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Commentaire financier du jour

Canada

Un comité spécial de la Compagnie de La Baie d’Hudson a rejeté une offre de la société de capital-investissement Catalyst Capital Group Inc. qui valorise le détaillant canadien à plus de 2 milliards $, laissant la haute main à une offre inférieure présentée par son président du Conseil. L’offre soumise la semaine dernière ne pouvait raisonnablement pas être consommée, selon un communiqué du comité publié lundi. L’offre de Catalyst à 11 $ par action représentait une prime de 6,8 % sur celle de 10,30 $ par action du président du Conseil de la Baie d’Hudson, Richard Baker, et de ses partenaires faite en octobre, et appuyée par le comité et par le Conseil.

Caltex Australia Ltd. a rejeté une offre d’achat de 8,6 milliards $A (5,9 milliards $US) d’Alimentation Couche-Tard Inc. qu’elle juge trop faible, mais elle laisse la possibilité à Couche-Tard de bonifier son offre. L’offre de 34,50 $A par action sous-évalue la société et ne représente pas une valeur incontournable, a dit Caltex dans un communiqué mardi. La société a proposé de donner à Couche-Tard des informations non publiques choisies pour lui permettre de formuler une offre révisée. Couche-Tard a déjà relevé son offre par rapport au prix initial de 32 $A l’action. Elle convoite le réseau australien de quelque 2 000 stations-service dans le cadre de son expansion mondiale.

États-Unis

Les États-Unis ont averti d’autres pays de ne pas acheter de matériel de télécommunications des sociétés chinoises Huawei Technologies Co. et ZTE Corp. Ils injecteront bientôt des fonds dans cet effort. Un nouvel organisme, appelé U.S. International Development Finance Corporation, prévoit de puiser dans son budget de 60 milliards $US pour aider les pays en développement et les entreprises à acheter des équipements d’autres sociétés. Le projet constituerait un coup de pouce apprécié à Ericsson AB de Suède et Nokia Oyj de Finlande, qui ont eu du mal à rivaliser avec les équipements de Huawei et de ZTE souvent moins chers et au moins aussi performants.

Le président Donald Trump a laissé entendre qu’il serait prêt à attendre une année de plus avant de conclure un accord commercial avec la Chine, semant le doute sur la probabilité d’une signature de la phase 1 d’un accord d’ici quelques semaines entre Washington et Pékin. « Je n’ai pas de date butoir », a-t-il dit mardi à des journalistes à Londres quand on lui a demandé s’il voulait un accord avant la fin de l’année. Les actions ont chuté en Europe et les contrats à terme sur actions américaines ont baissé puisque le commentaire de M. Trump indiquait qu’il n’y avait aucune urgence à conclure un accord d’ici le 15 décembre, ce que le secrétaire américain au Commerce, Wilbur Ross, avait appelé lundi une « échéance logique ». L’administration Trump avait menacé d’imposer des droits de douane sur plus d’importations en provenance de la Chine à partir de ce jour-là. Ces droits affecteraient des produits de consommation américains tels que les téléphones intelligents, les jouets et les vêtements pour enfants avant les fêtes de Noël.

Europe

Le gouvernement français a dit que l’Union européenne répliquerait si les États-Unis mettent à exécution la menace de taxer pour 2,4 milliards $US de produit français à cause d’un contentieux concernant l’imposition des grandes sociétés de technologie. La décision du bureau du représentant américain au Commerce marque un revers dans la tentative de mettre fin à un conflit au sujet des taxes sur les services numériques. Le prélèvement, que les Américains jugent discriminatoire envers les entreprises des États-Unis, porterait sur le chiffre d’affaires des grandes sociétés technologiques comme Google, Apple Inc., Facebook Inc. et Amazon.com Inc. Les droits de douane américains cibleraient les vins mousseux, les fromages, les sacs à main et les produits de maquillage.

Asie

Le gouvernement du Japon a appelé mardi à une action budgétaire décisive combinée à un important assouplissement de la politique monétaire de la banque centrale pour aider l’économie à surmonter les risques qui menacent la croissance et à se remettre des catastrophes naturelles. Une ébauche d’un programme de relance obtenue par Bloomberg établit la nécessité d’augmenter les dépenses consacrées à une infrastructure de prévention des catastrophes, une prolongation du programme de remises démonétisées et une aide en technologie de l’information pour les PME qui augmentent les salaires. Le projet ne précise pas combien d’argent serait consacré à ces mesures, mais un haut représentant de l’administration Abe a dit que les mesures incitatives dépasseraient facilement les 10 000 milliards de yens (92 milliards $US).

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.