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Commentaire financier du jour

Canada

Le secteur des sables bitumineux du Canada a un plan pour réduire ses coûts tout en exportant davantage de son pétrole brut : le rendre encore plus lourd. Des entreprises telles que Cenovus Energy Inc., Gibson Energy Inc., Compagnie Pétrolière Impériale Ltée et MEG Energy Corp. cherchent à extraire le condensat et d’autres fractions légères du bitume qu’elles produisent, pour pouvoir en charger davantage dans des wagons-citernes. Cela réduirait considérablement le coût du transport par rail au golfe du Mexique, qui serait autrement deux fois plus cher que pour l’expédition par pipeline. L’extraction des pétroles légers, appelés diluants, rendrait le transport par le chemin de fer presque compétitif avec le transport par pipeline, selon Dinara Millington, vice-présidente à la recherche du Canadian Energy Research Institute. Le plan a été établi après que le gouvernement de l’Alberta a assoupli les plafonds de production en octobre pour les sociétés qui expédient du brut par voie ferrée. Cela a stimulé les expéditions ferroviaires alors que les producteurs doivent résoudre le problème de l’engorgement causé par un manque d’oléoducs.

États-Unis

Le président Donald Trump a dit qu’il réinstaure des tarifs douaniers sur l’acier et l’aluminium en provenance d’Argentine et du Brésil, qu’il accuse d’avoir dévalué leurs monnaies au détriment des agriculteurs américains et a une fois de plus appelé la Réserve fédérale américaine à détendre sa politique monétaire. Combinant ses revendications commerciales avec sa critique de la Fed dans un message matinal sur Twitter, il affirme que « les pays d’Amérique du Sud ont présidé à une dévaluation massive de leurs monnaies ce qui n’est pas bon pour nos agriculteurs. Par conséquent, je restaure avec effet immédiat les tarifs sur l’acier et l’aluminium expédiés par ces pays aux États-Unis. »

Des flambées des prix sur le marché des prises en pension pourraient causer des inquiétudes dans le système bancaire mondial, plus de deux mois après l’apaisement du chaos dans ce secteur vital des finances. Principal sujet de préoccupation : les obligations du Trésor américain, qui représentent le plus grand marché obligataire du monde sur lequel le gouvernement fédéral des États-Unis finance son déficit en croissance. Si les taux de prise en pension redeviennent instables – et beaucoup se préparent à voir cela se produire au milieu et à la fin de ce mois –, certains investisseurs endettés pourraient liquider leurs positions en titres du Trésor US, faisant potentiellement monter les coûts pour l’État américain au moment où celui-ci emprunte à un rythme record. À la mi-décembre se réuniront à nouveau des conditions semblables à celles qui ont apparemment conduit à l’éruption de septembre – des paiements trimestriels d’impôts des sociétés qui ont ponctionné des liquidités du système bancaire, au moment où des règlements d’obligations du Trésor ont provoqué une ruée sur des réserves raréfiées.

Europe

L’activité manufacturière de la zone euro a grimpé à un niveau inégalé depuis trois mois le mois dernier, bien que les pertes d’emplois aient continué puisque le marasme de la fabrication se poursuit. L’indice des directeurs des achats de la zone de 19 pays a légèrement augmenté, atteignant 46,9 en novembre, à la faveur d’un regain de confiance vu que la diminution des nouvelles commandes a ralenti. Ce chiffre marque une hausse par rapport à l’indication préliminaire de 46,6, mais reste inférieur au seuil de 50 qui sépare la contraction de l’expansion. Les pertes d’emplois ont été soutenues un septième mois de suite. « Les données de l’enquête pour le quatrième trimestre jusque-là indiquent un taux trimestriel de contraction de plus de 1 % pour la fabrication », a dit Chris Williamson, économiste en chef du secteur des entreprises chez IHS Markit. L’indice PMI « offre néanmoins des indices encourageants qui alimenteront la spéculation sur le fait que le pire est passé pour les producteurs de la zone euro, à moins d’un nouveau revers – notamment relié au Brexit et aux guerres commerciales ». Autre note positive, on a constaté une amélioration remarquable de la confiance des entreprises qui est au plus haut depuis cinq mois, après un creux inégalé en sept ans au mois d’août, selon IHS Markit. Les pertes d’emplois étaient de nouveau remarquables en Allemagne et en Autriche. En revanche, l’emploi a augmenté en France, en Grèce et aux Pays-Bas.

Asie

Le commerce de détail a subi une contraction record en octobre à Hong Kong constate la ville à l’heure du bilan de près de six mois d’agitation politique. En valeur, les ventes au détail se sont contractées de 24,3 % au cours du mois par rapport à l’année précédente, ce qui représente un quatrième mois de recul à des rythmes supérieurs à dix pour cent. En volume, la contraction a été de 26,2 %, également un record, selon un communiqué gouvernemental. Lundi, le secrétaire aux Finances Paul Chan a dit aux législateurs qu’il s’attendait pour cet exercice à un premier déficit budgétaire depuis le début des années 2000 et a indiqué que les troubles ont amputé la croissance d’environ 2 points de pourcentage cette année.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.