Haut de la page

Commentaire financier du jour

Canada

Royal Dutch Shell Plc cherche un acquéreur pour une raffinerie en Ontario et certaines installations de gaz acide en Alberta. La société se concentre sur le projet de gaz naturel liquéfié de 31 milliards $US en ColombieBritannique. L'entreprise de La Haye fait partie des quelques grandes sociétés pétrolières qui ont vendu leurs actifs de gaz pétrolifère canadiens au cours des dernières années, les goulots d'étranglement du réseau pipelinier, les coûts élevés et les faibles prix locaux ayant découragé l'investissement. Aujourd'hui, elle rejoint Husky Energy Inc. et est la deuxième société à annoncer un projet de vente d'une raffinerie canadienne cette semaine.

Les loyers des appartements en copropriété devraient baisser à Toronto en 2019 après avoir grimpé plus que jamais en huit ans en 2018. Le loyer mensuel moyen de la plus grande ville du Canada a bondi de 9,3 pour cent à 2 309 $ en 2018, selon un rapport d'Urbanation paru vendredi. Il s'agit de la plus forte hausse mensuelle depuis que la société d'étude a commencé à suivre le marché en 2010 et plus de deux fois la hausse moyenne de 4,1 pour cent des huit années.

Le prix du pétrole a augmenté une dixième séance de suite à Londres, s'orientant vers sa plus longue séquence de hausses enregistrée, l'OPEP ayant réduit sa production alors que les propos rassurants de la Réserve fédérale américaine ont ranimé les perspectives de la demande.

États-Unis

Les économistes situent le risque d'une récession aux États-Unis au plus haut en plus de six ans sur fond de montée des dangers des marchés financiers, d'une guerre commerciale avec la Chine et d'une paralysie partielle de l'administration fédérale. Les analystes sondés par Bloomberg au cours de la semaine écoulée entrevoient une chance médiane de 25 pour cent d'un ralentissement au cours des 12 prochains mois, contre 20 pour cent dans l'enquête de décembre. La Réserve fédérale projette maintenant de maintenir les taux d'intérêt à leur niveau actuel au premier trimestre, plutôt que de les relever, avant deux hausses en tout cette année – comparativement à quatre en 2018. La projection médiane de la croissance économique pour 2019 a baissé à 2,5 pour cent après 2,9 pour cent en 2018, car l'effet de la stimulation budgétaire se dissipe. On prévoit toujours que la croissance devrait être soutenue par un marché du travail vigoureux, la hausse des salaires et certains effets restants des réductions d'impôt. Si l'expansion qui a commencé en 2009 durait jusqu'en juillet, elle franchirait le cap des 10 ans et serait la plus longue enregistrée pour le pays.

Europe

La livre sterling a grimpé, atteignant le plus haut niveau depuis novembre après une information selon laquelle le Brexit pourrait être repoussé audelà de la date limite de mars, avant de retomber, parce que le gouvernement exclut toute prolongation. La monnaie s'est appréciée de 0,8 pour cent après un article du journal Evening Standard qui citait des ministres non identifiés selon qui un report du divorce au-delà de la date du 29 mars semblait de plus en plus probable. La livre sterling est retombée quand une porte-parole de la première ministre Theresa May a affirmé que la prolongation du délai prévu par l'Article 50 ne faisait pas partie de la politique du gouvernement.

Les actions d'Anheuser-Busch InBev NV ont bondi comme jamais depuis 2015, car des personnes bien informées du sujet ont dit que le plus grand brasseur au monde envisage de lancer un premier appel public à l'épargne pour ses activités asiatiques pour débloquer de la valeur après une série d'acquisitions à la suite desquelles il est grevé de dettes.

Asie

L'indice MSCI Asie Pacifique a augmenté de plus de 4 pour cent cette semaine – 700 milliards $US de valeur – enregistrant sa plus forte hausse depuis le début de novembre, malgré de nombreuses possibilités que les actions retombent. Bien entendu, pour les sceptiques, il vaut la peine de mentionner que ce regain d'optimisme fait suite à une passe difficile puisque l'indice de référence a souffert des pertes au cours de quatre des cinq dernières semaines pour conclure une année 2018 au cours de laquelle plus de 5 000 milliards $US se sont évaporés sur les marchés asiatiques.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.