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Commentaire financier du jour

Canada

Les 500 millions $ d’obligations vertes du Québec qui doivent être tarifées aujourd’hui ont suscité des indications d’intérêt couvrant six fois l’émission, selon des personnes bien informées du dossier. Le carnet d’ordres potentiels a dépassé 2,75 milliards $ un jour après l’annonce de l’émission par la province. Si tous les investisseurs confirment leurs ordres, ce sera la plus forte demande enregistrée par le Québec depuis qu’il a commencé à placer des obligations vertes en 2017, selon les données du gouvernement. La forte demande permet au Québec de fixer pour ses obligations vertes une prime nulle ou légèrement négative par rapport aux titres ordinaires comparables. L’obligation de 7 ans a été tarifée à 48 points de base de plus que les 1,5 % de l’obligation du Canada échéant en 2026, soit moins que les premières indications de 49,5 communiquées initialement mercredi.

Le secteur laitier se laisse gagner par l’engouement pour les produits à base de lait non animal. Saputo Inc., le géant canadien des produits laitiers, vise une acquisition d’une entreprise de lait végétal en Amérique du Nord d’ici la fin de l’année pour profiter de la croissance motivée par la diminution de la consommation de produits laitiers ou son abandon pour des raisons sanitaires et environnementales. Les boissons à base d’amandes, de soja et de son sont les principaux produits que recherchera la société de Montréal a dit son chef de la direction, Lino Saputo Jr., dans un entretien téléphonique. Il vise à conclure une transaction au « cours de l’année ». Saputo a des activités laitières dans le monde entier sauf en Nouvelle-Zélande, au Brésil, au Chili, aux Pays-Bas et au Danemark. Le chef de la direction a dit que sa société continue de rechercher d’autres occasions d’acquisition aux États-Unis., en Europe, en Amérique latine et en Océanie.

États-Unis

Les États-Unis examinent la possibilité de sanctionner le plus grand producteur de pétrole russe, Rosneft PJSC, parce qu’il entretient des liens avec Nicolas Maduro du Venezuela, mais les autorités américaines craignent qu’une telle décision n’entraîne le chaos sur les marchés pétroliers mondiaux, selon des personnes bien informées du dossier. Les représentants du département du Trésor pensent que des sanctions contre Rosneft pourraient faire monter les prix du pétrole, ont-elles dit. Les États-Unis ont imposé de lourdes sanctions au Venezuela, l’administration Trump cherchant à évincer son président, mais l’industrie pétrolière du pays continue de fonctionner. Le pétrole brut représente 95 % des exportations vénézuéliennes et finance le régime Maduro.

Europe

La Banque de Russie a procédé à une sixième réduction des taux d’intérêt de suite et a indiqué qu’une nouvelle réduction est possible au cours d’une des prochaines réunions de politique monétaire, car l’inflation continue de descendre sous son objectif. Les taux des obligations gouvernementales ont chuté près d’un creux record. La banque a abaissé son taux d’intérêt de référence d’un quart de point à 6 %, selon un communiqué paru vendredi, portant la réduction totale de la dernière année à 175 points de base. La décision avait été prédite par 2 économistes sur 34 sondés par Bloomberg. La banque centrale a affirmé que le coronavirus sera un facteur d’incertitude additionnel au cours des prochains trimestres, alors que les risques d’un ralentissement économique mondial important persistent aussi.

L’Allemagne fait face à une récession possible après le plongeon le plus important de sa production industrielle depuis la crise financière mondiale. Le recul de 3,5 % de la production de décembre a été annoncé un jour après un rapport révélant que les commandes des usines ont baissé au rythme le plus rapide depuis plus d’une décennie. Cela laisse penser que la plus grande économie d’Europe pourrait s’être contractée à la fin de 2019, d’après Bloomberg Economics, et qu’il sera encore plus difficile de sortir de l’ornière cette année alors que le coronavirus freine l’activité mondiale. L’Allemagne a été malmenée par les tensions commerciales, le Brexit et les défis du changement climatique auxquels se heurte son industrie automobile, et les chiffres les plus récents saperont l’optimisme naissant pour une reprise prochaine. Les enquêtes avaient démontré une amélioration de la confiance dans les perspectives, mais les statistiques demeurent plus mauvaises que les économistes prévoyaient.

Asie

Les raffineries pétrolières de la Chine ont réduit d’environ 15 % les quantités de brut qu’elles transforment en combustible et en carburant, et ces réductions pourraient encore être amplifiées au cours des prochaines semaines alors que le pays reste aux prises avec le nouveau coronavirus. Les usines d’État et privées ont réduit l’activité de raffinage d’au moins 2 millions de barils par jour au cours de la dernière semaine, selon des personnes bien informées de l’activité des plus grands complexes du pays. Le recul de raffinage du pétrole par le plus grand importateur de brut du monde perturbe les marchés de l’énergie de la planète, provoquant une chute des prix alors que l’OPEP et ses alliés envisagent de réduire encore davantage leur production.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.