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Commentaire financier du jour

Canada

La Banque Royale du Canada fait équipe avec la société de placement BlackRock Inc. pour vendre des fonds négociés en bourse sous la marque RBC iShares. Les deux sociétés disent que leur alliance stratégique se soldera par une offre combinée de 60 milliards $ de FNB qui est la plus complète au Canada. La gamme RBC iShares se compose de 150 FNB, dont 106 sont gérés par BlackRock Canada et 44, par RBC Gestion mondiale d'actifs. Le plus important gestionnaire de FNB au monde et le plus grand gestionnaire d'actifs au Canada, par l'actif sous gestion en date de septembre, resteront des entités juridiques séparées. Il n'y aura pas de changement de nom ou de symbole boursier des FNB RBC ou des FNB iShares de BlackRock Canada du fait de cette alliance. Les deux sociétés offriront un soutien de distribution et un service unifiés pour les fonds RBC iShares, et disent qu'elles collaboreront pour améliorer leur offre au fil du temps.

États-Unis

Donald Trump a attiré l'attention du monde entier sur le bureau ovale mardi avec une allocution à l'heure de grande écoute sur le mur frontalier qui est au centre de la paralysie partielle de l'administration fédérale américaine. Mais il n'a rien dit de nouveau. Son allocution laissait peu d'espoir d'une percée dans les négociations sur le blocage de l'administration, la discussion restant au même point qu'avant la prise de parole de M. Trump. L'impasse ne semble pas près de se résoudre. Et cela pourrait commencer à avoir une incidence sur leur note de crédit. Fitch Ratings Ltd. a prévenu mercredi qu'une rétrogradation de la note AAA des États-Unis était possible plus tard dans l'année, selon Reuters, citant un commentaire du chef mondial des notations souveraines de Fitch, James McCormack. M. McCormack a averti que si le blocage continue jusqu'au 1er mars et interfère par la suite avec les efforts pour rehausser le plafond de la dette, Fitch pourrait être obligée d'examiner si le cadre de politique et l'incapacité d'adopter un projet de loi de dépenses cadrent encore avec une note triple A.

Europe

La première ministre Theresa May recommencera sa tentative suspendue d'obtenir l'adhésion à son accord sur le Brexit mercredi, au lendemain d'une cuisante défaite de sa stratégie. Elle a cinq jours ouvrables pour surmonter l'opposition politique à l'accord sur le divorce qu'elle a négocié avant l'Union européenne avant que l'accord soit soumis au vote du Parlement le 15 janvier. Mme May a dit que si la Chambre des Communes rejette son plan, la Grande-Bretagne sera placée devant la perspective d'une sortie de l'UE sans accord en mars. Elle accélère les préparatifs en vue d'une telle éventualité, prévenue qu'une telle issue pourrait faire chuter la livre sterling de 25 pour cent et déprécier les biens immobiliers résidentiels de pas moins de 30 pour cent, ce qui risquerait de déclencher une récession.

Asie

Le moteur de la croissance de l'industrie automobile mondiale a passé la marche arrière. La Chine a enregistré son premier ralentissement annuel des ventes d'automobiles en plus de deux décennies – bien que la progression des pourparlers commerciaux avec les États-Unis et les mesures d'incitation gouvernementales prévues offrent une lueur d'optimisme. Les ventes sur le plus grand marché du monde ont chuté de 6 pour cent à 22,7 millions de véhicules l'an dernier, selon un communiqué de l'association chinoise des véhicules de tourisme par mercredi. La guerre commerciale et la chute des actions chinoises ont fait patienter les acheteurs putatifs dans un secteur dont les feux d'avertissement clignotent dans le monde entier. La demande d'automobiles a été durement touchée par les tensions commerciales qui ont mis à mal l'économie de 12 200 milliards $US – poussant le gouvernement à préparer des mesures de relance pour ranimer les ventes. Les constructeurs automobiles chinois ont augmenté mercredi après l'annonce, alors que Daimler AG, BMW AG et Volkswagen AG d'Allemagne ont aussi progressé à la faveur de l'avancement des pourparlers entre la Chine et les États-Unis.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.