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Commentaire financier du jour

Canada

L’Agence internationale de l’énergie a qualifié ce matin les perspectives pour le pétrole brut de « fragiles » et a réduit ses prévisions de croissance de la demande pour cette année et l’an prochain. Elle a prévenu qu’elle pourrait réduire encore davantage ces estimations si la guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine se prolongeait, les données démontrant que la consommation mondiale de pétrole a augmenté au rythme le plus lent depuis 2008 au cours des cinq premiers mois de cette année.

Les actions du groupe TMX ont augmenté de 13 %, plus que jamais, pour s’établir à un record jeudi, le bénéfice et le chiffre d’affaires de la société mère de la Bourse de Toronto ayant dépassé les estimations des analystes au deuxième trimestre.

Inter Pipeline Ltd. a augmenté le plus en six ans après un article du Globe & Mail indiquant que la société a reçu une offre d’achat non sollicitée de 12,4 milliards $ ces dernières semaines. L’offre de 30 $CAN par action émanait d’un acheteur « crédible » selon le journal qui cite des personnes bien informées du dossier sans révéler l’identité du repreneur potentiel. La proposition n’aurait pas été accueillie avec enthousiasme. Inter Pipeline a refusé de commenter l’article pour Bloomberg.

États-Unis

Le taux des obligations du Trésor américain de 10 ans a oscillé à New York mercredi, chutant à un plancher de 1,59 % avant de rebondir à 1,72 % dans la fin de la journée. L’indice S&P 500 a rebondi d’une perte de 2 % pour clôturer légèrement en hausse. Les baisses précédentes sous le taux de 1,6 % de l’obligation du Trésor de 10 ans avaient été suivies par un gain moyen de l’indice S&P 500 de 2 % au cours des 20 jours ouvrables suivants, selon une analyse de Bloomberg.

Les petits épargnants américains sont si pessimistes pour les actions qu’ils détiennent qu’ils ont peut-être préparé un rebond du marché, à en juger par le passé. Seulement 21,7 % des participants à l’enquête de l’American Association of Individual Investors étaient haussiers pendant la semaine terminée mercredi et 48,2 % étaient baissiers. L’écart était en faveur des plus pessimistes de plus de 25 points de pourcentage, et ce, pour la dixième fois seulement depuis le milieu de 2009. Les fois précédentes, l’indice S&P 500 avait rebondi de 9,8 % dans les trois mois suivants.

Europe

Le vice-premier ministre italien, Matteo Salvini, a dit que le gouvernement n’avait plus de majorité au Parlement et a demandé la convocation d’élections rapidement, ce qui pénalise les obligations souveraines du pays aujourd’hui. Pendant ce temps, le premier ministre britannique a pris connaissance de quelques nouvelles économiques décevantes, dont la première baisse du PIB depuis 2012 au deuxième trimestre.

Les exportations allemandes ont enregistré leur plus forte baisse annuelle depuis trois ans en juin, soulignant les difficultés du secteur de la fabrication alors que montent les tensions commerciales mondiales. Les livraisons à l’étranger étaient en baisse de 8 % par rapport à l’année précédente, plus que jamais depuis juillet 2016. Les importations, qui dénotent la vigueur de l’économie intérieure, ont chuté à un rythme annuel de 4,4 %. Des tensions apparaissent aussi en France où la production industrielle a plongé en juin. Ces données ajoutent des preuves de plus que les entreprises axées sur l’exportation souffrent cruellement, menaçant de mettre la plus grande économie d’Europe en panne. Jadis locomotive de la croissance dans la région, l’Allemagne devrait connaître une expansion d’à peine 0,5 % cette année, et seule l’Italie présente des résultats inférieurs.

Asie

Les actions japonaises ont progressé, car les valeurs technologiques ont augmenté après un bond de leurs équivalents américains et alors que les investisseurs se consolaient au vu des efforts de stabilisation du yuan chinois. L’indice Topix a enregistré sa plus forte hausse jusque-là ce mois après la reprise des actions américaines, l’indice composé Nasdaq à forte prépondérance technologique ayant gagné plus de 2 %. Les actions qui tablent sur la demande intérieure ont aussi augmenté à Tokyo après un rapport selon lequel l’économie du Japon a crû plus que prévu au deuxième trimestre.

La pression sur l’économie de Hong Kong est pire que lors de la crise du SARS et de la crise financière mondiale, a dit la chef de l’exécutif Carrie Lam en conférence de presse.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.