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Commentaire financier du jour

Canada

Le prix du pétrole a augmenté, car une baisse prévue des stocks de brut américains a contré le pessimisme engendré par une contraction surprise de la fabrication aux États-Unis et un avertissement du président Donald Trump à la Chine. Les contrats à terme à New York ont grimpé de 1 % après avoir clôturé à la baisse de 2,1 % mardi. Les stocks américains ont chuté une troisième semaine de suite, de 3,45 millions de barils la semaine dernière, selon une enquête de Bloomberg avant la parution des données officielles jeudi. Cela s’est produit après que l’indicateur de la fabrication aux États-Unis a chuté à son niveau le plus bas depuis 2016 et que M. Trump a annoncé par Twitter qu’il se montrera plus dur avec la Chine pour arracher un accord commercial si celle-ci attend sa victoire à l’élection présidentielle américaine de 2020.

Crescent Point Energy a augmenté de 5,5 %, soit sa plus forte hausse en cours de journée depuis le 31 juillet, après que le producteur de pétrole canadien s’est engagé à vendre des actifs de 912 millions $ et a dit que d’autres ventes sont envisagées. La vente d’actifs aidera à améliorer le bilan de la société et son potentiel d’augmentation de ses flux de trésorerie, selon certains stratégistes. Crescent Point s’est engagée à céder des actifs dans le bassin Uinta dans l’Utah et dans le sud-est de la Saskatchewan, dans le cadre de transactions séparées avec des acheteurs non identifiés après avoir écarté une tentative de mainmise d’un actionnaire activiste l’an dernier.

États-Unis

L’or grimpera au-dessus de 1 600 $ l’once alors que la Réserve fédérale américaine s’engage dans une série de quatre baisses des taux d’intérêt pour combattre le ralentissement de la croissance aux États-Unis et les répercussions de la guerre commerciale avec la Chine, selon BNP Paribas SA, qui évoque la perspective d’une importante hausse des prix au cours des prochains mois. Le métal jaune augmentera, car la Fed procédera à quatre réductions du taux directeur d’un quart de point chacune d’ici juin 2020, a écrit Harry Tchilinguirian, chef de la recherche sur les matières premières, dans un bulletin financier.

Europe

Le premier ministre Boris Johnson devra répondre aux questions des députés à la Chambre des communes avant deux votes qu’il devrait de nouveau perdre, le premier quand les députés chercheront à légiférer contre un Brexit sans accord et le deuxième quand il tentera d’obtenir l’appui de la Chambre pour déclencher des élections générales.

L’homme qui gère le fonds souverain de 1 000 milliards $US de la Norvège se projette au-delà de la tourmente politique actuelle et compte investir Royaume-Uni « quoi qu’il arrive », prévoyant d’injecter 100 milliards $US dans les marchés boursiers américains. Le fonds a jusque-là adopté une approche optimiste face à la tourmente soulevée par le Brexit, ajoutant même à son portefeuille immobilier à Londres au lendemain du vote de 2016. Il a toujours fait valoir que le Royaume-Uni demeurera une puissance économique européenne, quelle que soit l’issue du Brexit.

Asie

Les obligations souveraines japonaises sont sur le point de venir ajouter 1 600 milliards $US au stock de titres de créance à rendement négatif du monde. Les taux des obligations de 20 ans du pays sont à 4 centièmes de point du zéro, alors que ceux des titres de 30 ans en sont distants de 11,5 points de base. De nouvelles baisses pourraient être inévitables, car les fonds étrangers continuent d’acheter des titres de créance japonais.

Cernée de toutes parts, la chef de l’exécutif de Hong Kong, Carrie Lam, a officiellement retiré le projet de loi permettant des extraditions vers la Chine, repli politique qui pourrait aider à apaiser une contestation qui dure depuis des mois dans la cité financière d’Asie – mais sans y mettre fin.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.