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Commentaire financier du jour

Canada

L’or et l’argent remonteront à des niveaux records alors que les banques centrales détendent leur politique monétaire et que les monnaies, du dollar américain à l’euro, se dévalueront, selon le gestionnaire du Merian Gold & Silver Fund de Londres, qui estime que la poussée vers des records absolus suscitera une puissante vague de demandes d’investissement. Les deux métaux monteront, car la Réserve fédérale américaine et d’autres autorités monétaires réduiront les taux d’intérêt et adopteront des mesures de stimulation additionnelles, dit Ned Naylor-Leyland, gestionnaire du fonds de 423,6 millions $US, dans une interview. Le bond attirera encore davantage d’investissements des opérateurs craignant de rater le coche, a-t-il dit.

Suncor Énergie Inc. compte dépenser 1,4 milliard $ pour rendre son usine de sables bitumineux de base plus efficace au moment où l’expansion de la production est freinée par un manque d’oléoducs pour l’exportation. Le plus grand producteur de sables pétrolifères du Canada a annoncé la construction de deux centrales de cogénération d’électricité qui utiliseront la chaleur provenant des activités de l’usine existante pour offrir 800 mégawatts de capacité de production au réseau électrique de l’Alberta tout en réduisant les émissions de gaz à effet de serre, selon le chef de la direction, Mark Little. La décision devrait générer 250 millions par an de flux de trésorerie additionnelle, a-t-il dit par téléphone. Les centrales remplaceront les centrales au charbon existantes qui ont été exploitées pendant près d’un demi-siècle.

États-Unis

Pour la deuxième fois depuis la crise financière, le rendement des obligations du Trésor américain de 30 ans a plongé par intermittence en dessous du rendement du dividende de l’indice S&P 500 au cours du dernier mois. Pour comprendre à quel point cela est peu commun, il faut savoir qu’avant mars 2009, les obligations du Trésor de 30 ans avaient rémunéré les investisseurs mieux que le rendement du dividende de l’indice S&P 500 pendant au moins 30 ans. Mais les deux rendements se situent sensiblement au même niveau depuis la mi-août, ce qui se produit pour la première fois depuis juillet 2016.

Le président Donald Trump terminera une période estivale tumultueuse sur une perte de popularité après que sa cote a atteint un sommet en juillet, car les Américains se disent de plus en plus préoccupés par la guerre commerciale avec la Chine et que la majorité des électeurs s’attendent maintenant à une récession d’ici un an, selon un nouveau sondage Washington Post-ABC News. L’enquête souligne comment un des arguments principaux pour la réélection de M. Trump – la vigueur de l’économie – commence à donner des signes de défaillance alors que les électeurs expriment des craintes que l’escalade du différend commercial avec la Chine finisse par faire monter les prix des biens pour les consommateurs américains. Le sondage révèle aussi un schisme entre l’appréciation de l’économie par les Américains restant positive et les craintes d’un ralentissement. Ils sont aujourd’hui beaucoup plus nombreux à estimer que les politiques de M. Trump ont augmenté les risques d’une récession plus qu’elles ne les ont fait baisser. La cote de popularité de M. Trump auprès des Américains en âge de voter se situe à 38 pour cent, en baisse par rapport à 44 pour cent en juin et au même niveau qu’en avril (39 pour cent), 56 pour cent affirmant maintenant qu’ils désapprouvent son action. Parmi les électeurs inscrits, 40 pour cent disent approuver M. Trump alors que 55 % le désapprouvent.

Europe

Maintenant que le Parlement a bloqué sa stratégie du Brexit puis a refusé de lui accorder l’élection qu’il souhaitait, le premier ministre du Royaume-Uni, Boris Johnson, promet de travailler en vue de conclure un accord avec l’Union européenne. Lundi soir le premier ministre britannique a subi six défaites consécutives dans un vote à la Chambre des communes après avoir essayé d’obtenir l’accord pour des élections anticipées, ce qui a été rejeté une deuxième fois.

L’Allemagne s’en tient à un budget équilibré, mais est prête à agir avec « plusieurs milliards » d’euros si son économie et celle de l’Europe se dirigent vers une récession, a dit le ministre des Finances Olaf Scholz. Dans un discours au Parlement mardi, M. Scholz a confirmé le maintien de la politique de déficit zéro que l’Allemagne suit depuis longtemps dans le budget de l’an prochain et qu’il permettra aux investissements déjà élevés d’augmenter davantage.

Asie

La Chine a retiré un obstacle de plus à l’investissement étranger dans ses marchés des capitaux près de 20 ans après y avoir donné l’accès pour la première fois. Les fonds mondiaux n’ont plus besoin d’obtenir une autorisation pour acheter des quotas en vue de souscrire des obligations et les actions chinoises, a dit l’administration des services de change de l’État dans un communiqué mardi. Elle a retiré le plafond général de 300 milliards $US pour les achats d’actifs étrangers, dont environ les deux tiers restent inutilisés.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.