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Commentaire financier du jour

Canada

Un afflux d’immigrants et de résidents non permanents a augmenté la population du Canada de 0,6 % au troisième trimestre, soit la plus forte augmentation enregistrée depuis cinq décennies. La population du pays a crû de 208 234 personnes de juillet à septembre, et, à raison de 83 %, par l’immigration, selon des estimations de Statistique Canada publiées jeudi à Ottawa. « Des croissances d’une telle ampleur n’avaient jamais été observées auparavant au cours d’un seul trimestre », dit l’organisme.

Les déficits de Justin Trudeau pourraient augmenter encore plus, selon l’autorité de surveillance du budget du Canada, qui a dit que le gouvernement pourrait devoir abandonner un ancrage financier clé en cas de ralentissement économique. Les déficits de l’État fédéral seront 2,6 milliards $ plus élevés en moyenne par an que ce que le ministre des Finances a présenté dans sa récente mise à jour économique et budgétaire, selon un rapport du Bureau du directeur parlementaire du budget.

États-Unis

Les investisseurs en obligations de pacotille, restés prudents pendant le plus clair de l’année, commencent à redevenir exubérants. Les obligations à rendement élevé les plus risquées ont le vent dans les voiles ce mois-ci, ayant augmenté de 4,4 % jusqu’à jeudi, ou plus du double des rendements du marché général des titres de catégorie spéculative. Sur le marché des dérivés du crédit, il n’a jamais été aussi peu cher d’assurer des obligations de pacotille contre un défaut depuis avant la crise financière. Face à la forte demande, les banques ont réussi à se décharger d’une partie des prêts qu’elles avaient eu du mal à vendre auparavant cette année.

Les actions de Nike étaient à la baisse vendredi après l’annonce d’un bénéfice et de ventes supérieurs aux prévisions des analystes. Mais, le fabricant de chaussures et d’articles de sport n’a pas atteint les prévisions de marge bénéficiaire en partie à cause du conflit commercial du président américain Donald Trump avec la Chine et des tarifs douaniers. Pour le deuxième trimestre de son exercice, Nike a dégagé un bénéfice de 70 cents US par action comparativement à 52 cents au même trimestre de l’exercice précédent et bien supérieur aux prévisions des analystes de 58 cents par action. Les ventes ont augmenté de 10 % à 10,32 milliards $US comparativement aux estimations des analystes de 10,09 milliards $US.

La séance pourrait être chargée sur les marchés américains aujourd’hui, où les options et les contrats à terme sur des actions et des indices expireront tous en même temps, ce qui fait généralement grimper les volumes négociés. Parlant du fonctionnement des marchés financiers, le marché des prises en pension a été soulagé hier par une demande inférieure aux 35 milliards $US de liquidités pour deux semaines offertes par la Réserve fédérale de New York couvrant la période de fin d’année. Il reste une prime sur le financement pour le 31 décembre sur le marché, mais la Fed lancera de nouvelles opérations avant la fin de l’année pour couvrir les besoins.

Europe

Andrew Bailey sera le prochain gouverneur de la Banque d’Angleterre après que le gouvernement a choisi de remplacer Mark Carney par le patron de l’Autorité des marchés britanniques (FCA), alors que le Royaume-Uni amorce la prochaine phase du Brexit. Il prendra ses fonctions le 16 mars et M. Carney, qui devait quitter son poste à la fin de janvier, prolongera son mandat jusque-là pour assurer une transition sans accrocs. Le Royaume-Uni doit quitter l’Union européenne le 31 janvier, date limite pratiquement garantie avec la reconduction dans ses fonctions du premier ministre Boris Johnson ce mois.

Asie

Le président chinois, Xi Jinping, ne prévoit pas d’assister au Forum économique mondial en janvier, selon des personnes informées de la question, ce qui élimine une possibilité d’une rencontre en face à face avec son homologue américain Donald Trump. Pékin compte toujours envoyer son principal négociateur commercial, le vice-premier ministre Liu He, à Washington pour signer la phase un d’un accord commercial au début de janvier.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.