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Commentaire financier du jour

Canada

Le gouvernement canadien a annoncé plus de 1,5 milliard $ de prêts pour le secteur du pétrole et du gaz, ainsi que du financement public pour certains projets non précisés, après qu’une offre pléthorique sous l’effet d’un goulot d’étranglement a fait chuter le prix du brut canadien à 13,46 $US le baril le mois dernier. Cela comprend des prêts de soutien financier commercial de 1 milliard $ d’Exportation et développement Canada et 500 millions $ sous forme de financement commercial de la Banque de développement du Canada. Les fonds seront disponibles immédiatement, mais l’ensemble a été jugé insuffisant par la première ministre de l’Alberta. L’injection de liquidités vise les producteurs qui ont été coincés quand le brut lourd a chuté dans ce que le premier ministre Justin Trudeau a appelé une crise en Alberta. Depuis, la province a annoncé une réduction de la production et les prix payés pour le brut Western Canadian Select ont pratiquement doublé, bien que les cours mondiaux soient restés déprimés.

États-Unis

Les banquiers centraux en réunion à Washington devraient hausser les taux d’intérêt une quatrième fois cette année, ignorant les pressions du président Donald Trump, tout en signalant une approche plus lente dans leur campagne de hausse des taux en 2019. On s’attend généralement à ce que le Federal Open Market Committee augmente la cible du taux directeur d’un quart de point à 2,25 – 2,5 pour cent, le niveau le plus élevé en une décennie, à l’issue de sa réunion de deux jours mercredi. Son communiqué attendu à 14 h pourrait modifier ou éliminer un engagement à de nouvelles hausses graduelles des taux, alors que les grands argentiers pourraient revoir à la baisse leurs prévisions économiques face aux conditions financières plus tendues. Les investisseurs parient lourdement sur cette décision, selon les prix des contrats à terme sur taux d’intérêt. Le FOMC n’a pas réservé de surprise sur les taux à l’une de ses réunions depuis une décennie, mais on ne peut pas totalement exclure une pause inattendue mercredi particulièrement à la lumière de la chute des actions.

Europe

La Commission européenne a décidé de ne pas amorcer une procédure disciplinaire contre l’Italie au sujet de son budget après que le gouvernement populiste du pays s’est engagé à encadrer ses dépenses. Les actifs italiens ont repris. Après une réunion de ses plus hauts dirigeants, la Commission, qui est la branche exécutive de l’Union européenne, a conclu que les concessions par l’Italie sur son budget la dispensaient d’entamer une procédure pour déficit excessif, qui aurait pu conduire à des pénalités financières. La décision tombe après des semaines de négociations entre les responsables italiens et ceux de l’UE et met fin à des mois de tiraillements avec Bruxelles qui ont bouleversé les marchés. Elle marque aussi une désescalade pour les dirigeants populistes du pays, qui ont accédé au pouvoir grâce à des promesses électorales coûteuses, dont un abaissement de l’âge de la retraite et une hausse des prestations sociales.

Asie

La croissance des exportations du Japon a de nouveau ralenti en novembre, les livraisons ne dégageant qu’un gain minuscule, car l’affaiblissement de la demande en Chine et les risques d’une guerre commerciale assombrissent les perspectives. La valeur des exportations a augmenté de 0,1 pour cent depuis un an, ce qui est sensiblement conforme à la prévision médiane d’un gain de 1,2 pour cent, selon le ministère des Finances. À l’exception d’une diminution des livraisons en septembre, cela constituait la plus faible croissance en deux ans.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.