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Commentaire financier du jour

Canada

L’offre du milliardaire Jim Pattison qui veut fermer le capital de Canfor Corp. se heurte à une opposition croissante des autres actionnaires, quoique la société de capital-investissement n’ait aucun plan pour bonifier son prix pour la société canadienne de produits forestiers. Plusieurs investisseurs ont décrié l’offre de 16 $ l’action avancée par M. Pattison, disant qu’elle sous-évalue l’entreprise qui atteignait plus de deux fois ce prix à la cote en 2018. Les votes par procuration sont attendus aujourd’hui et les résultats doivent être publiés plus tard, la tenue d’un vote final mercredi à Vancouver étant toujours possible. Le groupe Pattison, a lancé une offre de rachat sur Canfor par l’entremise de sa filiale Great Pacific Capital Corp. pour 981,6 millions $ en août. Great Pacific détient 51 % des actions et, pour que l’opération soit acceptée, il faut qu’une majorité des autres actionnaires la soutiennent.

Le gouvernement du premier ministre Justin Trudeau a présenté de nouvelles estimations du budget qui dépeignent des finances en bien plus mauvais état qu’on le prévoyait, même avant que les libéraux mettent en application leurs promesses électorales chiffrées à des dizaines de milliards de dollars. Le gouvernement s’apprête à inscrire un déficit de 26,6 milliards $ cette année et de 28,1 milliards $ en 2020, selon une mise à jour financière lundi à Ottawa par le ministre des Finances, Bill Morneau. C’est plus que les 19,8 et 19,7 milliards $ projetés dans le dernier budget fédéral. Les déficits sur les cinq ans de 2019 à 2023 dépasseront les projections d’environ 35 milliards $.

États-Unis

Le secrétaire à la Défense des États-Unis, Mark Esper, a dit que la menace de la Turquie de fermer deux installations critiques de l’OTAN soulève des questions sur son engagement envers l’alliance militaire. Au lendemain des menaces de représailles du président Recep Tayyip Erdogan contre l’imposition de sanctions américaines à la Turquie à cause de l’achat d’un système de missiles russes, le patron du Pentagone a laissé entendre que ce pays s’était peut-être placé sur une trajectoire de collision avec l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord.

Roche Holding AG mènera à terme son OPA sur Spark Therapeutics Inc. mardi après avoir obtenu le feu vert des autorités antitrust américaines, mettant fin à près d’une année d’efforts pour conclure la transaction de 4,8 milliards $US. La Federal Trade Commission a estimé que la fusion ne porterait pas atteinte à la concurrence lundi, le même jour que l’approbation de l’opération par les autorités britanniques.

Europe

Boris Johnson fera changer la loi pour assurer que la phase de transition du Brexit ne soit pas prolongée, fixant la date butoir d’un éventuel saut dans le vide – une sortie de l’Union européenne sans accord – à la fin de l’année prochaine. La livre sterling a reperdu les gains réalisés depuis les élections générales de jeudi. Le premier ministre du Royaume-Uni compte tenir sa promesse électorale de ratifier un nouvel accord de libre-échange avec le bloc avant la fin de la période de transition le 31 décembre 2020.

Unilever a chuté après que le chef de sa direction, Alan Jope, a abandonné les objectifs de croissance de son prédécesseur alors que les consommateurs aux quatre coins du monde boudent de grandes marques. Le producteur de la crème glacée Ben & Jerry’s et du savon Dove a dit que les augmentations des ventes seront légèrement inférieures aux prévisions maison pour 2019 et se situeront dans la moitié basse de la fourchette pluriannuelle de 3 % à 5 % en 2020. L’action a dévissé de 6,6 % à Amsterdam mardi, ce qui représente sa plus forte dégringolade en un jour depuis près de trois ans. Les analystes de RBC Europe ont dit que les nouvelles prévisions impliquent que la croissance au quatrième trimestre sera la plus faible de la société anglo-hollandaise depuis plus d’une décennie.

Asie

L’économie de Hong Kong termine l’année en pansant ses plaies, les chances d’une stabilisation en 2020 dépendant de ce que les manifestations futures seront pacifiques ou de nouveau violentes. Les économistes ont prévu une contraction de 1,3 % pour 2019 et prédisent que les pertes d’une année à l’autre continueront au cours des deux premiers trimestres de 2020. Mais les troubles ont diminué ces dernières semaines après la victoire électorale des partis prodémocratie en novembre et il est possible que la diminution du nombre de visiteurs et du commerce de détail cesse graduellement en glissement mensuel. Les entreprises et les ménages peuvent s’attendre à ce que le budget annuel du gouvernement contienne de nouvelles mesures de stimulation et de soutien structurel pour l’économie.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.