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Commentaire financier du jour

Canada

Le prix du pétrole lourd canadien en Alberta a enregistré sa plus forte hausse depuis janvier, car les incendies de forêt ont forcé au moins trois producteurs de la région à arrêter une partie de leur production. Jeudi, Canadian Natural Resources Ltd. a évacué les 240 personnes travaillant sur ses sites de Pelican Lake et Woodenhouse dans le nord de l’Alberta, suspendant au total la production de 65 000 barils de pétrole lourd par jour. Cenovus Energy Inc. a fermé cinq puis vendredi avec une production minimale à son site de Marten Hills, et Deltastream Energy Corp. a arrêté la production d’environ 3 000 barils par jour dans la région. Le Western Canadian Select, le brut de référence régional, a augmenté de 2,75 $ le baril par rapport aux contrats à terme sur le brut américain pour s’établir à un différentiel de 13,75 $ lundi, ce qui représente la plus forte hausse en cinq mois.

États-Unis

L’indice S&P 500 n’a pas baissé autant ni de manière aussi persistante depuis que les actions américaines avaient atteint un plancher à la veille de Noël en 2018. La baisse de 0,3 % de lundi laisse l’indice de référence boursier américain à 6,8 % sous son record atteint à la fin du mois d’avril. Les pertes ont poussé l’indice S&P 500 à un niveau de survente technique, c’est-à-dire un chiffre inférieur à 30 sur l’indice de vigueur relative sur 14 jours, qui suit la persistance et l’ampleur des variations des cours.

Les États-Unis sont sur le point de passer le cap de 10 années de croissance économique ininterrompue, mais le reste du monde souffre d’un marché baissier qui dure maintenant depuis 12 ans. Les places boursières du monde, à l’exception de celles des États-Unis, restent à 25 % en dessous de leur sommet de l’Halloween 2007, à la veille de la crise financière. L’indice de référence américain S&P 500 a augmenté d’environ 80 % pendant ce temps.

Tiffany & Co. a publié ses résultats du premier trimestre qui étaient inférieurs aux projections, faisant chuter les actions avant l’ouverture. Les ventes comparables, un paramètre clé dans le commerce de détail, ont chuté de 2 % à l’échelle mondiale sur la base d’une monnaie constante, démentant les estimations moyennes des analystes, selon Consensus Metrix, pour accuser un repli de 1,2 %. La marge brute de la société s’est contractée et est restée inférieure aux estimations.

Europe

L’engouement du Japon pour les obligations françaises est sur le point d’être mis à l’épreuve puisque la reprise mondiale des obligations fait baisser les rendements du pays européen. Après avoir injecté 6 630 milliards de yens (61 milliards $US) dans des obligations françaises pendant l’exercice terminé en mars, les acheteurs japonais commencent à voir leur rendement diminuer, poussant certains à lorgner du côté des voisins de l’Hexagone. « Les investisseurs diversifieront probablement plus fortement leurs placements entre des pays européens semi-centraux comme le Portugal, l’Espagne et la Belgique, a dit Masahiko Loo, gestionnaire de portefeuille de titres à revenu fixe chez AllianceBernstein Japan Ltd. à Tokyo. Ils achètent quand les taux obligataires français bondissent, mais pourraient ne pas être intéressés aux niveaux actuels. » En revanche, le taux des obligations de 10 ans de l’Espagne se situe à environ 49 points de base au-dessus de celui de la France et le Portugal offre une prime de 55 points de base. Les taux des obligations de 10 ans de la Belgique, qui ont connu une vague d’achat japonaise en janvier, se situent à environ six points de base au-dessus de leurs équivalents français. Les rendements des titres de créance italiens de 10 ans, qui rapportent 236 points de base de plus que les titres équivalents français, sont intéressants, mais pour les fonds japonais l’incertitude politique devrait se calmer avant qu’ils n’injectent plus de capitaux dans ce pays, ajoute M. Loo.

Asie

La Chine a émis un avertissement aux voyageurs à destination des États-Unis jusqu’à la fin de l’année, alors que les tensions commerciales montent entre les deux pays. Le ministre de la Culture et du Tourisme chinois a invoqué les tirs « fréquents » d’armes à feu, les vols et les cambriolages en Amérique comme motifs de cette alerte, selon l’agence de presse officielle Xinhua News Agency, mardi.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.