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Commentaire financier du jour

Canada

Brookfield Business Partners s’est engagée à acheter la participation majoritaire de Genworth Financial dans Genworth MI Canada, le plus important assureur de crédits hypothécaires résidentiels privés du Canada, au prix de 48,86 $ par action.

L’offre du milliardaire canadien Jim Pattison de fermer le capital de Canfor Corp. pour environ 981,6 millions $ devrait renforcer la confiance des investisseurs dans le secteur du bois d’œuvre, étant donné le sentiment négatif qui entourait celui-ci, selon les analystes. Paul Quinn de RBC s’attend à ce que l’ensemble du secteur des produits forestiers augmente, puisque la transaction représente un « vote de confiance » d’un investisseur canadien très respecté, et pourrait susciter un regain d’intérêt pour le secteur.

États-Unis

Le rendement réel des obligations du Trésor américain s’évapore et cela pourrait ralentir la reprise obligataire. On prévoit que l’IPC marquera une hausse de 1,7 % quand le département du Travail publiera les chiffres mardi. L’IPC de base devrait se maintenir à 2,1 %. Les deux chiffres éclipseraient le rendement actuel de 1,65 % des obligations de 10 ans. Au rythme auquel les choses évoluent, la reprise obligataire semble inarrêtable. UBS a réduit sa prévision de rendement pour la fin de l’année à 1,25 %.

L’or a le vent en poupe et les investisseurs en fonds négociés en bourse en ont pris bonne note. Vendredi, le fonds ETFS Physical Gold de WisdomTree enregistrait son meilleur résultat sur une semaine en près de dix ans, les investisseurs y ayant injecté 356,7 millions $US. Le fonds, qui est le quatrième FNB adossé à des lingots au monde, n’est pas seul, alors que les positions totales en FNB aurifères sont au plus haut depuis mars 2013, selon des données compilées par Bloomberg. L’augmentation se produit alors que le métal jaune se négocie au niveau le plus élevé depuis près de six ans, beaucoup d’opérateurs et d’analystes s’attendant à ce que les prix continuent d’augmenter, car la tourmente des marchés nourrit la demande de valeurs refuges.

Le peso argentin a chuté de 25 % à un plancher record de 60 pesos pour 1 USD hier, alors que le principal indice boursier du pays enregistrait le deuxième plongeon le plus important d’un indice de référence de tout pays depuis 1950. Les investisseurs se retiraient après la défaite surprise du président Mauricio Macri dans les élections primaires de la fin de semaine dernière. Alberto Fernandez, le gagnant de ce vote, a accusé M. Macri d’avoir augmenté la dette à court terme à des niveaux insoutenables, tout en ajoutant qu’il ne compte pas faire défaut sur les obligations du pays. Cela n’a pas suffi pour empêcher les rendements sur des billets à court terme de monter à 35 %.

Europe

Au Royaume-Uni, les salaires ont augmenté plus vite que jamais en 11 ans pendant les trois mois d’avril à juin et l’emploi a grimpé à un niveau record. La croissance des salaires de base est maintenant proche de 4 %, bien au-dessus de l’inflation et c’est une bonne nouvelle pour les consommateurs. Les chiffres ont été renforcés par les augmentations accordées au personnel du National Health Service et la revalorisation du salaire minimum en avril.

Les efforts des investisseurs en obligations de la zone euro pour se protéger d’un bassin croissant de dettes à taux négatif vont devoir redoubler : Nestlé SA est depuis aujourd’hui la première société offrant des obligations sur 10 ans en euros dont le taux est inférieur à zéro. Le rendement le plus mauvais (yield-to-worst) que peut afficher l’obligation du fabricant de friandises sur son emprunt de 750 millions € (841 millions $US) échéant en novembre 2029 a plongé à -0,11 % ce matin, ce qui implique ses porteurs subiront une perte s’ils conservent le titre jusqu’à l’échéance. Cela représente un nouveau revers pour les gestionnaires de portefeuille pour lesquels les obligations de sociétés sont une solution de remplacement des obligations gouvernementales pour lesquelles les rendements négatifs abondent.

Asie

Le rendement de l’obligation souveraine de 10 ans de la Chine a chuté à 3 % pour la première fois depuis 2016, se joignant à la reprise mondiale des obligations d’État alors que l’économie du pays a ralenti et que son différend commercial avec les États-Unis s’est aggravé. Le taux des billets les plus actifs du pays échéant dans dix ans a chuté de 1 point de base pour se négocier brièvement à 3 % à Shanghai. L’escalade de la guerre commerciale depuis avril a sapé la confiance dans les actions, aidant à déclencher une reprise des obligations souveraines chinoises. Le rendement des obligations de 10 ans du pays, qui n’avait pas touché les 3% depuis novembre 2016, est en baisse de 40 points de base depuis son sommet du mois d’avril.

L’indice Topix du Japon a ralenti, effaçant sa progression de l’année, après que le yen a grimpé au plus haut depuis le 1er mars l’an dernier en raison des préoccupations soulevées par le commerce international et de l’incertitude politique. L’indice de référence a chuté de 1,2 % mardi, lorsque la négociation a repris après un jour férié qui avait allongé la fin de semaine. Il est en baisse de 0,5 % depuis le début de l’année et est un des moins performants parmi les 24 pays développés que suit Bloomberg. Le yen a maintenu ses gains après avoir augmenté de 1,1 % par rapport au dollar US au cours des quatre dernières séances et se négocie à environ 105,28 yens pour 1 USD.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.