alors que les ventes numériques ont bondi de 141 %.

Europe

Les marchés européens vivent au diapason de la situation du coronavirus ce mercredi sur fond d’efforts pour mettre au point un vaccin et de perspectives de reprise économique, cela alors que de nombreux pays amorcent le déconfinement. Sur le front des statistiques, l’inflation selon l’indice des prix à la consommation du Royaume-Uni a plongé à seulement 0,8 % d’une année à l’autre en avril, en baisse par rapport à 1,5 % annuellement en mars, selon l’Office for National Statistics. L’agence européenne de statistique, Eurostat, a confirmé mercredi que l’inflation de la zone euro en avril a été révisée à la baisse à 0,3 % après l’estimation initiale de 0,4 %, portant l’inflation annuelle à son plus bas niveau depuis août 2016.

Asie

Les actions dans la région Asie-Pacifique ont connu un sort contrasté mercredi où le taux d’intérêt de référence de la Chine a été maintenu inchangé. Globalement, l’indice MSCI Asie sans le Japon était légèrement à la hausse. La Chine a maintenu son taux préférentiel de prêt à un an à 3,85 %, et celui à cinq ans à 4,65 %. Cela concordait avec les attentes d’opérateurs et d’analystes consultés par Reuters. La majorité d’entre eux prévoyaient qu’il n’y aurait aucun changement des deux taux à l’occasion de la fixation mensuelle des taux de mercredi.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.