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Commentaire financier du jour

Canada

Le gouverneur de la Banque du Canada, Stephen Poloz, livre des commentaires dans une interview de CTV News : Si les prix du brut lourd canadien ont rebondi, les prix mondiaux du pétrole sont encore bien en dessous du niveau projeté par la BdC en octobre. À propos des taux d'intérêt : L'économie tourne plus ou moins à plein régime, le taux de chômage est au plus bas depuis quatre décennies et l'inflation se situe au niveau ciblé; les taux d'intérêt devraient donc être plus normaux et monter vers la fourchette neutre de 2,5 à 3,5 pour cent. À propos des marchés financiers : les marchés sont aux prises avec la perspective d'une guerre commerciale entre les États-Unis et la Chine. En cas de guerre commerciale, c'est le monde entier qui ralentira. Le marché boursier reflétera cela. À propos d'une récession potentielle : M. Poloz dit qu'il ne s'attend pas à une récession en 2019, mais qu'il faut s'attendre à de la volatilité. L'économie canadienne commence la nouvelle année en bonne posture, selon lui. La conjoncture est bien meilleure qu'il y a deux ou trois ans. Nos caractéristiques fondamentales sont relativement solides, estime-til. Sur le plan intérieur, le plus grand risque est celui de la dette des ménages. La Banque du Canada surveille attentivement comment les Canadiens s'adaptent à la hausse des taux d'intérêt.

États-Unis

Les investisseurs détenant des participations dans des constructeurs résidentiels américains retiennent leur souffle à l'aube d'une nouvelle année, car les spécialistes prédisent un tassement de la demande en 2019, principalement du fait de l'augmentation des coûts d'emprunt. Les hausses graduelles des taux d'intérêt par la Réserve fédérale ont contribué à ralentir le marché immobilier résidentiel au deuxième trimestre, avec un premier accès de faiblesse au cours de l'été qui est devenu de plus en plus marqué en automne. La confiance dans les rangs des constructeurs américains a chuté au plus bas depuis 2015, signalant que les difficultés du secteur s'intensifient, selon des données parues lundi. Pour attirer des acheteurs, les promoteurs réduisent les prix. Cela ajoute aux pressions sur les marges dans un secteur qui n'a pas encore eu de répit véritable dans l'évolution des prix des matériaux de construction, les coûts de financement et ceux de la main-d'œuvre, selon un rapport de Wells Fargo.

Europe

Les banques de l'Union européenne devront appliquer des règles plus strictes de constitution de provisions pour pertes sur créances après l'accord définitif conclu par les autorités à Bruxelles sur une nouvelle réglementation. En vertu de l'accord passé mardi, les banques auront de trois à neuf ans pour constituer des provisions suffisantes pour divers types de risques. En mars, la Commission européenne a présenté le plan qui doit faire en sorte que les banques mettent de côté suffisamment de fonds pour couvrir les prêts non performants, pour éviter d'accumuler encore plus de mauvaises créances sur la montagne de 811 milliards € (922 milliards $US) qui afflige les prêteurs, particulièrement en Italie, au Portugal et en Grèce.

Asie

Le président Xi Jinping a dit que la Chine respectera son programme politique, malgré la pression des États-Unis et d'autres pour qu'elle permette davantage de concurrence dans son système économique et réduise le soutien de l'État à l'industrie. S'adressant à un public de représentants du parti, de chefs militaires et d'entrepreneurs, M. Xi a dit mardi que personne ne peut dicter au peuple chinois ce qu'il devrait faire ou non. L'allocution était suivie de près pour capter toute annonce politique possible, mais M. Xi n'a offert aucune nouvelle idée ni pour doper l'économie ni pour apaiser les préoccupations des États-Unis. Au lieu de cela, il a réitéré la nécessité pour le Parti communiste d'exercer un leadership et de contrôler tous les aspects du développement du pays.

L'auteur

Michel Doucet

Michel Doucet

Vice-président et gestionnaire de portefeuille
Après l’obtention de son baccalauréat de la Faculté des Sciences sociales de l’Université du Québec à Montréal, et de sa scolarité de deuxième cycle, Michel Doucet débute sa carrière comme économiste junior au siège social de la Banque Nationale à Montréal. En 1992, il joint l’équipe du groupe institutionnel – actions et revenu fixe – de Lévesque Beaubien Geoffrion à titre d’économiste, analyste de marché. Au cours des années, il mène divers projets touchant à l’économie internationale, nord-américaine et aux finances publiques canadiennes. En 1996, l’équipe d’économistes institutionnels dont il fait partie, est classée première au pays par Brendan Wood International. En août 1997, monsieur Doucet entre au Service aux particuliers de Lévesque Beaubien Geoffrion où il occupe les fonctions d’économiste, analyste du marché à revenu fixe et vice-président. En 2004, il joint le secteur du plein exercice chez Valeurs mobilières Desjardins à titre de vice président. Il occupe les fonctions de stratège pour les titres à revenu fixe, d’économiste et de gestionnaire de portefeuille. Il gère la Direction Groupe conseil en portefeuille, Mise en marché du conseiller et Distribution de la planification financière et de l'assurance.