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Commentaire financier du jour

Canada

La Compagnie de la Baie d’Hudson (HBC.TO) explore la possibilité de fermer certains de ses grands magasins au Canada, selon une source bien informée des plans de la société. HBC cherche aussi activement à restructurer certains de ses baux avec les propriétaires de magasins. Les délibérations de HBC en coulisse se déroulent alors que le président exécutif, Richard Baker, est le chef de file d’une offre de fermeture du capital de la société de 1,74 milliard $ sous la pression croissante des actionnaires voulant une amélioration du rendement.

États-Unis

La Chine continue de demander que les États-Unis éliminent tous les droits de douane imposée sur les marchandises chinoises comme condition de conclusion d’un accord commercial. Vendredi, un blog influent relié aux médias d’État a dit que les négociations reculeront à nouveau sans cette mesure, faisant écho aux propos du ministre du Commerce lors de sa rencontre d’information hebdomadaire jeudi. Les présidents Donald Trump et Xi Jinping ont convenu le mois dernier de relancer les pourparlers et les États-Unis ont suspendu l’application de nouveaux droits de douane, mais aucun projet de négociation face à face n’a encore été annoncé.

Europe

Les rendements des obligations d’État de la plupart des grandes économies du monde ont flirté avec des records bas absolus ces derniers jours, témoignant de la crainte des investisseurs d’une récession prochaine. Les taux des obligations de 10 ans allemandes et françaises ont atteint des creux records cette semaine, descendant sous zéro après des commentaires de Klaas Knot, patron de la banque centrale des Pays-Bas et membre de la Banque centrale européenne, qui ont fait monter les attentes d’un assouplissement de la politique monétaire, dans le but d’augmenter l’inflation dans la zone euro. Les taux ont ensuite encore été poussés à la baisse par des paris sur le fait que la présidente pressentie de la BCE, Christine Lagarde, maintiendra une politique accommodante pour soutenir l’économie de la zone euro.

Les commandes des usines allemandes ont chuté plus que prévu en mai, ajoutant du poids à l’idée que la croissance ralentit dans la plus grande économie d’Europe. Les commandes ont reculé de 2,2 % en mai sur un mois, en termes corrigés, a indiqué le ministère allemand de l’Économie vendredi, alors que la baisse a été plus prononcée en termes annuels, à 8,6 %. Les économistes sondés par le Wall Street Journal s’attendaient à une baisse de 0,3 % au cours du mois.

Asie

Samsung Electronics a annoncé vendredi que le bénéfice des trois mois terminés en juin été plus que moitié inférieur à celui de l’année précédente avec la faiblesse des prix et de la demande de puces mémoire qui perdure. Le plus grand fabricant au monde de téléphones intelligents et fournisseur de cartes mémoire a dit que son bénéfice d’exploitation s’est élevé à 6 500 milliards de won (5,5 milliards $US), ce qui est légèrement supérieur aux estimations de l’industrie de 6 000 milliards de won, mais représentait une baisse d’environ 56 % par rapport à une année plus tôt.

Le nouveau ministre des Finances de l’Inde, Nirmala Sitharaman, a présenté le budget du pays pour l’ensemble de l’exercice vendredi. Cela fait suite aux récentes élections parlementaires qui ont donné au premier ministre Narendra Modi une victoire décisive. Le budget de vendredi était centré sur une augmentation des dépenses d’infrastructures, l’assouplissement des règles de l’investissement direct étranger, l’amélioration des conditions de vie dans les régions rurales en Inde et un soutien financier au secteur bancaire et financier, entre autres mesures. Ces mesures visent à contrer le récent ralentissement de l’économie indienne. Entre janvier et mars, la croissance annuelle a baissé à 5,8 % – soit le rythme le plus faible en 20 trimestres. Pour l’exercice terminé en mars dernier, l’économie a progressé au rythme le plus lent depuis cinq ans, de 6,8 %.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.