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Commentaire financier du jour

Canada

L'industrie pétrolière du Canada déjà battue en brèche se voit infliger un nouveau revers; des problèmes de réglementation enlisent un autre projet clé d'oléoduc. Le retard d'environ un an de l'extension de la Ligne 3 d'Enbridge Inc., annoncé la semaine dernière, menace de prolonger un manque de capacité plénière qui a entravé l'expédition de brut par les producteurs du Canada à des raffineries. Cette insuffisance de capacité a provoqué une crise dans le secteur l'an dernier, faisant chuter les prix du pétrole local à un plancher record et incitant le gouvernement de l'Alberta à se lancer dans une intervention sans précédent dans le marché. La Ligne 3 d'Enbridge, qui aiderait à acheminer 370 000 barils de brut de l'Alberta de plus, est particulièrement importante parce que le gouvernement provincial comptait sur cette extension pour aider à mettre fin à ses réductions obligatoires de la production. Le retard pourrait bouleverser les plans des foreurs qui comptaient sur cet oléoduc et pourrait transférer l'attention des investisseurs vers les efforts par les producteurs et le gouvernement albertain pour expédier davantage de brut par rail.

États-Unis

Les États-Unis et la Chine sont proches d'un accord commercial qui pourrait éliminer la plupart voire la totalité des tarifs douaniers américains si Pékin donne suite à ses promesses qui vont d'une meilleure protection de la propriété intellectuelle à l'achat de quantités importantes de produits américains, selon deux personnes bien informées des discussions. Les négociateurs chinois ont clairement fait savoir dans leurs entretiens avec les États-Unis ces dernières semaines que la levée rapide des droits sur 200 milliards $US de marchandises chinoises était nécessaire pour que l'accord soit conclu, ont dit ces personnes qui n'étaient pas autorisées à parler publiquement de ces délibérations. Cela représente le montant imposé par l'administration Trump après que la Chine a répliqué à la première salve américaine de 50 milliards $US de tarifs douaniers qui a déclenché une guerre commerciale de huit mois. Un des points qui continuent d'accrocher est celui de savoir si les tarifs seraient levés immédiatement ou sur une certaine période pour laisser aux États-Unis le temps de vérifier que l'accord est bien respecté.

Alexa ne remplacera pas les médecins de si tôt, mais Amazon affirme que l'intelligence artificielle peut aider les hôpitaux à devenir plus efficaces. Le géant d'Internet a annoncé lundi qu'il collabore avec un hôpital universitaire affilié à Harvard à Boston pour évaluer comment l'intelligence artificielle pourrait simplifier les soins médicaux. Cela représente un nouvel indice de la pénétration par les grandes sociétés technologiques comme Amazon et Google du marché de la santé de 3 500 milliards $US les États-Unis. Alors que le secteur technologique à de grands espoirs de voir de puissants outils informatiques améliorer les diagnostics et les traitements, les premiers projets du Beth Israel Deaconess Medical Center avec Amazon.com Inc. portent sur des thérapies moins élaborées et davantage sur une plus grande efficacité des tâches quotidiennes, comme l'organisation du calendrier des soins aux patients.

Europe

Alors que la date limite du 12 mars à laquelle le Parlement britannique sera appelé une fois de plus à se prononcer sur le Brexit approche, Theresa May a promis un coup de pouce de 1,6 milliard £ (2,1 milliards $US) pour les régions plus pauvres du Royaume-Uni. Son bureau a fait savoir que les négociations avec Bruxelles portent sur des modifications de ce qu'il est convenu d'appeler le filet de sécurité irlandais (le fameux backstop).

Le ministre de la Santé du Royaume-Uni, Matt Hancock, a dit qu'un Brexit sans accord pourrait se solder par des pénuries de médicaments dans la République d'Irlande et en Europe continentale, alors que les négociations continuent avec l'Union européenne pour parvenir à un accord de retrait acceptable pour le Parlement britannique.

Asie

Le taux de l'obligation de référence du Japon de 10 ans a augmenté à zéro pour cent pour la première fois en plus d'un mois après que la banque centrale a libéré de la marge pour réduire ses achats de dettes en mars.

La Chine prévoit de réduire le taux de la taxe à la valeur ajoutée qui couvre le secteur manufacturier de 3 points de pourcentage dans le cadre de mesures pour soutenir l'économie en perte de vitesse, selon des personnes bien informées de la question.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.