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Commentaire financier du jour

Canada

La Cour d’appel fédérale convient d’autoriser six des 12 « demandes de permission » pour contester la deuxième autorisation du projet d’expansion du pipeline Trans Mountain.

États-Unis

Apple Inc., la société aux coffres les mieux garnis du monde, cherche elle aussi à mettre la main sur une part de l’argent à très faibles taux d’intérêt disponible sur le marché obligataire. Alors que les taux d’intérêt des obligations de qualité investissement touchent des creux records, il est tentant, même pour Apple – qui a plus de 200 milliards $US de trésorerie et de titres de placement à son actif – de chercher à savoir ce que les prêteurs sont disposés à lui avancer. Et cela s’élève à 7 milliards $US, soit un peu plus de 3 % de ses liquidités actuelles. Alors que les obligations du Trésor américain de 30 ans sont au plus bas, beaucoup de sociétés ont réussi à emprunter pour moins cher et pour beaucoup plus longtemps. Apple paiera environ 2,98 % d’intérêts sur ses nouvelles obligations de 30 ans, comparativement aux 3,45 % qu’elle verse sur les obligations de trois décennies émises en 2015. Sur une émission de 1,5 milliard $US, cela représente une économie d’un peu plus de 7 millions $U d’intérêts par an, ou 211,5 millions sur les trois décennies.

Les économistes français qui ont inspiré l’impôt sur la fortune proposé par Elizabeth Warren, qui espère être choisie comme candidate démocrate à l’élection présidentielle des États-Unis, présentent une défense et illustration du projet dans un article présenté à la Brookings Institution vendredi. Emmanuel Saez et Gabriel Zucman, professeur à la University of California, à Berkeley, expliquent qu’un tel impôt serait un « puissant outil » pour réduire les inégalités dans un pays où 0,1 % des ménages possèdent environ 12 000 milliards $US d’actifs. Les deux économistes ont effectué des recherches avec Thomas Piketty, qui, dans un livre à grand succès, jette une lumière crue sur les disparités de revenus et de richesse. Si un impôt modéré avait été en place depuis 1982, par exemple, il aurait réduit la part totale des avoirs des 400 Américains les plus riches de 3,5 % à environ 2 %, selon l’article de 54 pages. La sénatrice du Massachusetts, Elizabeth Warren, a proposé que les 75 000 ménages les plus riches paient un impôt annuel de 2 % sur toute partie de leur avoir net au-delà de 50 millions $US. L’impôt augmenterait à 3 % sur toute somme au-delà d’un plafond de 1 milliard $US.

Europe

L’idée d’une réactivation des achats d’obligations de Mario Draghi en une ultime salve de mesures de stimulation est menacée par la plus forte résistance à cette politique dans ses huit années à la tête de la Banque centrale européenne. Le scepticisme du gouverneur de la Banque de France, François Villeroy de Galhau, quant à la nécessité d’une reprise immédiate de l’assouplissement quantitatif s’inscrit dans le prolongement de l’opposition directe des représentants allemands et hollandais à la BCE et du ton de fermeté de l’Autriche. Cela veut dire que toute tentative de reprise de l’assouplissement quantitatif pour lutter contre le ralentissement économique au sein de la zone euro se heurtera à la résistance des pays qui forment le noyau dur de l’économie européenne et représentent la moitié de la population du bloc monétaire.

Asie

Berkshire Hathaway Inc. se prépare à tarifer sa plus grande émission d’obligations à ce jour par un émetteur non japonais alors que les investisseurs font la queue pour obtenir une part de la dette de la société de Warren Buffett. Le conglomérat américain s’apprête à fixer le taux d’une émission d’obligations de 430 milliards de yens (4 milliards $US) vendredi. Il s’agit du premier billet en yens de la société émis au moment où les coûts d’emprunt sur le marché obligataire japonais sont les plus bas depuis trois ans.

La Chine et les États-Unis ont annoncé des négociations face à face visant à mettre fin à leur guerre douanière qui auront lieu à Washington au cours des prochaines semaines, malgré le scepticisme des deux côtés quant à la possibilité de progrès substantiels. Le vice-premier ministre chinois Liu He a accepté d’effectuer une visite « au début d’octobre » lors d’une conversation téléphonique jeudi matin, à Pékin, avec le secrétaire au Trésor américain, Steven Mnuchin, et le représentant américain au Commerce, Robert Lighthizer, selon un communiqué du ministère chinois du Commerce. Un communiqué prudent du bureau du Trésor américain a confirmé que des discussions au niveau ministériel auront lieu « au cours des prochaines semaines », sans préciser de date. Toute rencontre prochaine se ferait sous la menace d’une augmentation des tarifs douaniers américains sur les marchandises chinoises puisque l’administration du président Donald Trump a prévu d’augmenter les droits le 1er octobre et en décembre.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.