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Commentaire financier du jour

Canada

Le Canada a dévoilé un programme de prêt aux grandes entreprises mises à mal par le confinement dû à la COVID-19 et qui ne peuvent pas trouver de financement classique. Le Crédit d’urgence aux grands employeurs vise des sociétés et certaines entreprises sans but lucratif dont les revenus annuels se chiffrent généralement à 300 millions de dollars ou plus, selon un communiqué publié lundi par le bureau du premier ministre Justin Trudeau. Des sociétés de tous les secteurs peuvent demander un financement à l’exception de celles du secteur des finances. Les sociétés qui reçoivent de l’argent devront accepter des limites fermes concernant les dividendes, les rachats d’actions et la rémunération des dirigeants. Le crédit vise à éviter la faillite d’entreprises viables et à protéger l’économie canadienne, a dit M. Trudeau aux journalistes. Il ne doit pas servir à renflouer des sociétés qui avaient déjà des difficultés financières avant la pandémie.

États-Unis

La nouvelle facilité de prêt de la Réserve fédérale commencera à acheter des fonds négociés en bourse d’obligations de sociétés mardi, a annoncé la Fed de New York lundi soir. La Fed a dit que la plupart des achats concerneraient des FNB offrant une exposition aux obligations de sociétés de qualité investissement, mais certains des achats porteront sur des FNB principalement exposés à des obligations de sociétés à rendement élevé américaines. La Fed a dit qu’elle commencera bientôt à acheter des titres de créances émises par des sociétés directement. Les analystes ont indiqué que l’annonce du programme de prêt par la Fed au début d’avril avait suffi à mettre fin à la tourmente dans la négociation d’obligations de sociétés et a permis à des entreprises comme Boeing de solliciter le marché des emprunts.

Duke Energy Corp. (DUK) a fait état mardi d’un bénéfice au premier trimestre de $938 millions. par action, la société de Charlotte, Caroline du Nord, a dit que le bénéfice net s’est établi 1,24 $. Le bénéfice corrigé de certaines indemnités de départ a atteint 1,14 $ par action. Le résultat n’était pas à la hauteur des attentes de Wall Street. L’estimation moyenne de quatre analystes sondés par Zacks Investment Research tablait sur un bénéfice de 1,21 $ par action. La société d’électricité a réalisé un chiffre d’affaires de 5,95 milliards $US pendant la période.

Europe

Le Royaume-Uni se dirige peut-être vers des taux d’intérêt négatifs à la prochaine réunion de politique monétaire de la Banque d’Angleterre, selon le sous-gouverneur chargé de la politique monétaire, Ben Broadbent. Le comité de politique monétaire de la BdA a voté en faveur du maintien des taux d’intérêt à un plancher historique de 0,1 %, jeudi dernier, après avoir réduit le taux directeur deux fois à partir de 0,75 % depuis le début de la pandémie due au coronavirus. Le comité est prêt à faire ce qu’il faudra alors que les risques penchent encore du côté d’une baisse, a dit en substance M. Broadbent à CNBC mardi, ajoutant qu’il était possible que la politique monétaire doive être assouplie davantage avec le temps. En plus des deux réductions de taux antérieures, la Banque a aussi annoncé 200 milliards £ (247,55 milliards $US) de nouveaux assouplissements quantitatifs, portant le programme d’achat d’obligations total à 645 milliards £.

Asie

Les actions des grandes places boursières de la région Asie-Pacifique étaient en baisse mardi, les statistiques chinoises de l’inflation pour le mois d’avril ayant déçu les attentes. L’indice Hang Seng de Hong Kong a chuté de 1,48 %, dans la dernière heure de la séance. Au Japon, l’indice Ce lien ouvrira dans un nouvel onglet. Nikkei 225 a baissé de 0,12 % et les actions de la Chine continentale ont connu un sort variable au cours de la journée. Sur le front économique, l’inflation de la Chine en avril publiée par le bureau national de la statistique du pays n’était pas à la hauteur des attentes. L’indice des prix à la consommation d’avril a augmenté de 3,3 % d’une année à l’autre, comparativement à des attentes d’une hausse de 3,7 % dans un sondage de Reuters. Pendant ce temps, l’indice des prix à la production de la Chine pour avril a diminué de 3,1 % d’une année à l’autre, comparativement à une baisse attendue de 2,6 % dans un sondage de Reuters.

Saudi Aramco a déclaré une baisse de 25 % du bénéfice net pour le premier trimestre mardi, alors que la société pétrolière d’État doit composer avec une chute spectaculaire des prix du brut et l’effondrement de la demande mondiale. Dans un communiqué publié mardi, la société a indiqué que le bénéfice net a chuté à 62,5 milliards de riyals (16,6 milliards $US) au cours des trois premiers mois de l’année, comparativement à 83,3 milliards de riyals au cours de la même période en 2019. Cela reflétait principalement la chute des prix du pétrole brut ainsi que la diminution des marges de raffinage et des marges sur les produits chimiques, et des pertes dues à une réévaluation de stocks, selon un communiqué de la société. Aramco a dit qu’elle versera un dividende de 18,75 milliards $US au premier trimestre, malgré la chute du bénéfice. La société s’était engagée à émettre annuellement un dividende de 75 milliards $ pendant cinq ans dans le cadre de sa présentation aux investisseurs avant son premier appel public à l’épargne, et elle ne semble pas vouloir y déroger encore, malgré les réductions des dépenses en immobilisations.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.