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Commentaire financier du jour

Canada

L'OPEP a réduit la production de près de 800 000 barils par jour en janvier et a livré légèrement plus de pétrole que son objectif.

La brasserie Molson Coors a dépassé les estimations de cinq cents avec un bénéfice trimestriel rajusté de 84 cents par action. Mais le chiffre d'affaires a chuté en dessous des prévisions. Molson a aussi dit qu'elle remaniait ses états financiers pour 2016 et 2017, en raison d'erreurs de comptabilisation se rapportant à son partenariat avec MillerCoors. Elle ajoute que l'impact financier des changements ne sera pas important, mais que cela représentait « une faiblesse importante » dans le contrôle de l'information financière interne à la fin de 2018.

États-Unis

Les négociateurs républicains et démocrates au Congrès ont conclu un accord sur la sécurité des frontières aux termes duquel 1,375 milliard $US serait affecté à l'ajout de barrières le long de la frontière avec le Mexique. Pour que l'entente provisoire permette d'éviter une nouvelle paralysie partielle de l'administration fédérale vendredi, il faudra que le président Donald Trump accepte le chiffre qui est bien inférieur aux 5,7 milliards $US qu'il réclame pour construire un mur le long de la frontière. S'adressant à une assemblée à El Paso, au Texas, le président a insisté pour dire « nous construirons le mur de toute façon ».

La vigueur du dollar américain devient de plus en plus problématique pour les multinationales des États-Unis qui doivent convertir leurs bénéfices réalisés à l'étranger en USD. Le géant de l'informatique International Business Machines Corp, le conglomérat de produits de consommation Procter & Gamble Co. et le fabricant de produits pharmaceutiques Johnson & Johnson ont tous affirmé que l'appréciation du dollar a amputé leurs résultats au dernier trimestre. Bank of America Merrill Lynch a estimé que les sociétés américaines vont subir la plus forte baisse de leur chiffre d'affaires reliée au taux de change depuis 2017. C'est une mauvaise nouvelle pour les investisseurs qui craignent que ces résultats trimestriels soient un signal d'avertissement pour le marché haussier qui dure depuis une décennie.

Europe

La première ministre britannique, Theresa May, a dit que le Royaume-Uni doit maîtriser ses nerfs pour que le Brexit puisse se faire au moment voulu. Elle doit faire le point sur les négociations aujourd'hui devant le Parlement et on s'attend à ce qu'elle demande une prolongation de délai pour renégocier l'accord avec l'Union européenne – un accord dont l'UE a dit qu'il n'est pas renégociable. Au moment où Mme May s'adressera au Parlement, le gouverneur de la Banque d'Angleterre, Mark Carney, évoquera les risques pour les perspectives dans une allocution à Londres.

Asie

La Maison-Blanche a fait savoir que Donald Trump veut toujours rencontrer le président chinois Xi Jinping pour tenter de mettre fin à la guerre commerciale. La conseillère Kellyanne Conway qui a dit « le président veut un accord » dans une interview à Fox News. Les négociateurs des deux pays se rencontrent à Pékin cette semaine pour tenter de parvenir à une entente avant la date limite du 1er mars, après laquelle M. Trump a menacé de doubler les droits de douane sur 200 milliards $US de marchandises importées de Chine. Si les négociateurs trouvent suffisamment de points d'entente cette semaine, on pense que le délai pourrait être prolongé dans l'objectif de conclure un accord.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.