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Commentaire financier du jour

Canada

Les ventes d’immobilier résidentiel à Toronto ont de nouveau bondi en juin, faisant monter les prix et réduisant les options abordables pour les acheteurs. Au total, 8 860 unités d’habitation ont changé de main dans la plus grande ville du Canada au cours du mois, en hausse de 10 % par rapport au même mois l’an dernier, selon un rapport du Toronto Real Estate Board paru jeudi. Les nouvelles inscriptions à la vente ont baissé de 0,4 % à 15 816, entraînant une augmentation de la concurrence entre les acheteurs et des hausses des prix dans certains segments.

Le Canada a enregistré son plus faible début d’année en termes d’émissions d’actions depuis 16 ans, les difficultés du commerce international et l’incertitude mondiale ayant maintenu les entreprises sur la touche. Les sociétés ont mobilisé environ 12 milliards $ d’actions canadiennes et de financement lié aux actions au cours des six premiers mois, soit 39 % de moins que l’an dernier et le premier semestre le plus faible depuis 2003, selon des données compilées par Bloomberg. C’était aussi le semestre le plus lent de tous depuis 2003, à l’exception des 10,4 milliards $ mobilisés au deuxième semestre de 2018.

États-Unis

Mark Mobius, un ancien du monde des placements, estime que l’or va augmenter, dépassant même peut-être 1 500 $US l’once, alors que les taux d’intérêt baissent, que les banques centrales prolongent leurs achats et que l’incertitude entourant la géopolitique et les cryptomonnaies attise la demande. « J’aime l’or », dit M. Mobius, qui a créé Mobius Capital Partners LLP l’an dernier après avoir passé trois décennies chez Franklin Templeton Investments.

Europe

Les rendements des obligations les plus sûres d’Europe ont, pour la première fois, chuté sous le taux de dépôt de la Banque centrale européenne, car les investisseurs parient sur un assouplissement de la politique monétaire. Le taux des obligations allemandes de 10 ans est descendu sous le taux de moins 0,40 % que verse la banque centrale sur les fonds qui y sont déposés. Cela pousse les investisseurs à se tourner vers des actifs plus risqués, comme les obligations italiennes et grecques, en tête de la reprise du marché obligataire européen cette semaine. Les États font le plein d’emprunts; l’Espagne et la France ont réussi à adjuger des titres de créance à de faibles coûts records jeudi.

C’est le meilleur endroit pour investir sur les marchés obligataires. Les investisseurs se bousculent pour y être invités. L’Italie offre certains des taux les plus alléchants de la zone euro, mais la fenêtre d’opportunité pourrait être en train de se fermer pour les opérateurs. Les obligations de 10 ans se dirigent vers leur plus important gain hebdomadaire en plus d’un an, même si elles ont chuté jeudi pour la première fois en sept jours. Les titres italiens rattrapent leurs équivalents européens en reprise, après avoir traîné derrière la Grèce et l’Espagne pendant le premier semestre. Le redressement se produit alors que le pays vient d’éviter des sanctions de l’Union européenne à cause de l’expansion de son déficit budgétaire, alors que les investisseurs parient de plus en plus sur un assouplissement de la politique monétaire mondiale.

Asie

Les investisseurs qui pensent que la reprise actuelle des obligations souveraines chinoises signifie que celle-ci est sur le point de rattraper la forte progression mondiale devront peut-être réfléchir à deux fois. C’est ce qu’il ressort d’un sondage auprès de 34 analystes et opérateurs mené par Bloomberg cette semaine. La prévision médiane des taux à 10 ans était de 3,18 % pour la fin de septembre, en légère hausse par rapport à 3,17 % jeudi. Et un des indicateurs clés des coûts d’emprunt interbancaire – qui a touché un creux inégalé depuis quatre ans – s’établira en moyenne à 2,5 %, selon l’enquête. Cela représente environ 50 points de base de plus que le niveau actuel.

L’Inde s’attend à ce que la croissance économique rebondisse d’un creux inégalé depuis cinq ans sans avoir à sacrifier ses objectifs budgétaires, en tablant sur la stabilité politique pour ranimer la demande et les investissements. La croissance du produit intérieur brut réel de l’exercice commencé le 1er avril devrait selon les projections s’établir à 7 % selon l’enquête économique annuelle du ministère des Finances. Les risques à la hausse et à la baisse pour cette croissance sont équilibrés, et les précipitations de la mousson feront pencher la balance dans un sens ou dans l’autre, selon le rapport.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.